Un cinéaste, aujourd'hui aveugle, nous fait le récit de son histoire d'amour romanesque et tragique avec la maîtresse d'un riche homme d'affaires.

Dans Étreintes Brisées, il est bien sûr question de cinéma, le cinéaste tournant un film avec sa bien aimée. Un film dans le film. Beau terrain de jeu pour un cinéaste. Et curieusement, Almodovar filme toutes les scènes de cinéma avec un immobilisme tel qu'on y voit du théâtre. La construction du récit est assez poussive. L'ensemble est lent et s'étire dans la longueur (2h09).

Malgré de nombreux éléments intéressants et même réjouissants, le film est suranné, tant dans sa réalisation que dans sa palette de couleurs, ses décors. Ce kitschissisme est génial quand il est accompagné de l'humour et de l' autodérision d' Almodovar. Sans, on n'est pas loin de tomber dans le ridicule. Étreintes brisées manque cruellement d'humour à l'exception des cinq dernières minutes absolument irrésistibles. Cinq minutes consacrées au film dans le film. Un auto-hommage à "Femmes au bord de la crise de nerf". Drôle, pétillant, un brin grossier et vif.
 

 

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Quand les étudiants communiquent dans le métro ils détournent les recettes de la RATP :

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En ce mois de mai, Jérôme Mesnager investi les vitrines des commerçants de la rue des Pyrénées.

Deux Corps blancs pour le boucher-charcutier
























 et un pour le fleuriste :

Plus d'infos sur le street art sur le blog ArtStreetic.

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1977, Stella, 11 ans, vit avec ses parents qui tiennent un bistrot dans une banlieue populaire de Paris. Elle intègre un collège parisien.

Sylvie Verheyde raconte sa drôle d'enfance/adolescence entre famille d'un milieu populaire et copines de collège mieux loties. Le déterminisme social est au coeur de son récit.

Le contraste entre la petite voix de Stella (Elora Barbara, craquante) et sa description de ce, et ceux, qui l'entourent, de ses doutes et de ses sentences est d'une grande efficacité.

Les scènes dans le bistrot sont particulièrement réussies. Et la réalisatrice filme aussi particulièrement bien l'ennuie et l'immensité des lieux (le collège, les rues de Paris...) dans lesquels est plongée la petite. La B.O. faites de tubes de l'époque accentue l'effet nostalgique. La musique électro de Nousdeuxtheband apporte une note de douceur réconfortante.

Karole Rocher et Benjamin Biolay sont parfaits dans le rôle des parents. A leurs côtés,Thierry Neuvic, Guillaume Depardieu et les jeunes comédiennes, copines de Stella, sont très bien aussi.

Beau et touchant.

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La cinémathèque présente jusqu'au 2 août une exposition consacrée à Jacques Tati.
Drôle, ludique et très graphique, l'exposition est particulièrement fidèle à l'univers du cinéaste.
La scénographie créée par Macha Makeïeff extrêmement coloréedonne la part belle à"Mon Oncle" et "Play Time" dont les identités visuelles sont sans doute plus marquées que dans les autres films.
Des écrans proposent
des itw de Tati, les meilleurs gags issus de ses films mais aussi des extraits des films des maîtres du burlesque qui ont influencé son travail.
Les objets les plus emblématiques utilisés dans ses films sont aussi présents ainsi que l'Oscar reçu pour "Mon Oncle" et le César remis pour l'ensemble de son oeuvre.
Le tout est parfaitement orchestré dans une ambiance féérique. Les visiteurs se croisent un sourire XXL aux lèvres.
Seul bémol, l'absence d'espace laissé au son, acteur fondamental de l'oeuvre de Tati.
Un auditorium présentant le travail de fourmi qu'effectué Tati dans la recherche du meilleur "bruit" aurait été bien venu.
"Jacques Tati, deux temps, trois mouvements" n'en est pas moins une exposition enchanteresse qui raviera les fans.
Pour les autres ce sera l'occasion de découvrir de façon ludique le travail d'un artiste incroyablement inventif et drôle.

* On s'interroge sur la réaction de Jacques Tati, chroniqueur génial du ridicule dans nos sociétés, face à la bêtise de la régie publicitaire de la RATP et de la SNCF qui ont remplacé sur l'affiche de l'exposition la célèbre pipe de Monsieur Hulot par un moulin à vent...

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