Gwenael Morin met en scène, au théâtre Bastille, Introspection de Peter Handke une pièce parlée dont toutes les phrases commencent par "je". Ce monologue à la première personne confesse les évolutions, régressions, mutations, déceptions, révolutions d'un Homme de sa naissance jusqu'à sa présence devant nous au théâtre. Ecrite à l'origine pour être dite par deux comédiens , un homme et une femme, Introspection est ici interprétée par 8 comédiens (4 filles, 4 garçons). Dispositif qui souligne sans doute l'universalité de ce "je".
Alignés debout, au plus près du public, quasi-immobiles pendant toute la pièce, les comédiens déclament leur texte en choeur, s'offrant à quelques rares moments le plaisir de le dire à deux ou seul ou de rompre les phrases ou les mots. Dans la première partie de la pièce, ce dispositif sert particulièrement bien la musicalité du texte, son écriture cadencée rendant l'ensemble hypnotique. Si dans la seconde partie, la magie opère moins bien, les comédiens criant un peu trop, on reste marqué par l'efficacité de la première partie.
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Le film s’ouvre sur un générique rythmé et coloré qui évoque Truffaut et Demy. L’ambiance 50-60 est plaisante et ces 3 premières minutes nous placent sous les meilleurs hospices. On déchante vite avec l’apparition de Ludivine Sagnier qui ne nous quittera plus pendant une heure. Elle bouge faux, elle parle faux, elle sourit faux. Son personnage peu sympathique qui croise d’autres personnages tout aussi désagréables ne nous pousse pas à la bienveillance et l’histoire ne passionne pas./image%2F1565334%2F20250813%2Fob_a751ae_19623873.jpg)