"La vente du siècle", Brancussi, Picasso, Mondrian, Léger, émaux vénitiens, mobilier art Déco...La collection Yves Saint Laurent - Pierre Bergé"exposée" sous la nef du Grand-Palais attend d'être dispersée lors de la vente qui se déroulera toute la semaine prochaine. En attendant, la nef est ouverte au public jusqu'à lundi 13h00.
Les deux appartements du couple ont été reconstitués pour présenter ces 733 oeuvres telles que Saint-Laurent et Bergé les voyaient au quotidien. Malheureusement, la Nef n'est pas assez grande pour accueillir tous les visiteurs et l'attente est longue, très longue : 4 heures ce samedi midi...
Je n'ai pas eu le courage d'attendre. Je me suis contentée de photographier l'impressionnant portrait du couple affiché sur la non-moins impressionnante façade du Grand Palais.

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Le Théatre Bastille accueille Aurélie Leroux dans le cadre des soirées Hors-série.
Aurélie Leroux met en scène des échantillons de personnages de Tchekov et ne dit rien.
Tellement rien que je n'ai moi-même rien à en dire.
Tout ce vide me laisse sans voix.

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Le bal des Actrices est vendu par les journalistes comme un film docu dont on se demande sans cesse où est la vérité, où est le faux. Sans doute le seul fait que les actrices jouent sous leur propre nom suffit à les perturber.
Personnellement, j'y ai vu une série de portraits d'actrices mais à aucun moment je ne me suis demandé si les propos et postures tenus par les actrices dans le film sont ceux qu' elles tiennent dans la vie.
Les saynètes sont souvent très drôles et le jeu des acteurs excellent. Mais, le film souffre, comme beaucoup de films chorals, de survoler ses personnages. Et le liant (Maïwenn tourne un reportage sur la condition d'actrice) utilisé pour faire d' une série de sketchs un long métrage, est un peu léger. Du coup, dès la première scène excellente avec Maïwenn et un Joey Starr, parfait, on regrette un peu qu'ils ne soient pas le seul sujet du film.
Un film fait de bons (et très bons) sketchs me laisse toujours le regret des longs métrages que son auteur aurait pu en faire.

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A Rochefort, des sœurs jumelles, Delphine et Solange, respectueusement danseuse et musicienne, rêvent de vivre de leurs arts à Paris. Alors que les forains s'installent sur la place, Maxens, marin qui cherche son idéal féminin, s'apprête à partir en perm' à Nantes. Simon Dame qui tient la boutique de musique retrouve son ami Andy, célèbre musicien américain, Guillaume dans sa galerie se prend pour Niki de Saint Phalle. Madame Garnier, qui a eu par hasard ses jumelles puis Boubou, tient la brasserie où tout ce petit monde se croise ou se rate dont l'étrange Dutroux, un ami de Pépé.

On pourrait conter encore longtemps la liste des personnages et leurs multiples interactions de ce génial scénario. L'ingéniosité des dialogues, dont ceux en alexandrins de la scène du dîner des départs, leur humour et l'efficacité des textes des chansons, écrits par Jacques Demy,  la beauté des compositions et des arrangements de Michel Legrand. On pourrait disserter longtemps sur la beauté de Catherine Deneuve et de Françoise Dorleac, sur celle de leur voix (et l'incroyable ressemblance avec celles qui les doublent pour les chansons), sur la tonalité du rire de Françoise, sur la blondeur de Jacques Perrin, sur les pas de danse de Gene Kelly, sur ceux de Georges Chakiris, sur le joli chant de Danielle Darrieux, la seule qui chante vraiment, sur les chorégraphies parfaites, sur les couleurs chatoyantes, sur l'enchantement que procure ce film enchanté.

On pourrait aussi dire que Les Demoiselles de Rochefort est le film le plus magique au monde. Le film qu'on ne cesse jamais d'aimer. Le film qui se transmet de génération en génération. Le film qu'on ne se lasse jamais de commenter, de raconter, de citer, de chanter, de mimer. Le film qui fait pleurer à la fin, non pas parce qu'il est triste, mais parce qu'on voudrait qu'il dure toujours. Pour Françoise, Catherine, Danielle, Jacques, Michel, Gene...

Un film génialissime.

Date de sortie : 1967

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Elodie Lachaud a photographié New York à travers le pare brise d'un taxi.
Cela donne une quinzaine de photographies couleurs (et sépia). Des petits et grands formats tous rétroéclairés.
Ce rétroéclairage donne aux couleurs une vivacité étonnante. L'esthétique soignée jouent sur le contraste entre les couleurs particulièrement présentes, les noirs, les reflets dans la vitre, la buée et les gouttes de pluie. S'il n'avait le compteur qui tourne et l'oeil droit du chauffeur en reflêt dans le rétroviseur intérieur,
on s'imaginerait presque regarder New-York à travers la vitre d'un aquarium.
Un bel ouvrage à voir jusqu'au
1er mars 2009.
La Galerie W Eric Landau, 44, rue Lepic, est ouverte tous les jours de 10h30 à 20h00 et c'est gratuit !!

Pour voir le travail d'Elodie Lachaud vous pouvez aussi vous connecter sur son site :
http://www.elodielachaud.com/

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