Un petit scénario sympa sans prétention porté par trois comédiens principaux excellents : Nathalie Baye, Sami Bouajila et Audrey Tautou. Les deux seconds rôles sont au même niveau.
Du coup, on passe un bon moment.
Un petit scénario sympa sans prétention porté par trois comédiens principaux excellents : Nathalie Baye, Sami Bouajila et Audrey Tautou. Les deux seconds rôles sont au même niveau.
Du coup, on passe un bon moment.
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Alors qu'il joue sur la plage Sosuke, 5 ans, trouve un poisson rouge/clown coincé dans un pot de confiture. Il l'adopte et lui donne le nom de Ponyo. Mais Ponyo est bien plus qu'un simple poisson.
De tous les films de Miyazaki, Ponyo sur la falaise est peut-être celui où l'extrême précision de la reproduction de la gestuelle des enfants est à son apogée. C'est un plaisir de voir Sosuke se déplacer, se gratter le bras quand il est soucieux, remonter son short quand il entre dans l'eau... Il en est de même pour les mouvements et les expressions craquantes de Ponyo, mi-poisson, mi-petite fille, et ceux des personnes âgées.
L'histoire fantastique, entre mythologie et écologie, présente de magnifiques images sous marines avec poissons majestueux ou facétieux, explosions de couleurs et de formes.
Les péripéties sont haletantes et bien moins effrayantes que celles de ses films précédents. Et l'histoire fait place à de nombreux moments drôles servis par de savoureux dialogues. La solidarité, l'amour et la tendresse règnent en maître et font de Ponyo sur la falaise une des oeuvres de Miyazaki les plus accessibles pour les jeunes enfants.
Mise à jour le 1er janvier 2026
Published by iSaDuj - …
Ozon adapte la pièce de boulevard « Potiche » rendue célèbre par Jaqueline Maillan. L’histoire se passe en 1977 et met en scène Suzanne Pujol, femme au foyer soumise et héritière d'une usine de parapluies dirigée par son mari Robert. Suite à une grève du personnel, Robert tombe malade laissant à contre cœur sa place de dirigeant à Suzanne.
Ozon reste fidèle au burlesque de la pièce et plonge ses acteurs dans les années 70 de façon précise et drôle, entre reconstitution fidèle et pastiche kitsch. La mise en scène et la gestuelle des acteurs lors de certaines séquences, accompagnement musical compris, lorgnent vers les feuilletons TV de l’époque. Face à cette irrésistible reconstitution, on oscille entre hommage nostalgique et bienveillante moquerie.
Les comédiens sont parfaits dans la parodie. Judith Godreche porte la coiffure de Farah Fawcett comme si elle l’avait toujours eu. Jérémie Régnier a de faux airs de Claude François. Karine Viard, lunette XXL sur le nez est plus vraie que nature en secrétaire complaisante. Depardieu, maire communiste-syndicaliste, porte magnifiquement la coiffure de Bernard Thibault. Lucchini, bien que jouant moins dans la farce, est très bon en mari et patron odieux. Quant à Catherine Deneuve c’est un festival. Elle est simplement irrésistible et joue à fond le jeu du pastiche et du kitsch. Son statut de mythe ne fait qu’ajouter à l’incongruité de sa prestation. Le fait que ce soit Deneuve, la Deneuve, ajoute au comique.
Derrière l’irrésistible drôlerie de la reconstitution, Ozon, fort des trentes ans qui se sont écoulés depuis l'écriture de la pièce, trace des ponts vers notre époque. Il introduit autour du personnage de Robert des références, « citations » de Nicolas Sarkozy et donne à Catherine Deneuve de faux airs de Ségolène Royal. Tous deux évoqués dans ce qu’ils sont de plus effrayant. Ainsi, si la pièce traitait de la condition de la femme entre soumission et désir d’émancipation contre la tyrannie patriarcale des maris-patrons, Ozon, en guise de pied de nez et d'épilogue de son film, semble émettre quelques réserves sur les bienfaits de la prise de pouvoir par les femmes. Le matriarcat remplaçant le patriarcat est-il moins effrayant ?
Le tout sur le ton de la comédie, du kitsch et du 15ième degré. Bien joué.
Un appartement à visiter « absolument » où se retrouvent quatre locataires potentiels : un jeune couple de provinciaux, un homme d’affaires crâneur et pressé et une jolie fille en trottinette. Le représentant de l’agence immobilière n’est pas là. Les échanges, entre rapports de force et confidences, vont mener les prétendants concurrents là où ils ne s’imaginaient pas.
Les monologues, attribués à Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval, sont plutôt bien balancés et assez drôles dans le registre de l’ironie ou des désillusions. Ils suffiraient, s’ils étaient plus nombreux, à composer une pièce agréable sans prétention mais sans fausse note. Malheureusement, l’auteur cherche l’émotion et pour cela use d’un 1er degré où il atteint vite ses limites. Il verse dans le ridicule, parce que dans le vu et revu et surtout n’atteint pas le fond qu’il semble viser. Quand ces scènes sont interprétées par Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval, leur jeu impeccable limite la casse. Lorsque Frédéric Tokarz, l’auteur qui s’est s’attribué le rôle principal, joue ces scènes on s’ennuie ferme. C’est bien simple dés qu’il est au centre de la scène tout s’arrête il ne se passe plus rien sans qu’on sache très bien si cela est dû au seul fait qu’il soit mauvais comédien ou à l’association de ce peu de talent avec la piètre qualité de son texte.
Remercions donc Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval d’être capables, par leur « simple » jeu, d’élever « A voir absolument » au delà de ses petits moyens.
Published by zab - … - Théâtre - Danse
Eric Lartigau met en images l'efficace livre de Douglas Kennedy . Le film est particulièrement bien réalisé. L'image est belle et certains plans sortent de l'ordinaire. L'interprétation est excellente jusqu'à celle des enfants dont les scènes sont particulièrement réalistes et touchantes. Marina Foïs prouve une fois encore qu'elle a la carrure d'une comédienne de tous les registres, Eric Ruff, méconnaissable pour qui l'a vu chez Tchekhov, est parfaitement antipathique, Niels Arestrup est excellent comme d'hab', Catherine Deneuve formidable, merveilleuse, la Grande Deneuve quoi. Enfin Romain Duris qui porte le film et le rôle principal nous emporte envers, contre tout, et malgré tout car bien que les qualités ne manquent pas, le film scindé en deux parties est assez inégal. La première partie située en France est particulièrement réussie. Rythmée, riche en événements et en jeu d'acteurs, elle donne envie de voir la suite. Cependant, à la seconde partie, correspondant au changement de "vie" de Romain Duris, on décroche peu à peu. Alors que le héros doit fuir, que la tension monte, la réalisation s'essoufle et ralentit. Ca manque de rythme, de nerf et de frisson. Les longueurs sont nombreuses et on ne tremble pas pour le héros. Sa reconversion et les risques (invraisemblables certes) qu'il prend n'émeuvent pas plus. C'est dommage car dans sa forme visuelle (à l'image de la très belle affiche) et dans l'interprétation le film tient ses promesses. Une fois de plus, c'est dans l'écriture et l'arbitrage de ce qui est important ou non dans le récit que le bât blesse. Un film imparfait mais pas tout à fait raté non plus.
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