"Les lys brisés" le nouvel album de Barbara Carlotti est arrivé dans les bacs.

14 titres dont 4 qui figuraient déjà sur l'album précedent et qui ont été réorchestrés.
L'album tient les promesses du premier opus et le concert à L'Essaïon où "les lys..." avaient fait leur première apparition.
On retrouve cette voix reconnaissable entre mille et cette atmosphère un peu sixties si particulière.
Les titres qui marquent d'emblée : "Les lys brisés", "d' accord", "silence", "une rose pour Emilie" (reprise des Zombies), "Charlie the model", "Mélodie de la dernière pluie", "mon corps alangui", "la nuit des amants", "trop tard" et surtout la mélancolique "rien ne presse", les quatre morceaux de "Chansons" réorchestrés même les chdong de la guitare sur "peu importe" manque un peu. Ca fait les 14 ça non ? 



Complément critique :
après plusieurs écoutes, me viens un regret : celui de la simplicité orchestrale et la guitare qui régnaient sur le 1er album. Ici, les basses se font discrétes, les instruments se multiplient et les orchestrations sont plus convenues. Ca reste très bien mais moins très bien à mon goût. 

 

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Hier soir, à la Fléche d'Or, Julie B Bonnie est montée sur scène.
Julie B Bonnie est auteur, compositeur, interprète. Avec sa jolie voix douce et solide, ses guitares, son violon et sa pédale sampler, elle a tenu la scène seule pendant 3/4 d'heure :
de l'énergie, de la sensibilité, des textes soignés et des compositions bien pensées, une vraie musicienne, une belle interprète.

Alors, ô toi Pascal Nègre, Valéry Zeitoun ou toiaaa patron de l'ombre, grand manitou de la musique égaré sur ce blog,
Si tu cherches un talent pour éclairer ton label, sur le site de Julie tu iras
Si tu fais bien ton boulot, la voix de Julie tu reconnaitras
Si tu n'es pas sourd, Julie tu signeras


http://www.juliebbonnie.com/

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OSS 117, c'est tout d'abord un parfait hommage aux films d'espionnage des années 50. Un mix des "James Bond" de Sean Connery et des films de Hitchcock. Hazanavicius reprend les recettes esthétiques du filmage des années 50 : les couleurs un peu passées du technicolor, les cadrages, le générique très graphique... 
OSS 117, c'est ensuite un grand détournement. Un copié-collé d'un film de l'époque dont les spécificités et les travers sont amplifiées : héros macho et toujours en quête de conquête, dialogues métaphoriques incompréhensibles entre espions, méchant forcément petit et nazi caché dans une crypte, population locale arrièrée sauvée par l'occident...
Jean Dujardin est excellent tant dans l'hommage que dans la parodie. Il relève l'improbable défi d'interpréter tout à la fois la classe du héros séducteur et la bêtise du français colonisateur, homophobe et machiste. Il est simplement parfait dans le rôle. C'est un humour très français, pas toujours fin mais jamais grossier, drôle jusque dans les détails.
De quoi faire un excellent film si ce n'était ce scénario sans intéret, ni enjeu. Les scénaristes se sont surtout attachés au détournement et à ses gags. Malheureusement, si cela suffit dans un premier temps, le principe s'essoufle. Une intrigue digne de ce nom permettrait de garder l'intérêt du spectateur jusqu'à la fin.
Aussi, Bérénice Béjo fait bien pâle figure face à la tornade Dujardin. Elle ne fait pas du tout d'époque et n'a ni la classe, ni la distance qu'exige son personnage. On est à mille lieux des Audrey Hepburn et Grace Kelly dont elle dit s'être inspirée.

 

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Dans ce Pygmalion, apparait Daniele Lebrun. Comédienne formidable sur les écrans et au théâtre. Une de ces personnalités qui sans premier rôle, texte particulier, volent la vedette aux personnages principaux. Impression étrange que la lumière n' est plus que sur eux laissant les autres dans l'ombre.

Toutefois, Barbara Schulz qui interprête Elisa Doolitle (Audrey Hepburn chez Cukor) est excellente de nuances, tant en petite marchande de fleurs gouailleuse qu'en jeune fille modèle. Nicolas Vaude est une parfaite tête à claques telle que l'exige le rôle du Professeur Higgins. Peut-être un peu trop : il est difficile de s'attacher au personnage. Henri Courseaux joue le gentleman colonel Pickering avec un certain bonheur. La mise en scène, classique, paye, notamment lors d'une dernière apparition de Barbara Schulz à la toute fin assez romantique. Une curiosité : les mouvements de décors (un rangement en portefeuille très astucieux - 3 lieux en tout)  sont chorégraphiés et effectués à découvert.

Quant à la pièce elle-même, elle a quelque peu mal vieillie.
Si  Bernard Shaw n’est pas tendre avec la société de son époque, férue des apparences, il donne une image de la femme qui n'est pas très reluisante puisque finalement amoureuse de son Frankenstein. Abstraction faite de ce point, Pygmalion est un bon divertissement  : 2h20,qu'on ne voit pas filer.




Ci -contre Daniele Lebrun pour ceux qui ne verraient plus très bien de qui il s'agit.

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Le grand public a fait sa connaissance au 1er trimestre 2005, alors qu'elle est retenue en otage en Irak, enlevée avec Hussein son fixeur, lors d'un reportage à l'université de Bagdad. Le visage de Florence Aubenas, journaliste à Libération, apparaît alors dans les médias, est tagué dans les rues, affiché sur le fronton des institutions. Libérée après 157 jours de détention, Florence Aubenas revient et répond aux interviews souriante et heureuse d'être libre. Impressionnante.

Elle se lance dans la réécriture d'un livre débuté avant sa privation de liberté, un livre sur une affaire qui secoue la France, l'Affaire d'Outreau. Dans "La Méprise", Florence Aubenas se penche sur chaque protagoniste, chacun enfermé dans une vie de violence, dans les fantasmes des adultes, dans une incarcération arbitraire, dans le rêve d'une grande affaire... Les criminels, les enfants violés, les innocents accusés, le jeune juge d'instruction comme envouté... Aubenas trace le portrait d'un quartier et des protagonistes, adultes et enfants, citoyens lambda et représentants de l'ordre. Elle décrit leur rôle, celui qu'ils ont tenu et celui qu'ils leur a été attribué, la folie qui semble avoir gagné ceux qui ont sur eux droit de vie ou de mort, le tout avec une précision, non dénué d'humanité mais sans concession. Elle a eu accès au dossier est retranscrit fidèlement les mots tenus par chacun. Ce qu'elle écrit dit beaucoup sur la misère humaine, la difficulté de vivre une vie simple à côté de ceux qui possèdent encore moins, la force de la volonté de vouloir exister d'une façon ou d'une autre, le poids d'une société qui dicte ses lois sans nuance. Une humanité folle où toute la bonté du monde peine à prendre prise.

 

 

 

 

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