Sur scène deux couples James et Stella, Bill et Harry. James débarque chez les seconds pour se confronter à Bill, persuadé que celui-ci a une relation avec Stella.
Ludovic Lagarde propose une mise en scène précise et d'une grande richesse. La scénographie partage la scène en deux espaces, l´appartement de Stella et James et la maison de Bill et Harry avec son escalier qui semble mener vers une  soumission consentie. La musique (entre jazz et Boulez) qui souligne sans excès le moment, les costumes et les perruques qui éclairent la psyché des personnages, les masques mystérieux et inquiétants... chaque élément accompagne parfaitement la part étrange de la pièce, son interrogation sur la vérité et le mensonge, sur la réalité et l'imaginaire, sur la prise de pouvoir dans le couple. Le texte de Pinter joue sur toutes les tonalités, du polar au drame domestique, en passant par l´etude sociologique non dépourvue d´humour. L' écriture au phrasé saccadé, qui laisse place à des silences confondants, est merveilleusement servie par Micha Lescot, Mathieu Amalric, Laurent Poitrenaud et Valérie Dashwood, tous les quatre remarquables.

Quelle liberté Ludovic Lagarde laisse t-il à ses comédiens ?

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En Hautes-Savoie, l'usine où Cédric travaille va être rachetée par un fonds d'investissement anglais entraînant des licenciements.

La réalisation et l'écriture du récit manquent de finesse, tout est manichéen. Malgré le talent des interprètes, Pierre Deladonchamps, Grégory Montell, Laetitia Dosch, Finnegan Oldfield, Marie Denarnaud,... de nombreuses scènes sonnent faux. Le récit grossier, lourdingue, se perd dans l'anecdote et ennuie souvent.

N'est pas Stéphane Brizet qui veut. 

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Dans les Pyrénées, deux amis organisent des randonnées à cheval à travers la montagne pour des touristes en mal de nature.

Le concept n'est pas nouveau : un groupe de personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent confrontés à vivre ensemble des moments compliqués. Les embûches et situations cocasses sont généralement propices à des moments de rires. Sauf qu'ici les évènements et les névroses des personnages sont plus pathétiques ou agaçantes que drôles. Et que les situations ne sont pas exploitées, le récit écrit à la truelle. D'un autre côté le propos n'est pas suffisamment puissant pour susciter l'intérêt. Le film ennuie rapidement.

Il reste Pio Marmai et Philippe Rebbot déchaînés. Le reste du casting fait ce qu'il peut avec la partition qu'il a à jouer.

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James Thierrée présente son nouveau spectacle au théâtre du Châtelet. Que les amateurs des envolées lyriques du comédien-circassien et de sa troupe soient prévenus : le James Thierrée de Room commence sa mue. Un corps qui ne peut plus tout à fait assumer les acrobaties incroyables de virtuosité ancre de plus en plus au sol l'artiste. Thierrée y voit l'occasion de s'ouvrir à d'autres modes d'expression. Pour la première fois dans une de ses créations, les personnages parlent de façon compréhensible et James Thierrée y incorpore des chansons.

Quant au propos du spectacle, de l'aveu même de James Thiérrée, il n'y en a aucun. Pas de ligne conductrice, pas de cadre. Pourtant, depuis la salle, il nous semble percevoir une mise en abîme des affres de la création, la perte d'inspiration, les cauchemars qui réveillent l'artiste à la veille d 'un spectacle, les questions existentiels qui naissent du travail du créateur, l'obsession de bâtir, la nécessité de faire sens.

Sur scène, un architecte-metteur en scène (James Thierrée) et son assistant (Alessio Negro) travaillent sur des plans pour bâtir The Room, habiller et occuper l´espace, faire spectacle. De hautes parois de murs, jusqu´ici au sol seront dressées à différents moments du spectacle, virevoltant, pour composer un cadre jamais satisfaisant. Entre-temps, une dizaine d´artistes comédiens, chanteurs (dont Sarah Manesse qui impressionne particulièrement), musiciens barrés (dont Anne Lise Binard très drôle) et accrobates (dont Ching-Ying Chien, impressionnante) se lanceront dans des saynètes folles où l'on croisera un lézard aux allures de Spider-Man, un frelon, une psy hystérique, un ballet de mannequins... La musique, depuis toujours très présente, est ici jouée live et James Thierrée chante. Le spectacle se fait et se défait ainsi laissant voir l'arrière des décors, les machinistes.

Pendant 1h45, le "n´importe quoi", dénoncé par le créateur lui-même, enchante.

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Prix d´interprétation masculine : Koji Yakusho dans Perfect Day de Win Wenders

Prix d´interprétation féminine : Merve Dizdar dans Les Herbes Sèches de Nuri Bilge Ceylan

Prix du scénario : Sakamoto Yuji pour Monster de Hirokazu Kore-eda

Prix du Jury : Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki

Prix de la mise en scène : La Passion de Dodin bouffant de Tran Ang Hung

Grand Prix : The Zone of Interest de Jonathan Glazer

Palme d´Or : Anatomie d´une chute de Justine Triet

 

Camera d´Or : L´Arbre aux Papillons d´or de An Pham Thien

Palme d´Or du Court Métrage : 27 de Flora Ana Buda

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