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Alors qu'il joue sur la plage Sosuke, 5 ans, trouve un poisson rouge/clown coincé dans un pot de confiture. Il l'adopte et lui donne le nom de Ponyo. Mais Ponyo est bien plus qu'un simple poisson.
De tous les films de Miyazaki, Ponyo sur la falaise est peut-être celui où l'extrême précision de la reproduction de la gestuelle des enfants est à son apogée. C'est un plaisir de voir Sosuke se déplacer, se gratter le bras quand il est soucieux, remonter son short quand il entre dans l'eau... Il en est de même pour les mouvements et les expressions craquantes de Ponyo, mi-poisson, mi-petite fille, et ceux des personnes âgées.
L'histoire fantastique, entre mythologie et écologie, présente de magnifiques images sous marines avec poissons majestueux ou facétieux, explosions de couleurs et de formes.
Les péripéties sont haletantes et bien moins effrayantes que celles de ses films précédents. Et l'histoire fait place à de nombreux moments drôles servis par de savoureux dialogues. La solidarité, l'amour et la tendresse règnent en maître et font de Ponyo sur la falaise une des oeuvres de Miyazaki les plus accessibles pour les jeunes enfants.
Mise à jour le 1er janvier 2026
Ozon adapte la pièce de boulevard « Potiche » rendue célèbre par Jaqueline Maillan. L’histoire se passe en 1977 et met en scène Suzanne Pujol, femme au foyer soumise et héritière d'une usine de parapluies dirigée par son mari Robert. Suite à une grève du personnel, Robert tombe malade laissant à contre cœur sa place de dirigeant à Suzanne.
Eric Lartigau met en images l'efficace livre de Douglas Kennedy . Le film est particulièrement bien réalisé. L'image est belle et certains plans sortent de l'ordinaire. L'interprétation est excellente jusqu'à celle des enfants dont les scènes sont particulièrement réalistes et touchantes. Marina Foïs prouve une fois encore qu'elle a la carrure d'une comédienne de tous les registres, Eric Ruff, méconnaissable pour qui l'a vu chez Tchekhov, est parfaitement antipathique, Niels Arestrup est excellent comme d'hab', Catherine Deneuve formidable, merveilleuse, la Grande Deneuve quoi. Enfin Romain Duris qui porte le film et le rôle principal nous emporte envers, contre tout, et malgré tout car bien que les qualités ne manquent pas, le film scindé en deux parties est assez inégal. La première partie située en France est particulièrement réussie. Rythmée, riche en événements et en jeu d'acteurs, elle donne envie de voir la suite. Cependant, à la seconde partie, correspondant au changement de "vie" de Romain Duris, on décroche peu à peu. Alors que le héros doit fuir, que la tension monte, la réalisation s'essoufle et ralentit.