clinique-de-l-amour.jpgArtus de Penquern nous propose une "clinique de la forêt noire" à la sauce "y'a t-il un pilote dans l'avion ?".


L'acteur-réalisateur joue à fond le burlesque et n'échappe pas au lourdingue. L'absence de finesse, même si le film ne tombe jamais dans le graveleux, et d'inventivité pèse vite.

Et ce malgré le casting efficace et l'évidente volonté de bien faire.

Drôle 1/4 d'heure, le film, qui dure 1 heure 30, est à  réserver aux inconditionnels du genre.

 

 

 

Date de sortie en salle : 27 juin 2012

Date de sortie du DVD : 5 novembre 2012

Voir les commentaires

shotgun-stories---zabouille.over-blog.com.jpgTrois frères, à l'âge adulte, élevés par une mère haineuse et abandonnés par un père alcoolique et violent se rendent à l'enterrement de ce dernier. Face à la deuxième famille, veuve éplorée et quatre fils recueillis, l'aîné crache sa haine. 

 

L'enterrement, scène clé du drame, est un bijou d'efficacité. Dès cette  séquence, Nichols plante les caractères de ces personnages. Le rôle de chacun se dessine. Comme dans l'ensemble du film, tout est dit en peu de mots, en peu d'images. Jeff Nichols laisse toute la place au silence dans ce monde de taiseux où les regards disent plus que les mots. Il soigne chaque détail jusqu'aux noms de ces personnages : les frères abandonnés et peu aimés portent des prénoms désincarnés (Son, Boy et Kid) et le boulet du village qui revient sans cesse remettre le feu au poudre entraînant la mort se nomme Shampoo.

Nichols évite aussi tout manichéisme. Ces personnages sont loin de la caricature habituelle des habitants des bleds d'Amérique. Ils ne sont ni débiles, ni déshumanisés et, d'un côté comme de l'autre, sont sans cesse partagés entre émotions/pulsions et raison.

La description du désir de vengeance et de l'engrenage de la haine ordinaire qui prend à chaque occasion un peu plus d'ampleur n'en est que plus troublante. Et le film est d'autant plus marquant que la violence est montrée à minima.

Date de sortie en salle : 2 janvier 2008

Date de sortie du DVD : 6 décembre 2011

Voir les commentaires

Le Studio 105 de Radio France accueillait ce lundi soir le concert organisé par France Inter et Deezer, regroupant 6 des nominés-révélations public et scène des 28e Victoires de la Musique. Les invités des organisateurs de la soirée et partenaires officiels de la remise de prix se partageaient les 220 fauteuils de cette salle à taille humaine et à l'acoustique impeccable.

 

C2C.jpg21h00, C2C ouvre le bal. Les 4 DJ nantais derrière leur platines jouent leur tube "Down the road" puis un second titre de leur album "Tetr4". Ces rois du scratching sont aussi vidéo-jockeys et proposent sur un écran placé devant leurs consoles  des images au graphisme chiadé parfaitement calées au rythme et aux mélodies répétitives de leur répertoire. Un effet hypnotique assez bluffant, sans doute encore plus efficace sur des murs d'images géants dans les grandes salles de concert.

Nommés dans les catégories Révélations Public, Révélations Scène, Album électronique et Vidéo-clip.

 

Suit le groupe Boulevard des Airs. Entre la Mano Negra et Tryo, ce groupe de Tarbes met illico le feu à la salle. Dommage que les deux morceaux interprétés se ressemblent autant. Structure quasi-identique, mélodies semblables ne donnent pas envie d' en découvrir plus.

Nommé dans la catégorie Révélations Scène.

 

Irma, l'artiste "My Major Company" de la soirée, entre en scène seule avec sa guitare et sa pédale sampler. Difficile d'occuper l'espace à la suite des 8 musiciens de Boulevard des Airs. Pourtant, ça marche. Malgré le trac évident et la pédale sampler qui plante, Irma impose ses deux titres et provoque une sympathie immédiatement.

Nommée dans la catégorie Révélations Public.  

 

Barbara Carlotti, mon poulain depuis 7 ans, investie la scène avec BC.jpgune belle brochette de musiciens. On s'étonne un peu de voir cette artiste, aux quatre albums et à la reconnaissance critique déjà bien installée, sélectionnée dans ces catégories "Révélations". Elle interprête deux titres de son nouvel album "L'amour, l'argent, le vent" dans une orchestration musclée qui ne met pas sa voix en valeur. Curieusement, cette artiste connue pour la qualité de ses concerts offre ce soir une prestation assez moyenne. Malgré tout, sans doute la plus douée de l'équipe avec l'étrange énergumène au nom de voiture qui lui succède.

Nommée dans les catégories Révélations Public et Révélations Scène.

 

rOVER.jpg

Rover donc, incontestablement ma révélation de l'année. Un peu dandy, un peu bucheron, pas mal Bowie, une voix troublante qui peu tout, des graves aux aigus, et des titres pop-rock aux mélodies lyriques. Sa performance scènique est bluffante à la hauteur de son album éponyme sorti l'année dernière. Rover impressionne sacrément.  A voir en concert au Trianon le 27 février et en tournée dans toute la France.

Nommé dans la catégorie Révélations Public.

 

 

Tal clôt la soirée. La présence de la seule vraie artiste populaire de la soirée, plebiscitée par les NRJ music Awards et habituée des ondes de Skyrock, surprend dans les studios de France Inter. Pas idiote, elle s'est mise au diapason. Petite robe noire et talons hauts, elle interpréte deux titres en version accoustique. Seule en scène, elle s'accompagne au piano sur son tube du moment et à la guitare sur son futur tube sans doute. Malgré ces sobres versions et sa jolie voix, tout cela sonne trés "ouech ouech" et ce n'est donc pas du tout à mon goût. Mais la prestation mérite largement le respect.

Nommée dans la catégorie Révélations Public et Album de musique urbaine.

 

Vous pouvez encore voter en ligne, jusqu'au jeudi 7 février 17h00, pour votre révélation préférée sur le site des victoires de la musique et écouter ces artistes sur deezer.

Voir les commentaires

Laurence-anyways--httpzabouille.over-blog.com.jpgLaurence, professeur de littérature à Montréal, annonce à Fred, sa petite amie, qu’il veut devenir une femme. Dans un premier temps, Fred tente d’accompagner Laurence dans cette transformation. Face aux préjugés de leur entourage et au rejet de la société, leur couple se débat et se déchire.


Vous l'aurez compris le sujet, complexe et intriguant, n'est pas forcément des plus légers. Il aurait demandé un peu plus d'approfondissement, de finesse, de modestie et de maturité dans son traitement.

Car Dolan n'échappe pas à son goût pour une mise en scène de film de pub ou de vidéo clip. Son "Laurence Anyways" est fait d'une succession de "coups esthétiques" pour sonner branché, ou créer une émotion pour le moins préfabriquée.Tout est très artificiel, jusqu'aux dialogues souvent lourdingues.A tel point qu'on perd vite tout intérêt et sympathie pour les personnages (Melvil Poupaud et Suzanne Clément).

Aussi, autre faiblesse du film, dont la durée (2h39) laissait pourtant largement le temps d'aborder le sujet à fond, est que Dolan ne traite (et encore le verbe "traiter" est ambitieux...) que de l'impact psychologique et sentimental sur l'histoire d'amour des deux héros. Les effets physiques qu'engendre cette transformation ne sont pas évoqués ou sont expédiés en une réplique. Comme si les changements anatomiques ne créaient aucune difficulté chez le héros et n'avaient pas vraiment de conséquence sur sa vie de couple. En revanche, Dolan s'appesantit sur les jupes, les talons hauts et le maquillage, sur l'apparence donc comme la société qui rejette Laurence.

 

 

Date de sortie en salle : 18 juillet 2012

Date de sortie du DVD : 21 novembre 2012


 

.

 



Voir les commentaires

Frederic-Pierrot-www.zabouille.over-blog.fr.jpg Dans la prenante série "Les Revenants" Frédéric Pierrot est excellent. Comme toujours faudrait-il ajouter. Ce comédien discret, habite depuis plusieurs années nos grands et petits écrans, nous bousculant chaque fois de la grâce et la délicatesse de son jeu. Sa filmographie affiche une soixantaine de films dans lesquels il joue souvent le rôle du chic type.

"La vie et rien d'autre", "Capitaine Conan" et "Holy Lola" de Tavernier, "Polisse" de Maiwenn, " La guerre est déclarée" de Valérie Donzelli, "A vendre" de Laetitia Masson, "Mon Homme" de Blier, "Parlez-moi de la pluie" d'Agnès Jaoui.... Une filmographie qui pourrait faire rêver plus d'un acteur.

 

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog