UbuCafGare2.jpgLe Café de la Gare met en scène l'Ubu Roi de Jarry.

 

Ce théâtre connu pour son goût pour le décalage ne pouvait être meilleur écrin pour cette pièce loufoque.

 

La troupe excellente rend parfaitement honneur à la folie de Jarry et joue à fond la carte du burlesque et de l'outrance.

 

Délirant, désopilant et à l'occasion déstabilisant, cet Ubu Roi est à la hauteur de sa réputation.

Voir les commentaires

hey.png

La Halle Saint-Pierre propose l'exposition "Hey ! Moderne Art et Pop Culture" en association avec le magazine du même nom.


En tout 65 artistes, venus du monde entier, exposent leurs oeuvres que l'on peut trouver plus proches du porn art ou horror' art que d'une ambiance pop.
La zenitude fréquente peu les oeuvres présentées dont dégueulent les violentes angoisses des artistes.
Les amoureux du beau ni trouveront pas toujours leur compte, ceux qui préfèrent le gore seront comblés.

 

Je retiens tout de même les oeuvres de la coréenne Yu Jinyoung, les foetus super héros de Alexandre Nicolas et les impressionnants portraits de Turf One.

Voir les commentaires

3-eventails1cjean-louis-fernandez.jpg

Le Cirque invisible est présenté, inventé et incarné par Jean-Baptiste Thiérrée et Victoria Chaplin. Un univers fantasmagorique, à la fois burlesque, enchanteur et poétique.


Le couple s'est réparti les rôles de façon évidente. Jean-Baptiste, cheveux blancs ébouriffés et costumes peints, est le clown, chanteur et magicien volontairement maladroit et facétieux. Un être lunaire qui sort de ses valises les objets du quotidien pour les détourner et en faire un jeu, un fou-rire.

Victoria incarne la grâce, le don de la transformation. Funambule, contorsionniste et reine du camouflage, cette jeune femme, de 60 ans en paraissant 30, se métamorphose en animaux étranges et merveilleux. Un bout d'étoffe, un rocking-chair, une table et une théière lui suffisent. Et dans cet ensemble étrange, tout semble facile et évident.


Le spectacle dure deux heures qui passent en un éclair. Il se compose d'une bonne cirque invi JBvingtaine de saynètes indépendantes et entrecoupées de noir. Chacune (ou presque) a son intérêt, par le rire qu'elle provoque, l'étonnement qu'elle suscite, le voyage qu'elle propose. Jean-Baptiste et Victoria créent une sympathie immédiate. On les connaît à peine que déjà on les aime. Et pourtant, il manque une chose à leur cirque invisible pour nous emporter totalement dans leur univers, pour que nous quittions totalement notre statut de spectateur. Ce petit quelque chose est un fil conducteur, une histoire qui supprimerait les noirs et la frustration de voir le rêve s'arrêter, qui créerait un lien entre chaque saynète, pour que ces merveilleux moments de grâce ne soient pas une "simple" succession de numéros de cirque mais un vrai, beau et long poème. Comme un spectacle de James Thiérrée par exemple, au hasard...

Voir les commentaires

carnage-polanski-affiche.jpgRoman Polanski adapte au cinéma la pièce de Yasmina Reza "Le Dieu du carnage" : un huis clos bien foutu mettant en scène deux couples venus "régler" les problèmes causés par une bagarre entre leurs deux fils.


La réalisation, bien que sans effet de manche, est suffisament fluide pour que ce théatre passe facilement le cap du grand écran.

L'interprétation est excellente (Christopher Waltz, Kate Winslet et John C Reilly) même si on pourra reprocher à Jodie Foster un jeu un peu trop en force.

Surtout, le texte est percutant, rythmé et d'une belle efficacité.

Même si on ne retrouve pas ici la mise en scène virtuose de "Ghost writer", le plaisir, différent, est bien présent.

Les Polanski se suivent, ne se ressemblent pas mais offrent toujours bien des satisfactions.

Voir les commentaires

yayoi-kusama-centre-pompidou-L-_LgTfE.jpegLe Centre Pompidou propose, depuis octobre et jusqu'au 9 janvier, une rétrospective du travail de Yayoi Kusama. Exceptionnelle occasion de découvrir le vaste travail de l'artiste, l'exposition présente 150 oeuvres réalisées entre 1940 et 2010. L'artiste japonaise a réalisé des oeuvres suffisament variées pour que chacun y trouve au moins une série intéressante. Même si on se surprend devant certaines installations à se demander si le nom de Yayoi Kusama n'est pas la seule justification de leur présence à Beaubourg, nombre d' oeuvres séduisent. Leur caractère hypnotique est comme un petit goût de la folie de Yayoi Kusama pensionnaire d'un asile psychiatrique depuis 50 ans.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog