Après une visite du Caire dans les années 50,  on retrouve OSS 117 à Rio en 1960.

Mêmes qualités et défauts que dans le premier opus, à l'exception majeure que les qualités comiques tenaient surtout sur l'effet de surprise qui évidemment est moins efficace sur le deuxième numéro.
Le défaut principal demeure l'absence d'un scénario qui tienne la route et qui pourrait vivre au delà même de la caricature. Du coup, l'ennui se fait souvent sentir, le seul intérêt restant la prestation de Dujardin, excellent là encore.

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© Isabelle Dujardin

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A Londres, en 1950, Vera Drake, heureuse de vivre, bonne comme le bon pain, soucieuse du bien être de tous, fait le ménage en chantonnant chez des bourgeois. Vera aide aussi gracieusement les femmes enceintes contraintes d'avorter et qui n'ont pas les moyens de payer les services d'un médecin compréhensif.

Mike Leigh poursuit son étude de la famille et des rapports parents-enfants avec le sujet de l'avortement à une époque où celui ci était un crime. Il ne manque pas de souligner l'hypocrisie d'une société dont comme l'écrivait Balzac "les lois sont comme des toiles d'araignées à travers desquelles passent les grosses mouches et où restent les petites". 

Imelda Staunton est inoubliable dans le rôle de Vera Drake.

Lion d'or et prix d'interprétation féminine Venise 2004

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Au théâtre de la Colline,  Alain Françon nous propose La Cerisaie, pièce en quatre actes d' Anton Tchekhov. La Cerisaie est la propriété de Gaev et Lioubov qui couverts de dettes doivent faire face à l'inévitable : la destruction par la vente de la propriété familiale. Nous vivons avec eux le difficile travail d'acceptation de la perte, la fin de l'insouciance feinte ou réelle et la chute d'une vie aristocratique que bousculent les évolutions sociales en ce début de 20ème siècle.
Dés le lever de rideau, la magie opère : décor majestueux sur une longueur de scène impressionnante, lumière superbe en clair obscur - le jour se lèvera doucement tout au long de ce premier acte. Nous voici illico transportés dans la Cerisaie. Les comédiens entrent en scène et installent progressivement leurs personnages. C'est joyeux car il s'agit de retrouvailles où l'insouciance règne encore. Puis, au fil des actes la gravité s'immisce même si les personnages centraux s'en défendent.
A chaque acte, nous est offert un nouveau décor majestueux
et une lumière magnifique. Les costumes parfaits nous plongent dans l'époque avec discrétion. Les acteurs sont exceptionnellement justes : Didier Sandre, Dominique Valadié, Jean-Paul Roussillon, Jérôme Kircher, Philippe Duquesne... Vingt comédiens au total.
Ça marche d'un bout à l'autre. Tout semble parfait, à la fois beau, drôle et émouvant.
La magie opère pendant 2h15.

A voir sans hésiter jusqu'au 10 mai.

 

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Stanislas Previne, sociologue, prépare une thèse sur les femmes criminelles. Il rend visite, en prison, à Camille Bliss. Celle-ci lui raconte sa vie qui est parsemée de morts.

Une belle fille comme moi fait le portrait d'une femme écervelée qui a toujours été maltraitée par les hommes, qui en retour abusait d'eux et su chaque fois s'en séparer avec des méthodes peu orthodoxes.

Truffaut se lance dans un registre burlesque inattendu dans sa filmographie. Il conte cette histoire avec un double mécanisme. Tout d'abord, le huis clos entre Camille et Stanislas particulièrement réussi grâce à Bernadette Lafond, magistrale, et André Dussolier génial en type coincé émoustillé. Puis les flash back illustrant le récit de la criminelle avec des seconds rôles tous réjouissants (Philippe Leotard, Guy Marchand, Charles Denner, Claude Brasseur). Les dialogues dits par Bernadette Lafond sont croustillants.

Le film, pas vraiment réussi, pas vraiment raté, vaut surtout pour ses excellents comédiens.

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