109483 sugar-town-copie-1Quelques bons mots un peu lourds, bien misogynes et plutôt drôles, entourés d'une pseudo histoire dramatico-mystérieuse mal ficelée et sans intérêt, écrite en phrases alambiquées pour faire intelligent.

Une mise en scène maladroite, des intermèdes musicaux en arrêt sur image interminables qui semblent plus proches du remplissage que du parti pris artistique. Les deux sympathiques comédiens se démènent comme ils peuvent, quitte à sur jouer.

 

Quand le fou rire nous gagne aux moments censés être dramatiques, la conclusion est définitive : Sugar Town n'est pas un réussite.

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une-puce.jpgDeux murs gris, une porte, une fenêtre, deux chaises. Guillaume Gallienne et Catherine Sauval engoncés dans leur collerette.

Nous sommes en Angleterre, au 17ième siècle. La peste régne à Londres. Le couple Snelgrave est enfermé chez lui, condamné à la quarantaine depuis que tous les domestiques sont morts touchés par l'épidémie. Quand deux inconnus, un marin et une fillette d'aristocrate, se réfugient dans la maison, la quarantaine est prolongée de 28 jours.

 

Dans "Une puce, épargnez-la", tout est austère ou presque. Le décor, les costumes d'époque, la scénographie qui coupe chaque scène de noirs habillés d'un clavecin glaçant, le sujet et son contexte.

Seulement, les comédiens sont formidables. L'écriture est agréable, assez belle. Quelques bons mots font sourire, l'incongruité des échanges intrigue et cette austèrité au final interpelle. Si le propos ne passionne pas tout à fait, il ne crée pas non plus l'ennui.

Pas inoubliable, mais pas si mal.

 

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rouille-et-d-os.jpgSens du cadre, de la mise en scène, de l'habillage sonore, intelligence du casting, parfaite direction d'acteurs. Goût pour les personnages insolites, borderline. Originalité des idées de scénario.

Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Corinne Masiero, Bouli Lanners sont impeccables. Chaque scène fonctionne et capte l'attention sans ennui. Doucement, avec délicatesse, Jacques Audiard dessine ses personnages. Il multiplie les scènes, prend son temps, peut-être un peu trop car si aucune scène ne s'étire en longueur, on sent quand même le temps passer. C'est sans doute, le prix de la précision et d'une certaine prévenance. On est d'autant plus déçu par le dénouement, quart d'heure final quelque peu lourdingue et maladroit. Dommage mais pas bien grave.

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 P1030791.JPG Monumenta pour sa cinquième édition convie Daniel Buren à se confronter à la nef du Grand Palais. 

Buren a installé sur toute la longueur de la nef une forêt de poteaux rayés (environ 2,20m de haut) noirs et blancs coiffés de cercles transparents colorés (bleu, vert, orange et jaune). La lumière richement distribuée par la verrière reflête les cercles de couleurs au sol de façon assez remarquable. Les couleurs y sont particulièrement vives.

    Si l'oeuvre colorée ("Excentrique(s) Travail In Situ") de Buren occupe bien le sol et l'habille de façon "sympathique", elle peine à trouver une réelle existence dans l'espace immense de la nef. Il est vrai que la hauteur du monument est impressionnante. Anish Kapour avait opté pour une oeuvre gigantesque qui venait flirter au plus prés de la P1030760.JPGstructure de métal. Boltanski qui proposait une installation au sol dans une ambiance glaçante avait parfaitement intégré l'immensité effrayante du lieu et habilement occuper l'espace avec du son.

Buren laisse curieusement l'espace au monument comme s'il s'inclinait devant la majesté du lieu.  

Du coup, l'installation, malgré ses sympathiques couleurs, fait bien pâle figure et légèrement ridicule. Notre regard quitte sans cesse l'oeuvre pour s'accrocher à la beauté du lieu.

Le monstre dévore l'oeuvre bien chétive. Défi raté.

 

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Barbara_-_film_de_Christian_Petzold.jpg 

1980, Barbara, médecin à Berlin Est, débarque, après une mutation punitive, dans un hôpital de province.

 

Le film dresse un beau portrait de femme (parfaite Nina Hoss) face à laquelle il place un personnage masculin éthéré d'une fadeur un peu trop appuyée. Elle, tout en profondeur incandescente et retenue, lui, tout en démonstration sans fond. Elle représentant le refus et la soif de liberté, lui la résignation sans discussion.

Le film est à l'image de ces deux personnages, sans réel nuance, parfois trop démonstratif et lourdingue, d'autres fois tellement suggestif qu'il en devient opaque. Du coup, on ne sait pas très bien où il nous méne, si tant est qu'il nous emmène.

Est-ce un film sur la vie en Allemagne de l'Est dont il affiche le flicage permanent de la part des autorités comme des voisins, dont il montre la violence et les conditions de vie spartiates, et l'insolence de l'Ouest si proche ?

Est-ce une histoire d'amour, celle d'un amour si peu partagé qui repose sur une impossible communication et se poursuit sur un malentendu qui semble sans fin ?

Est-ce le portrait d'une femme, combattante, sur fond de dictature communiste ?

A vous de juger.

 

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