Téhéran, le 4 novembre 1979, l'ambassade des Etats-unis, représentant le diable Américain désigné par Khomeini, est envahie par des manifestants Iraniens. Six américains parviennent à s'échapper et se réfugient chez l'ambassadeur du Canada. Pour ex-filtrer ses concitoyens, la CIA, aidé par Hollywood, invente un tournage de film de science-fiction en terres d'Iran.
Ben Affleck, devant et derrière la caméra conte cette réelle affaire d'état sortie du secret par Bill Clinton en 1997. Il reconstitue cette histoire incroyablement loufoque en dosant parfaitement thriller et comédie, humour et suspens. Le montage alterne une mise en image sombre et tendue sur les scènes en Iran et à la CIA, et flashy et ironique sur Hollywood. Cette alternance entre premier et second degré est parfaitement dosée et le suspens vous tient en haleine jusqu'au bout. Seul bémol, les dix dernières minutes tout à la gloire du héros Américain, tarte et patriotico-concon qui jurent dans cet équilibre. On ne sait trop si Affleck se moque encore ou se fait rattraper par le piège d'Hollywood, véritable héros de cette histoire aux côtés des Etats-Unis quelque peu manipulateurs et des très sauvages Iraniens...
Ce qu'on retient avant tout, à la sortie du spectacle de Lutz, c'est la virtuosité du comédien. On reste épaté devant son talent d'incarnation. Ses personnages, une adolescente en crise, une vendeuse maniérée, un vieil homme branlant, un directeur de casting infect, un régisseur un peu trop détendu..., même déjà vu ailleurs sont magnifiés ici par la précision de l'interprétation. Son Karl Lagerfeld, en chevalier du moyen-age, est particulièrement saisissant.
Ensuite, on apprécie sa capacité à jouer des situations borderline avec une distinction qui semble pouvoir laisser tout passer. L'acteur porno qui gère son agenda comme un artisan lambda en est une parfaite illustration. Le décalage est hilarant.
Aussi, on apprécie une certaine profondeur dans des sketchs à priori inoffensifs tels le sketch sur la vulgarité, celle portée par des expressions toutes faites dont on a oublié le sens premier et l'enchaînement direct sur un sketch moquant un SDF.
On rit beaucoup et si tous les sketchs ne sont pas d'égale qualité, on y trouve toujours son compte ne serait ce qu'en admirant l'exceptionnelle dextérité du comédien. A voir sans attendre.
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Dubitative.
Est-ce cet écho ou excés d'auto-tune rendant la voix assez insupportable sur de nombreux morceaux ?
Est-ce, dans la même lignée, les synthés trop présents ?
Est-ce les duos people qui n'apportent rien - à l'exception majeure d'Orelsan sur le peut-être meilleur titre de l'album ?
Est-ce une interprétation parfois surjouée ?
Pour la première fois depuis 10 ans, je reste dubitative à l'écoute d'un album de Benjamin Biolay.
Les mélodies sont toujours sympa mais les orchestrations et arrangements me font trop souvent mal aux oreilles comme la pochette me fait mal aux yeux.
Un billet de 100€ qui apparaît soudainement sur la table du salon, et qui sera suivi par bien d'autres, vient semer le trouble dans un couple légèrement bourgeois et de gauche. D'où vient cet argent ? Et pourquoi eux ? Elle, effrayée par ce fric qui la menace et lui très enclin à faire avec, vont y perdre la raison.
Evelyne Buyle et Pierre Arditi sont excellents dans cette pièce où le mystère de l'origine de cet argent a moins d'importance que ce qu'il dévoile. L'absurde y règne dans les deux premiers tiers avant de tomber dans le n'importe quoi et l'outrance.
En ne choisissant pas son camp - l'étrangeté de l'absurde ou le délire de la grosse farce - Sébastien Thiéry déçoit les deux publics, frustrant les amoureux du décalage et lésant les amateurs de boulevard. Vraiment dommage.
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