adieu-berthe.jpgOn s'ennuit toujours un peu en regardant un film de Bruno Podalydes. 

Adieu Berthe n'échappe à la règle. Les scènes sont toutes un peu trop longues comme étirées mais chaque fois ponctuées d'une pirouette, d'un gag ou d'un bon mot, d'une note poétique. Le tout interprété par un casting de rêve.

Du coup, on ne sait plus très bien si on a aimé ou pas trop.

 

 

Date de sortie en salle : 20 juin 2012

Date de sortie du DVD : 21 novembre 2012

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Lost-Replay3_c-_Alexandre-Pupkins-150x150.jpg"Trois anges, consternés de voir l'humanité sombrer dans le néant, se rebellent, se font expulser du paradis et se retrouvent dans le sous-sol d"un immeuble parisien. Pour prouver aux instances supérieures que l'humanité mérite encore son nom, ils provoquent une rencontre entre deux êtres esseulés. Lui surveille les conversations des employés d'un centre d'appel. Elle sans emploi, accumule des instruments de communication qui isolent."

 

A la lecture de cette présentation, le propos de la pièce est des plus clairs. Allez savoir pourquoi, l'auteur est infoutu de raconter avec simplicité, intelligence et un minimum d'élégance cette histoire et sa dénonciation de la disparition progressive de l'échange avec l'autre.

Ces mots ne sont pas beaux, ses phrases d'une platitude extrême ou tellement alambiquées qu'elles en deviennent inaudibles. La mise en scène, de l'auteur lui-même, est outrée, inutilement gesticulante. Les scènes présentant le langage stéréotypé et la dictature du tout technologie, c'est à dire le propos le plus simple de cette histoire, sont assez drôles. En revanche, la partie la plus délicate qui fait intervenir les anges et leur souhait de "sauver l'humanité" est totalement ratée par excès d'effets artificiels tant dans l'expression orale que physique. Toute cette gesticulation ne suffit pas à cacher le vide. On est bien loin de la délicatesse et la poésie des "Ailes du désir".

La pièce dure 1h45 et on ne sait qui des spectateurs ou des acteurs (Anne Alvaro, Nathalie Richard, Gaël Baron, Antoine Mathieu et Fabien Orcier) sont les plus méritants.

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Dans le monde des ours, Célestine, une jeune souris orpheline maltraitée, rencontre Ernest, ours artiste musicien affamé. Tous deux vont s'entraider.

L'adaptation cinématographique du roman de. Daniel Pennac, déjà adaptée en bande dessinée, conserve la beauté pastelle des dessins de Benjamin Renner. Drôle, émouvant, terrifiant, poétique et politique, Ernest et Célestine est un ravissement. Ses multiples niveaux de lecture réjouiront enfants et adultes.

 

 

 

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Policier--adjectif---zabouille.jpgLors d'une filature, Cristi, un jeune policier, aperçoit un lycéen fournir du haschich à des copains. Le policier rechigne à l' arrêter alors que la loi l'y oblige. Il considère cette loi comme obsolète et ne veut pas avoir la vie (3 ans de prison) du jeune homme sur la conscience. Mais, pour son supérieur, le mot conscience prend une toute autre signification.

 

Un film dit policier qui parle surtout de la police, de l'ordre et de la morale.

Avec de longs plans séquences pendant lesquels il ne se passe rien, le réalisateur prend son temps pour dire peu.

Son seul objectif : la scène finale très longue et très démonstrative autant pour le héros que pour les spectateurs. Bien que réussie, elle ne suffit pas à justifier les 1h50 de film.

 

Prix du Jury "Un Certain Regard" - Cannes 2009

Date de sortie en salle :19 mai 2010

Date de sortie du DVD : 04 septembre 2012

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Les adieux à la reine - zabouilleLa nouvelle de la prise de la Bastille, ce 14 juillet 1789, vient perturber la vie insouciante et fantasque de la Cour de Versailles. Rapidement au cours des journées du 15 et 16 juillet, la panique gagne le château et les courtisans de la Reine et son Roi.

Benoit Jacquot nous fait revivre ces évènements à travers le regard de Sidonie, la très dévouée et énamourée lectrice de la Reine. Par ce regard, on perçoit parfaitement le basculement de ce monde machiavélique entre insouciance et ignominie. On découvre aussi les conditions de vie au château, les dédales de la ruche qu'est le palais, les amitiés-amoureuses féminines de Marie-Antoinette.

Léa Sédoux tient le film de bout en bout aidée par Diane Kruger plus vraie que nature en Marie-Antoinette et une série de seconds rôles tous parfaits : Noémie Lovsky, Pierre Robin, Dominique Reymond, Xavier Beauvois, Virginie Ledoyen...

Le rythme est haletant, l'éclairage à la bougie amplifie l'atmosphère fantasmagorique et crépusculaire, la mise en scène vise juste. Un très beau film.

 

Date de sortie du film : 21 mars 2012

Date de sortie du DVD  : 18 septembre 2012

En bonus, une interview intéressante de Benoit Jacquot et un des longs plans séquences du film commenté par le réalisateur.

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