En arrivant tranquillou, ce soir, à la Maroquinerie, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une file d'attente sur le trottoir de la rue Boyer. Moi qui pensais que Bensé était une jeune artiste quasi inconnu de tous comme de moi-même... au premier regard, le diagnostic tombe imparable : ça sent le fan club.
Et en effet, c'est une salle très chaude, en attente, prête à donner et à recevoir, qui entrera en communion avec Bensé. Toute la soirée le public debout comme un seul homme reprendra en choeur les refrains (et aussi quelques couplets) du répertoire Benséin. J'avais comme qui dirait un sacré train de retard...
Bensé, sans doute lui aussi un peu surpris par ce triomphe, était aux anges, qualifiant cette soirée de plus belle de sa vie.
C'est vrai que c'était sympa tout ce bonheur sur scène et dans la salle.
Par contre, côté répertoire ça m'a moins plus. Non pas que ce soit mauvais, mais l'impression d'avoir déjà entendu ces mélodies 10 fois ne m'a pas quitté de la soirée. Et ce ne sont pas les textes sans intérêt tant par le fond, que par la forme qui me convaincront.
Alors, il y a bien eu le duo avec Rose (sa bien aimée) qui était mignon tout plein, y'a bien eu un titre seul à la guitare qui était au-dessus du lot... Mais, il faut bien le dire, je n'ai rien trouvé de nouveau sous les cordes Benséennes.
Alors, tout de même, il faut saluer cette belle énergie sur scène et cet immense plaisir d'y être qui indéniablement habite Bensé.
C'est sympathique et ça peut suffire à vous faire passer une bonne soirée.
Pour ce qui est de l'écoute de l'album sur une platine à la maison, ce sera sans moi.


PS : en première partie Moja (?), très jolie voix et un répertoire entre Asia et Ayo. Sympa mais là aussi trop souvent entendu.

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Le Point Virgule présente du mercredi au samedi à 21h15, le chroniqueur de France Inter, ex-Fous du Roi, Régis Mailhot.

Pendant 1h15, le comédien, seul en scène, enchaîne les saillies d' humour avec pour sujet de prédilection la politique et les maux de notre société. On note quelques bons mots même si l'originalité n'est pas toujours au rendez-vous. On remarque aussi quelques commentaires satiriques se référant à des événements un peu trop lointains et déjà bien trop commentés pour être encore amusants. La belle présence scénique du comédien nous offre tout de même de bons moments et puis selon l'aveu même de Régis Mailhot les soirs se suivent et ne se ressemblent pas ; son texte variant en fonction de son humeur et de l'actualité. Un autre soir eu peut-être était mieux ?

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Les Shearwater présentaient le 12 septembre dernier leur 5ième et nouvel album "Rook".
La musique des Shearwater, c'est une folk assez rock et particulièrement lyrique. Lyrisme des envolées mélodiques et surtout de celles vocales de leur leader-chanteur Jonathan Meibourg.
Les Shearwater sur scéne c'est une belle présence scénique, des arrangements riches et de  belles harmonies.
Un bon moment donc même si le lyrisme vocal de Meibourg peut lasser un peu. 

 


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Forrest Gump, originaire d'Alabama, assis sur un banc, raconte à des inconnus son incroyable existence.

"La vie est comme une boîte de chocolat : on ne sait jamais sur quoi on va tomber", cette réplique devenue culte qui ouvre le film résume parfaitement la vie de Forrest Gump qui traverse et pose son regard innocent sur l'histoire des États-Unis du 20e siècle. Du déhanchement décadant d'Elvis Presley à John Lennon, de Wallace aux Kennedy, de la guerre du Vietnam aux black Panthers, de l'amour libre des beatnik au SIDA, du football américain au ping-pong, des crevettiers à Apple, tout cela au rythme des assassinats ou tentatives d'assassinats des présidents, Forrest, sa bonté et ses 70 de QI traversent la vie avec un succès insolent, sorte d'american dream idéal. En parallèle, on suit le parcours de Jenny, son amie d'enfance, victime d'inceste, pour qui la vie ne sera jamais facile et qui représente une autre vision de l'Amérique.

Le film est à la fois très drôle (humour noir compris), tendre et émouvant. On a beau l'avoir déjà vu 10 fois, il fonctionne toujours autant. Tom Hanks marque et a été marqué par le rôle à jamais. Robin Wright, Sally Field et Gary Sinise sont également excellents.

Forrest continue de courir pour notre plus grand plaisir.

Modifié le 23 février 2026 :  A voir en replay sur TF1+

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Jusqu'au 14 septembre, la MEP propose une rétrospective du travail d'Annie Leibovitch.
Photographe Américaine, elle est l'auteur pour Vanity Fair, Vogue et Rolling Stone... de célèbres portraits de personnalités dont par exemple la fameuse photo de Demi Moore enceinte. Présentés en grand format, ces portraits côtoient de trop rares clichés pris au JO de 1996, au Rwanda pendant le génocide et en ex-Yougoslavie. Ces oeuvres professionnelles sont accompagnées de photos privées, petits formats, souvenirs de voyages, de son père mourant, de ses enfants et de sa compagne, l'écrivain Susan Sontag, malade et agonisante.


Si les portraits accrochent le regard et séduisent, si les clichés d'actualité marquent, l'insertion des photos privées accrochées sans logique particulière, ni thématique, ni chronologie, ne touchent pas et intéressent peu.
Ainsi, impossible de faire le lien entre les étapes de la vie privée d'Annie Leibovitch et l'évolution de son travail artistique. Quel intérêt porter à ces photos qui ne disent finalement rien du travail de l'artiste ?


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Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

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