Venedig_b.jpgA l'occasion des 80 ans de Gerhard Richter, le Centre Pompidou propose une rétrospective, présentant pas moins de 150 de ses oeuvres. 

Une belle opportunité de découvrir ou redécouvrir cet artiste, figure majeur de l'Art contemporain.

Le travail de Richter exposé ici, s'étale des années 60 à nos jours. Les oeuvres sont présentées de façon chronologique dans une scénographie aérée, aux cartels particulièrement explicites.

Ce qui marque dans ce "Panorama" c'est la diversité. Diversité des supports, des techniques, des styles et des sujets.

Du figuratif à l'abstraction, de monochromes plombant aux explosions de couleurs, de la peinture-photos aux hommages aux grands maîtres, des structures de verre aux compositions numériques,  Richter multiplie son savoir faire. Et si, bien sûr, toutes les oeuvres ne touchent pas de la même façon, à aucun moment on ne peut honnêtement contester le talent de l'artiste.

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Suite au succès remporté par "La Séparation", le distributeur d'Asghar Farhadi ressort en salle "Les enfants de Belle ville", réalisé en 2004.

Akbar, 18 ans, est condamné à mort. Seul salut possible : conquérir le pardon du père de la victime. La soeur d'Akbar et son meilleur ami  vont tout tenter pour l'obtenir.

Ici la tragédie se joue en trois drames intimement liés : la mort programmée d'un adolescent exalté, un amour impossible et le chagrin d'un père inconsolable et perdu.   

On retrouve dans "Les Enfants de Belle ville" ce qui nous avait séduit dans "A propos d'Elly" et "La Séparation" : la peinture de la société iranienne à travers un récit parfaitement tissé. Ici encore, tous les protagonistes sont confrontés aux règles d'une société iranienne où la religion et l'argent font loi.     

Farhadi dessine minutieusement ses personnages confrontés à des situations cornéliennes et dont les raisons d'agir, bien que contradictoires, se justifient. Les combats de chacun dans la peine ou la colère ont tous leur humaine raison.

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Eve Harrington vient de recevoir le prestigieux prix Sarah Siddons qui désigne la meilleure comédienne de théâtre de l'année. L'occasion de se souvenir de l'ascension fulgurante de la jeune femme.

Ambition et manipulation sont au cœur de ce film souvent considéré comme le meilleur du réalisateur, Cette œuvre au vitriol sur le monde du théâtre - mais par rebond plus sûrement sur le cinéma - met en scène l'auteur, le metteur en scène, le producteur, l'habilleuse, le critique, la star "vieillissante", l'admiratrice, la jeune actrice aux dents longues....et l'égocentrisme, la flatterie, la rivalité, la trahison, le chantage, le jeunisme...

Le scénario est d'une grande précision, découvrant progressivement les tenants et aboutissants de l'intrigue. Les dialogues sont extrêmement brillants et grinçants.

Bette Davis, Anna Baxter, Georges Sanders, Gay Merrill, Céleste Holm, Hugh Marlow sont épatants. Et cerise sur le gâteau l'apparition de Maryline Monroe dans le rôle d'une naïve idiote.

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share.jpgEn Ecosse, Robbie, jeune papa et délinquant en cours de repentance est condamné à 300 heures de travaux d'intérêts généraux. Il y rencontre d'autres paumés dans son genre et un "éducateur" Henry qui l'initiera à l'art du whisky. Robbie y découvrira la part des anges, celle qui s'évapore des grands crus et celle que l'on vole aux plus riches pour s'offrir une nouvelle vie.

 

Ken Loach, fidèle portraitiste de la classe ouvrière, utilise ici le registre de la comédie pour dire les difficultés de la vie au Royaume-Uni. Avec cette nouvelle histoire de pieds nickelés, il dose parfaitement entre comédie et film social. Ses comédiens, à l'accent écossais à couper au couteau, sont une fois encore excellents.

 

Un Ken Loach plus léger que d'habitude mais pas moins efficace.

 

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holly-motors.jpgMonsieur Oscar (Denis Lavant, toujours aussi impressionnant) entre dans sa voiture et demande "combien de rendez-vous aujourd'hui, Céline ?" Dans cette limousine qui lui sert de loge, Monsieur Oscar enfile les costumes des personnages qu'il aura à interpréter tout au long de la journée dans un monde cinématographique sans caméra, sans frontière et au coeur de la ville.

Léos Carax rend hommage à tous les styles de cinéma et présente un constat amer de ce qu'il est en train de devenir : un cinéma à la carte, sans salle, sans caméra et peut-être bientôt sans comédien.

Un film sombre et nostalgique. Esthétiquement très beau. Déconcertant et prenant. 

 

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