A Brest, André Laurent est le Capitaine du remorqueur Le Cyclone. Il sauve les marins en détresse en haute mer. Yvonne, sa femme, à la santé fragile, l'attend inquiète au port. Lors d'un sauvetage, André tombe amoureux d'une femme mystérieuse.

On sourit en regardant les premières scènes qui se déroulent en mer, en pleine tempête. Elles ne sont pas très réussies. On peine à se concentrer sur l'histoire tant les images s'avèrent cocasses.

Puis, on est rattrapé par la modernité du jeu de Michèle Morgan. Gabin joue avec une délicatesse inattendue.

Le scénario est librement adapté du roman de Roger Vercel par Charles Spaak et André Cayatte, puis Jacques Prévert qui signe également les dialogues. La musique composée par Grémillon et sa prière finale n'ont pas très bien vieillies.

Année de sortie : 1941

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Bande-de-filles-www.zabouille.over-blog.com-copie-1.jpgMarieme, jeune fille de 16 ans plutôt effacée, vit en banlieue parisienne. Ses résultats scolaires l'a mènent vers un CAP qu'elle refuse, son frère la surveille et le garçon qui lui plait ne la voit pas. Lorsqu'elle intègre une bande de filles, sa vie prend un tout autre chemin.

Céline Sciamma poursuit son étude de l'adolescence et ses portraits de jeunes qui suivent leur instinct là où il les guide. Cette fois, il est question de jeunes filles d'origine culturelles africaines vivant en banlieue parisienne. Deux données qui complexifient un peu plus un âge difficile. Dans un univers où tout est question de domination morale et physique, le danger est partout et chaque action est un défi, un dépassement de soi.

On retrouve la belle réalisation de Céline Sciamma, son efficacité pour dire beaucoup dans des scènes courtes. On retrouve un peu moins son sens du récit et sa capacité à mener son film à l'essentiel sans détour. L'ensemble est un peu long et alambiqué. Mais la grâce est là, dans les images et la beauté des interprètes.

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Barbapapa---www.zabouille.over-blog.com.jpgTalus Taylor, génial créateur de Barbapapa, est décédé ce 19 février. Son personnage, inspiré de la sucrerie de nos fêtes foraines, a pris vie dans des livres en 1970 avant d'être transposé en dessin-animé quatre ans plus tard.

Le plaisir de cette création, à l'heure des manifs anti "mariage pour tous" fréquentées par des hordes de familles flanelle et des lancés de bananes, réside dans sa subversivité aux airs de ne pas y toucher. Une série animée mettant en scène une famille dont le père, Barbapapa, est rose, la mère, barbamama, noire, et les enfants de toutes les couleurs de l'arc en ciel, transgresse tous les modèles qu'une certaine bien pensance autorise. Que ces personnages se transforment à volonté, en objet ou animal, courts, longs, carrés, minces, gros ou ronds, ajoute à leur liberté sans limite.

Culte.

 

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Adele-Haenel---www.zabouille.over-blog.com.jpgA tout juste 26 ans, Adéle Haenel impressionne par la force de sa présence à l'écran, ses qualités de jeu et par l'excellence dont elle fait preuve et dont elle s'entoure depuis ses débuts.

C'est à 13 ans qu'Adele Haenel fait ses premiers pas au cinéma aux côtés de Vincent Rottiers. 5 ans plus tard, l'excellente réalisatrice Céline Sciamma fait appel à sa belle carrure de nageuse pour "Naissance des pieuvres" où le talent d'Adéle explose aux yeux du plus grand nombre pour la première fois. Nomination aux Césars comme Espoir. Les tournages se suivent et quatre ans plus tard on la retrouve impressionnante dans "l'Apollonide" de l'excellent Bertrand Bonello. Nouvelle nomination aux Césars comme Espoir. Autres tournages, puis la voilà en frangine de l'excellente Sara Forestier dans "Suzanne". César du meilleur second rôle féminin. Elle enchaine avec "L'homme qu'on aimait trop" de l'excellent André Techiné. Elle y est parfaite de fragilité dans le rôle de la jeune héritière un peu paumée face à la fortune de sa mère l'excellente Catherine Deneuve. Puis vient "Les combattants", film révélation de 2014, présenté à la Caméra d'Or à Cannes. Adéle reçoit le César de la meilleure comédienne, le film celui de la meilleure première oeuvre et le partenaire de jeu d'Adéle, le César du meilleur jeune espoir. L'excellent Kevin Azaïs, frêre de l'excellent Vincent Rottiers. De l'excellence donc dedans et tout autour.

 

 

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Ivanov---www.zabouille.over-blog.com.jpgPropriétaire terrien endetté, Ivanov, autrefois jeune homme brillant, joyeux et aimant, promène un spleen insondable, Bien que souffrante, Anna, son épouse lumineuse et aimante, tente de redonner vie au jeune homme qu'elle a connu. Mais celui- ci la rejette et la nie, préférant se perdre au contact de la bourgeoisie dégénérée.

Evidemment, il y a la beauté et la noirceur du texte de Tchekhov qui conte comme personne l'effondrement de l'aristocratie russe, sa folie et sa médiocrité et la mélancolie slave. Mais l'écrin qu'offre Luc Bondy à cette première pièce de l'auteur magnifie sans doute un peu plus l'oeuvre. La mise en scène, la scénographie, les décors sont impressionnants. Rien que visuellement, le spectacle nous emporte. Dans cet emballage particulièrement soigné, les 20 comédiens sont tous remarquables, du figurant aux premiers rôles dont Marina Hands (Anna Petrovna) et Micha Lescot (Ivanov) tous deux captivants mais aussi Victoire du Bois (Sacha) et Ariel Garcia Valdes (le comte Chabelski). Ils interprètent merveilleusement leurs personnages désabusés en quête malgré tout de sentiments meilleurs, loin de cette province d'une malveillante médiocrité. On reste suspendu pendant plus de 3 heures devant la beauté de cette représentation. Du théâtre qui donne envie de retourner très vite au théâtre.

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