Dans 15 jours, Anders aura terminé sa cure de désintoxication. Il quitte son centre une journée pour se rendre à un entretien d'embauche à Oslo. Il en profite pour revoir des amis et d'anciennes connaissances.

Joachim Trier nous présente 24 heures dans la vie d'un toxicoman tout juste sevré des drogues mais toujours en prise avec son mal de vivre. Les rencontres de cette journée forment le portrait d'une jeunesse qui peine à passer de l'adolescence au statut de jeune adulte. Les responsabilités qui en résultent, les rêves auxquels il faut renoncer, la nostalgie de l'enfance, la liste des échecs qui s'allonge, sont autant de raisons de flancher. Le film repose sur le regard de son héros et sans la mise en scène aérienne de Trier et le charisme de Danielsen Lié Oslo 31 août aurait pu nous perdre en chemin. Mais, il n'en est rien. On reste accroché aux basques d'Anders, espérant jusqu'au bout pour lui le meilleur.

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Julie Delpy plonge à nouveau Marion et sa famille française au contact des Américains. Cette fois c'est la famille de Marion qui vient lui rendre visite. 5 ans après Two days in Paris, on la retrouve chez elle à New York. Elle vit avec son fils Lulu et son nouveau boy friend, Mingus, animateur radio. 

Jeannot son père, sa sœur Rose et le boy friend de celle-ci vont envahir et bousculer le couple franco-américain.

 Le choc des cultures est dessiné ici à gros traits, tant la famille de Marion est barrée. Les Français sont toujours obsédés de bouffe et de sexe et les Américains puritains et sages. Julie Delpy enchaîne clichés sur clichés dans un joyeux bordel absolument réjouissant. C'est bavard, rapide et désopilant. On retrouve Alexia Landeau dans le rôle de Rose et dans le rôle du père, Albert Delpy, veuf à la vie comme à l'écran. Julie Delpy rend ainsi hommage à sa mère, Marie Pillet, excellente dans Two days in Paris et dont la présence-absente plane sur le film. Seul bémol, léger, la naïveté du monologue finale en voix off sur l'importance de profiter des gens qu'on aime tant qu'ils sont là. Les deux scènes finales, drôles et poétiques ne nécessitaient pas cette explication de texte. Cette réserve, tout à fait dispensable mise de côté, on conserve un film loufoque, très drôle et excellemment interprété.

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Max Eiseninconnu.jpgstein et Martin Schulse sont propriétaires, associés et amis, d'une galerie d'Art à San Francisco.

Martin, Allemand, a choisit de rentrer vivre au pays avec femme et enfants. Max, de confession juive, demeure à San Francisco. On suit leur correspondance échangée entre novembre 1932 et mars 1934, alors qu'Adolf Hitler au pouvoir instaure les lois anti-juifs.

Tirée du livre de Kathrine Kressmann Taylor, la très courte pièce (50 minutes) est à l'affiche du théatre Antoine depuis février. Tout d'abord interprétée par Gérard Darmon et Dominique Pinon, c'est Patrick Timsit et Thierry Lhermitte qui assurent le mois de mars.En avril, ils seront remplacés par Thierry Frémont et Nicolas Vaude.

Thierry Lhermitte est excellent. Il ne tombe pas dans le piège de l'exercice, celui d'une lecture qui s'avèrerait vite monotone, manquant de vie. Il ne lit pas ses lettres, il les joue et donne corps à ce qu'elles racontent. Patrick Timsit s'en sort un peu moins bien. Il est plus dans la lecture, moins dans le jeu, moins vivant. Malgré tout, son interprétation demeure agréable.

La pièce captive de bout en bout et reste à l'esprit longtemps après la représentation.

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Ce qui surprend au démarrage du spectacle, lors du préambule, c'est la gémellité avec Ben - l'excellent Ben dont on attend depuis trop longtemps un nouveau spectacle. même sens de l'absurde, même capacité à lancer un sujet, ouvrir une parenthèse, multiplier les circonvolutions et retomber sur ses pieds. Même élocution soignée. Puis,Arnaud Tsamère prend, à nos yeux, une identité bien personnelle.

Le comédien est excellent. Sens de l'échange avec le  public, du rythme, du geste et à l'occasion de la grimace. Forme olympique.

Il nous emmène crescendo dans le délire de son personnage, comédien de circonstances qui se prend finalement au jeu.

Le "sketch " du vaudeville est particulièrement bon, tant dans la qualité d'écriture que dans l'interprétation qu'en fait Arnaud Tsamère.

La présence dans la salle de Raphaël Mezrahi, producteur du spectacle, nous a offert (est-ce tous les soirs ?) un échange avec le comédien tout à fait savoureux.

A voir donc sans hésiter.

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cloclo.jpg"Cloclo" souffre, comme beaucoup de film aujourd’hui d’une narration mal dosée, sans point de vue et sans âme.

 

Le scénariste a choisit, sans grand sens créatif, une narration chronologique.

La première partie du film dédiée à l’enfance et à l’adolescence en Egypte, puis l’exil et les premières années en France est contée vitesse grand V par une succession de saynètes. Le film ne se déroule pas vraiment comme un récit mais plutôt comme un catalogue, une collection de vignettes. La narration est au minima et rate ce qui était l’occasion d’une tentative d’explication de la psychologie du personnage, à l’âge où tout est fondateur. Après cette première partie, Claude François nous demeure toujours étranger et, à moins d’être un fan absolu du chanteur, on est déjà en manque d’empathie avec le héros du film.

Et ce n’est pas avec la deuxième partie que la sympathie va se créer. Il est là question des premiers succès dans les années 60 puis du Claude François de tous les excès, celui des années 70 et de la médiatisation. Claude François est devenu un type odieux, égoïste, ingrat. Invivable. Là aussi, les scènes se succèdent en catalogue. Puis, plus on approche des dernières années, plus le réalisateur s’attarde et tente un vrai récit, mais trop répétitif.

On peut reconnaître aux auteurs du film le courage d’avoir dessiné un portrait sans concession bloquant, malheureusement, toute sympathie possible. Du coup, les rares émotions ressenties sont causées par les personnages secondaires victimes plus ou moins consentantes du chanteur.

 

Scénario mal ficelé donc jusqu’à la place laisser à la musique. On se doute bien qu’il est peu probable qu’un biopic sur Claude François se passe sans musique mais ici les titres sont placés sans aucune subtilité dans leur quasi-entièreté, arrivant comme un cheveu dans la soupe sur des scènes ou montage vidéo-photos. C’est interminable. Aussi, on s’étonne d’entendre « Comme d’habitude » à 3 reprises ! 1ière fois à la création de la chanson (scène un peu ridicule au bord de la piscine), la 2 ième transformée en « My Way » par Sinatra et la 3ième mix des deux versions interprété par Claude François au Royal Albert Hall. Ca fait beaucoup. Quant à la musique additionnelle, on a connu Alexandre Desplat mieux inspiré.

La réalisation est alerte sans être formidable avec toutefois 2 plans séquences et 2-3 idées sympas. L'ensemble sonne quand même régulièrement un peu faux, un peu bande dessinée. Les comédiens sont investis mais l'écrin ne les aide pas. C'est un peu surjoué. 

 

Un film raté donc sur un sujet pourtant en or. Dommage.

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