LE-MEC-DE-LA-TOMBE-A-COTE.jpgUne femme et un homme se rencontrent dans un cimetière. Elle lit les philosophes, il élève des vaches.

 

L'auteur ne craint pas la caricature et ne fait pas dans la nuance. La finesse n'est pas de mise. Les personnages sont dessinés à très gros traits : l'intellectuelle est bibliothécaire et l'agriculteur est un gros beauf.

On croit rêver d'apprendre que cette pièce est tirée d'un livre écrit en 2006...

Le jeu des comédiens, Sophie Broustal et Marc Fayet, est à la hauteur de l'histoire : lourd, très lourd. Marc Fayet, qu'on a connu plus inspiré, se croit obligé de donner un accent à son personnage, un accent pseudo-campagnard qui se transforme à l'occasion en accent de banlieue parisienne ou en plus d'accent du tout.

A cela s'ajoute une mise en scène, dans laquelle les acteurs monologuent à n'en plus finir. Ils content leurs états d'âme mais aussi leurs faits et gestes au public. A tel point qu'ils n'échangent tous deux qu'une trentaine de phrases. Ce parti pris pourrait être intéressant si le texte bénéficiait d'une écriture plus littéraire, l'histoire d'un peu de finesse et les comédiens d'un peu plus d'inspiration. Sans ces trois éléments, la mise en scène n'est que ridicule.

Qualité de la pièce : sa durée. 1h15, on n'aurait pu tenir plus longtemps.

 

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le-dernier-coup-de-ciseaux-affiche.jpgUn salon de coiffure très gay friendly, une clientèle hétéro...clite, un meurtre à l'étage et une enquête publique composent la trame de "Dernier coup de ciseaux". Cette pièce qui emporte depuis 30 ans tous les succés aux Etats-Unis est adaptée pour le public français par Sébastien Azzopardi, qui a déjà adapté Le tour du monde en 80 jours au Café de la Gare.

L'entrée en matière effraie un peu ; le salon de coiffure prenant vie telle une cage aux folles lors de l'entrée des premiers spectateurs dans le théâtre au rythme des Villages People. Heureusement, la caricature volontairement appuyée sur tous les profils (cadre supérieur prétentieux, bourgeoise Télérama, flic idiot...) est parfaitement assumée par des comédiens excellents. Le public digère grâce à eux et sans difficulté les outrances inhérantes au cadre de la pièce et rit de bon coeur.

Après une première heure dédiée à la mise en place des personnages et à l'évènement clé, le capitaine de police entre en scène et demande au public de l'aider dans son enquête. La pièce devient interactive jusqu'au bar du théâtre (l'entracte est prétexte à aller boire un verre avec le capitaine de police pour discuter du meurtre).

Si les comédiens sont excellents et qu'Olivier Solivères gère parfaitement le public, il est fort à parier que la qualité de la soirée que vous passerez dépendra aussi beaucoup de la qualité de la participation des spectateurs. Mon soir fut un très bon soir.

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Jack Crab, seul survivant de la bataille de Little Big Horn en 1876 (une des batailles les plus connues de la guerre des Sioux), raconte sa vie extraordinaire à un journaliste.

Arthur Penn dépeint une Amérique blanche violente, génocidaire, un brin dégénérée, se moque de son soit disant puritanisme et de tout ce qui a construit sa bonne conscience.

Ca se veut drôle. Ça l'est parfois mais c'est plus souvent sarcastique. Cette tonalité satirique très majoritaire déconcerte compte tenu de la gravité du sujet. Quand, rarement, l'émotion nait, elle est du côté des Cheyennes.

Dustin Hoffman, de tous les plans, s'en donne à coeur joie. Mais son personnage de lâche lasse rapidement. Et l'ensemble s'avère bien trop long. 

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Bois d'Enghein qui vient de  passer la nuit chez sa maîtresse Lucette cherche le courage de rompre car il se marie le jour même.

Jérôme Deschamps met en scène à 100 à  l'heure cette pièce où le génie de Feydeau agit comme jamais. La quinzaine de comédiens dont Florence Viala, Guillaume Gallienne, Thierry Hancisse, Dominique Constanza, Claude Mathieu, Serge Bagdassarian, Georgia Scalliet... sont excellents. Hervé Pierre, dans le rôle de Bois d'Enghein, est déchaîné en lâche, manipulateur tandis que Christian Hecq est un hilarant en pantin desarticule.

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David Rousseau, auteur de polars, rentre à Mouthe pour la lecture du testament de son oncle et apprend que Candice Lecoeur, égérie des fromages Belle du Jura et Miss météo s'est suicidée. L'écrivain en panne d'inspiration décide d'enquêter sur Candice et sa mort suspecte.

Ce film policier hors du commun, tourné à Mouthe, la ville la plus froide de France, évolue dans des paysages de neige et une ambiance particulière qui évoquent le Fargo des frères Cohen.

Jean-Paul Rouve est particulièrement convaincant dans le rôle de l'écrivain en manque d'inspiration qui se passionne pour le destin de cette Maryline des campagnes parfaitement incarnée par Sophie Quinton. A leurs côtés, Guillaume Gouix est excellent en gendarme un peu paumé.

Le réalisateur, dans ce qui est aussi un hommage à Maryline Monroe, multiplie les références à l'Amérique jusque dans la BO. Les flash back qui dessinent le portrait sensible de Candice nous basculent dans une atmosphère qui s'alourdit peu à peu. Le film multiplie ainsi les tonalités. A la fois drôle, décalé, sombre, intriguant et touchant, à la fois film policier, portrait de femme et réflexion sur les stars jetables. Un film qui marque.

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