Il est vrai que je ne suis pas une grande fan du répertoire de Tom Waits.
Mais tout de même, je ne me suis jamais ennuyée autant en écoutant ses compositions.
L'album de Scarlett Johanson est d'un ennui mortel.
Même sa voix qu'on avait pourtant pu apprécier sur une reprise de Summertime (écouter ici :  http://zabouille.over-blog.com/article-7338886.html) est, ici, sans intérêt, monocorde, écrasée, synthétisée, déformée par la reverbe dont le réalisateur use et abuse.
Les instruments eux-mêmes n'ont aucune âme, comme dépouillés de tout semblant de vie par l'ordinateur Roi. Alors, évidemment tout est question de goût. Mais pour moi, c'est définitif, ce genre d'arrangement électro-robot m'insupporte et m'ennui au plus haut point.

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Je ne me souviens pas avoir autant rit en lisant qu'en dévorant le livre "Gamines" de Sylvie Testud.

C'est irrésistiblement drôle, attachant et émouvant, aussi, un peu. Ce n’est pas de la grande littérature, mais l'écriture alerte et la fraîcheur du ton vaut bien plus que 90% de la production actuelle.
Livre de Poche propose désormais ce livre au prix de 6€.

Tout bien réfléchit, la dernière fois que j'ai ris, presque autant, c'était déjà à la lecture de livres de Sylvie Testud...


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Sentiment étrange à la sortie du cinéma. Ni déçue, ni conquise par ce curieux "Conte de Noël". Aucun ennui ressenti pendant ces pourtant 2h30 grâce à des comédiens au meilleur de leur talent à commencer par Matthieu Amalric et Emmanuelle Devos mais aussi Jean-Paul Roussillon et Catherine Deneuve. Grâce aussi à des dialogues assez percutants. 
Le scénario est riche, très riche peut-être trop. Difficile d'accorder à ces personnages aux caractères forts et à leurs histoires personnelles et collective suffisament d'intérêt. La concurrence est trop rude. La mise en scène est fourre-tout comme si Desplechin voulait s'essayer à tous les effets, refusant de choisir. Aussi, le montage manque cruellement de fluidité, l'enchainement des scènes est souvent brutal. Comme pour accentuer le malaise... Moment surprenant toutefois : une scène d'amour avec Chiara Mastroianni sur fond de clavecin qui évoque instantanément le style de Truffaut dont Desplechin admire tant l'oeuvre.
"Un Conte de Noël" bien malin finalement puisqu'il qu'il plaît et déplait tout à la fois.

 

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En voyant Jack Penate chez Manu Katché hier soir sur l'excellente Arte (chaine publique intelligente et sans pub. Tu vois Nico., inutile de perdre du temps et de l'argent à essayer de la créer. Elle existe déjà....), je me suis souvenue que j'avais omis de parler de son bel album "Matinée".
A la fois pop, folk et rock avec un peu de ska, et quelque chose de Morrissey, des Clash, mais aussi de Kenziah Jones, Jack Penate nous entraine sur des mélodies imparables et sur des rythmes qui poussent à la danse ou plutôt aux sauts de cabri. 
Rien n'est à jeter dans cet impressionnant premier album. Chaque titre enchante.

Cette  "matinée" annonce de nombreuses heureuses années.


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Poncho orange sur fond noir, noir de l'immaculé décor, noir comme les tenues des choristes percussionnistes du corps. Orange et noir, folie et discipline.
La discipline, indispensable à l'Art du claquement de doigts, du frollement des étoffes et des peaux, du claquement de langue et autres bruits de bouche.
La folie de Camille qui en déborde.
5 choristes-"percussionnistes", 2 human beatboxes et une nana du genre sale gosse entrainent le public dans le miracle de la musique des corps.
Difficile de réaliser qu'aucun instrument de musique traditionnel n'est en action (à part le piano qui intervient peu). Et puis, il y a la voix de Camille. Une voix parfaitement maitrisée de la cave aux plus hauts cieux. Un élément impressionnant de plus, dans cette broderie, ce travail d'une précision d'orfèvre. 

La première partie du concert se déroule enchainant merveilles du deuxième et troisième album. Pas un mot pour le public, de toutes façons déjà conquis et bouillant, partagé entre le besoin d'une écoute quasi religieuse et le violent désir d'acclamer. Trois quart d'heure de pure bonheur où le génie de Camille et sa troupe prend toute sa place. 
Puis, Camille s'adresse au public pour la première fois et lance un bonsoir qui sera le signe du commencement d'une autre forme de concert. A la fois déconnante et concentrée, souriante mais ferme menant le navire, Capitaine-chef d'orchestre à la partition précise, elle ne cessera d'encourager le public à prendre part à la création des chansons plus rythmées qu'en première partie et donc plus enclines à accueillir la participation du public. A partir de ce moment, le concert perd un peu de cohérence et devient un fourre-tout mélant l'exceptionnellement bon et le "simplement" distrayant. Les 2 human beatboxes s'affrontent en un duel impressionnant sous les encouragements et pas de danse tribale d'une Camille survoltée, les titres plus boum-boum du dernier album prennent la plus grande place, Camille nous offre un fabuleux "14 septembre" réorchestré en messe puis invite son cocker en un surprenant et très drôle duo de 30 secondes et clôt avec sa troupe ces 2 heures de concert en communion avec le public, au plus prés de la fosse et sans micro, sur "Paris" (et ceci dans une robe noir dont le dos décolleté ferait même rougir Mireille Darc qui en a connu d'autres). 

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