A l'Européen, se produit jusqu'au 2 juin, Ariane Moffat, chanteuse Québecquoise saluée par Télérama. Le problème avec Télérama c'est qu'ils encensent toute chanteuse Québecquoise qui ne hurle pas parce qu'ils détestent les chanteuses québecquoises qui hurlent. Ne pas hurler en devient un gage de qualité. Et effectivement, Ariane Moffat ne fait pas partie des chanteuses dites à voix. Et à part ça ? Elle propose de sympathiques mélodies pop-jazzy sans surprise. Les arrangements sont toujours les mêmes, on commence doucement et on monte progressivement pour finir sur le piano jazzy et sur les voix enregistrées avec la pédale sampler, décidément très à la mode. Pédale dont Ariane Moffat use et abuse. Pas beaucoup de créativité donc de ce côté-là.

Sa voix douce, légèrement acidulée, est très agréable et caressante. Son jeu de piano est énergique et assez entrainant. Ses textes sont particulièrement pauvres, très premier degré, sans astuce, très répétitifs comme les arrangements. Tout cela donne l'impression d'être très jeune, immature. En revanche, la chanteuse est extrêmement sympathique et accompagnée par un drôle d'équipage : un bassiste un peu punk et un guitariste très vieux garçon.

PS : dans le public, on pouvait voir Arthur H., copain de M lui même copain de Ariane Moffat. 

 

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Cette pièce ne se joue plus mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler. Peut-être qu'un jour au détour d'un théâtre, vous la croiserez et vous vous souviendrez de ce dithyrambique article. Samedi soir, au Ciné 13 Théatre, se donnait donc la dernière de Nationale 666 : le matin de son mariage, Sophie Lanorme, un peu godiche et soumise est tiraillée entre deux choix soutenus par ses plus que complices Angélique Amoureuse et Louise Cyfer, le mariage et une vie toute tracée ou la liberté. Au moment de dire oui, elle choisit la fuite. Le road movie commence et Sophie jeune fille rangée va devenir une femme épanouie et libre.

L'histoire donc est un peu déjà-vu mais plutôt bien ficelée avec des dialogues percutants. La scénographie particulièrement minimaliste, puisqu' elle se réduit à trois cubes posés sur une moquette grise, laisse toute la place à une mise en scène extrêmement précise et énergique. A des jeux de scène délirants, s'ajoute l'élément clé de la pièce : ses comédiennes (Ismérie de Lesser et Virginie Georges). Excellentes de justesse et de drôlerie, elles possédent en plus l'énergie indispensable à cette pièce-cartoon particulièrement physique. L'auteur de la pièce est Lilian Lloyd, auteur qui monte, qui monte.

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Cette année, Canal + a choisi comme illustration sonore de sa séquence journalière "les plus belles images de la montée des marches", "Cannes" de Barbara Carlotti.
 

 

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Ce week-end ont lieu les Journées Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de Belleville. Débutées vendredi, elles se refermeront lundi 15.

L'occasion de (re)découvrir que Belleville regorge d'artistes :126 ateliers participent à ces journées. Peintres, sculpteurs, vidéastes proposent de découvrir et/ ou acquérir leurs oeuvres. Il y a de très belles surprises et les tentations sont nombreuses mais vous ne trouverez pas grand chose d'intéressant à moins de 300 euros. Ces Journées sont aussi l'occasion de découvrir des espaces immenses ex-terrains vagues, anciennes usines ou bâtiments administratifs entièrement dédiés à la création, des maisons au jardin luxuriant, des lofts de rêve, mais aussi des maisons miniatures astucieusement aménagée et des immeubles en fin de vie squattés.

L'occasion pour l' AAB d'inviter des artistes étrangers (Norvégiens, Allemands, Brésiliens, Vietnamiens) qui proposent des oeuvres impressionnantes comme cette sculpture de popcorn (de Vigdis Storskeen)

 

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Barbara Carlotti...

Barbara Carlotti, c'est mélancolique, élégant, ironique, déconnant, mélodieux, romantique, désabusé, mais pas dupe. C'est tout et son contraire. Du presque déjà entendu mais pourtant unique, avec des accents de... mais inédit.
C'est une voix, et quelle voix ! des textes et des mélodies made in.
Barbara Carlotti, hier, au Café de la Danse, c'était tout ça avec pas mal d'ironie, du bon son, de l'émotion, du rire. C'est décalé, c'est théatral. C'est proche et distant, un peu déstabilisant. Toujours trop court et donc un peu frustrant.


Barbara Carlotti, ça serait plus simple si je n'aimais pas. Ecrire des horreurs c'est bien plus facile et bien plus drôle :
Première partie de Barbara : les pacemaker.
Ils ont chanté 8 titres. 6 fois le même et 2 autres... l'ensemble est un peu répétitif. Il est vrai qu'à deux sur scène, ils ne pouvaient pas compter sur les orchestrations pour différencier leurs morceaux.
Seconde partie :
Barbara Carlotti, robe bleu-vert canard avec des bretelles cuir marron et des bottines moches aussi. La robe c'est une pote styliste qui l'a faite spécialement pour le concert. On ne se méfie jamais assez de ses amis.
Fin de la première chanson "Cannes" suivi du désormais fameux "merci d'être venus si nombreux" cette fois-ci sans ironie aucune car aux 20 clampins présents à L'Essaïon en décembre, s'était joint une bonne centaine d'autres. Salle pleine donc et enthousiaste. Il faut dire qu'il y avait la famille. Assis entre tante Marguerite et tonton Gilbert, le concert semblait être la communion solenelle de la petite.

Titres du premier album et titres du deuxième premier album se sont joués pile poil comme sur le CD(pas le premier l'autre, le premier) pour ne pas déstabiliser le public qui ne doit pas aimer le changement. Entre les titres, petites interventions de Barbara toujours prononcées très détachées, bien articulées à deux à l'heure et dans les très graves :  "quuuuuuuui          m'ooooffreee           un    véééérrrreeeeee    ?"
Duo avec Jean-Pierre Petit sur "Charlie the Model" qui chante beaucoup moins bien qu'en studio, longue (ré)citation-interprétation d'Anaïs Nin au milieu d"Anaïs", petit sketch naturiste et lecture de Marx en prélude de "l'argent". Le naturiste, un messieur ayant eu le tort d'intervenir sur scène y restera ligoté, nu comme un ver durant les 5 derniers titres du concert.  Pas sympa  avec les copines, Barbara a choisi pour ce sketch un pote au demeurant fort sympatique mais bâti comme... enfin pas bâti quoi. Le pourquoi du comment de cette intervention décalée dans ce concert décalé reste définitivement un mystère.


C'est vrai que c'est plus amusant quand je fais comme si qu'on dirait que j'aime pas. Surtout que finalement tout ça c'est vrai aussi.

PS : Au rappel, un inédit "le chant des sirènes" qui sera, on l'espère,présent sur le prochain album.

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