Giovanni, psychanalyste, Paola, éditrice, et leurs deux enfants adolescents, Andréa et Irène, vivent heureux. Jusqu'au jour où Andréa est victime d'un accident de plongée.
Emouvant sans être larmoyant, La chambre du fils a été conçu, tant dans le dessin de ses personnages, dans l'écriture de son scénario et de ses dialogues que dans sa réalisation, sous le signe de la délicatesse.
La Maroquinerie est par sa taille et sa convivialité l' écrin idéal pour une rencontre au plus près des artistes. Peter Von Poehl l'avait choisi pour 5 concerts en ce début de juillet. Parsemées des morceaux phares de son premier album, ces soirées ont été aussi l'occasion de présenter et tester les titres qu'il enregistre actuellement pour son prochain LP (sortie prévue en octobre). Sans surprise quand on connait le talent de l'artiste, ces morceaux ont aussitôt emballé le public. Mélodies idéales et orchestrations chiadées semblent à l'instar de l'album précédent au rendez-vous. Nous (moi et moi-même) ne dirons jamais assez qu'il faut aller voir les artistes en concert. Et plus particulièrement Peter Von Poehl qui en plus de sa belle et entraînante musique (réorchestrée plus rock pour l'occasion) y propose son sourire XXL, son humour décalé et son français au parfait accent suédois. C'est bien simple, après un concert de Peter Von Poehl, on se prend à aimer le monde entier.
Le 30 août 1997, Lady Di meurt dans un accident de voiture. C'est aussi le jour où Amélie, serveuse au Deux moulins découvre dans une des plinthes de sa salle de bain, une boîte de souvenirs ayant appartenu à un petit garçon qui habitait l'appartement dans les années 50. Elle part à la recherche de Dominique Bretodeau.
Un père maussade qui vit à Enghien, une hôtesse de l'air et son chat, un homme de verre qui peint sans cesse le déjeuner des canotiers de Renoir, Madeleine Wallace, la concierge qui pleure comme son nom l'indique, Collignon l'épicier méchant, Lucien son jeune employé souffre douleur, Georgette, l' hypocondriaque, Hipolito, l'écrivain raté, Joseph, le client maladivement jaloux, Suzanne la patronne du bar ex-écuyère, Nino Quincampoix, qui a grandit aux Batignolles, tous ces personnages sont interprétés par des comédiens magnifiques : Rufus, Armelle, Serge Merlin, Yolande Moreau, Urbain Cancelier, Jamel Debbouze, Isabelle Nanty, Artus de Penguern, Dominique Pignon, Claire Maurier, Mathieu Kassovitz... mais aussi Michel Robin, Maurice Benichou, Claude Perron, Clotilde Mollet.
Les grands yeux noirs, la bouille charmante et rigolote d'Audrey Tautou, son jeu facétieux font merveille dans l'interprétation de ce personnage qui fuit la réalité et manigance pour embellir la vie de son entourage.
La richesse du scénario et des dialogues qui sont truffés de références, d'astuces et de clins d'oeil charmants ou carrément drôles, les caractéristiques des personnages à la fois touchants et hilarants, la mise en images aux couleurs rouge et verte exacerbées sous filtre jaune, la voix d'André Dussolier, la musique de Thomas Fersen... tout ici enchante.
Ce film foisonnant dont on découvre à chaque visionnage un détail qui nous avait jusque là échappé est un plaisir sans cesse renouvelé.
La phrase du film toujours d'actualité : " Les temps sont durs pour les rêveurs."