aryarbittan.jpg Ary Abittan, mis en scène par Judith Elmaleh (soeur de...et soeur de...), investit la petite salle du Palais des Glaces.
La première chose qui saute aux yeux quand on découvre Ary Abittan est que Ary est un super beau mec, grand, bien foutu et tout, et tout.
Deuxième constatation, le charisme et la présence. Ary prend possession de la scène
avec une facilité déconcertante. Il est en place instantanément.
Troisième évidence, Ary a une voix de ténor. Trés belle voix, puissante avec laquelle il fait un peu ce qu'il veut. Il peut  vous parler Espagnol (ou pas), chanter en Arabe (ou pas), cuisiner en Turc (ou pas) et faire en sorte que son propos vous soit limpide et irrésistiblement drôle.
Quatrièmement  point, Ary est un excellent comédien. Et ce dernier point à lui seul explique la qualité du plaisir prit à la vue de son spectacle. Car soyons honnête les sketchs ne sont pas extraordinairement écrits (à l'exception du "divorce"). Mais, même avec une base scénaristique minimaliste, Ary arrive à nous emporter dans son délire.
Chapeau donc et vivement la suite !




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DSCN1445.JPGLe musée des Arts Décoratifs propose jusqu'au 9 mai 2010, une exposition célébrant les 35 ans de mon meilleur ami d'enfance, Playmobil.
L'exposition retrace l'histoire de ce personnage de 7,5cm de haut et présente sous vitrine Playmobil dans ses différents "costumes" et ce dans les différentes versions proposées entre 1974 et 2010.
L'occasion pour les vieux de la vieille de revoir l'infirmière avec le fauteuil roulant (créé en 1976), le chef indien et son cheval (1975), le chevalier (1974) mais aussi tous ceux avec lesquels nous n'avons pu jouer parce qu'il y a un âge où malheureusment il faut savoir arrêter...
L'amour XXL qu'on a pu porter à ce petit personnage remonte vite à la surface à la vue de toutes ces possibilités de jeu et de création d'histoire.
Malheureusement, la scénographie mise en place n'est pas du tout à la hauteur de la richesse de cet univers.
A l'exception de la vitrine dédiée au cirque (voir photo), la présentation ressemble fort à celle d'un rayon spécialisé (même pas en période de Noël).

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Les juifs sont condamnés à souffrir ad vitam aeternam.
Chaque jour apporte un châtiment plus grand encore que celui de la veille. Et ce ne sont pas les chefs spirituels qui trouveront à y redire. De toutes façons, tout bon juif subit sans se plaindre et accepte son sort.

Voilà à peu près ce que semble m’avoir dit le film des frères Cohen. Je dis semble car le propos de A Serious Man n'est pas simple à comprendre.
Le héros étant de religion juive, vivant dans la communauté juive américaine des années 60, je suppose que le film parle de la condition juive. Cependant, si le héros avait été agnostique ou catholique, sans doute aurais-je considéré que le propos du film est que l'Homme est condamné à souffrir car la vie est cruelle et n'a aucun sens. Et que l'Homme demeure seul et ne peut compter que sur lui-même.


Les frères Cohen malmènent donc un brave professeur d'université sans histoire et plutôt sympathique.
Tous les malheurs possibles lui tombent sur la tête et le film les déroule avec le regard sarcastique et irrésistiblement drôle des frères Cohen jusqu'à la dernière scène où les limites de la médecine et le ciel s'abattent sur le pauvre homme en un superbe final que les frères Cohen préfèrent nous laisser imaginer.

La réalisation est comme toujours précise, la photo époque 60's très bien réussie et l'interprétation parfaite.
Comme toujours, les scènes géniales et les coups de mous se succèdent sans cesse. Laissant toujours un petit goût de frustration.
Pourtant, comme toujours, les frères Cohen offrent à voir un cinéma original, créatif et qui a la qualité rare de savoir nous surprendre.




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affiche-sentiments-provisoires.1255625506Demain soir, vendredi 22 janvier, France 2 propose "Sentiments Provisoires", une pièce de Gérald Aubert mis en scène par Bernard Murat ; un trio amoureux sans grande originalité.
J'ai vu cette pièce en décembre dans le somptueux théâtre Edouard VII. Ce jour-là, Sylvie Testut était en petite forme, Berléand était bien dans son rôle et surtout Arditi nous a fait du grand Arditi. Comme toujours.

Je ne sais pas si la captation télévisuelle saura retranscrire justement ce merveilleux numéro d'acteur, mais si c'est le cas, rien que pour Arditi cela faut le coup de regarder.

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EXP-SOULAGES.jpgBeaubourg présente jusqu'au 8 mars le travail de Pierre Soulages à travers une centaine de ses oeuvres représentant 60 ans de travail (Soulages a 90ans).
Soulages est souvent présenté comme le peintre "du noir et de la lumière". En voyant ses oeuvres dans les bouquins, pour le noir j'avais bien compris, mais pour la lumière c'était moins clair, si je peux dire.
L'exposition chronologique débute par des brous de noix très sympa, des goudrons sur verre puis des huiles sur lesquelles déjà le noir domine, n'est pas seul mais prend de plus en plus de place au fur et à mesure que les années passent.
Ensuite, à partir de 1979, viennent les oeuvres de la période "Outrenoir". L'"Outrenoir" c'est l'association du noir et de la lumière et c'est assez captivant.

Ces toiles, monochromes noires, sont peintes de telle façon qu'elles reflêtent la lumière chacunes de façon originale. Le noir n'est plus vraiment sombre, il éclaire. Il n'est plus vraiment seul sur la toile, il cohabite avec la lumière. Soulages jouent avec les épaisseurs, les coups de pinceau ou de couteau, les sens de pose. Ces toiles hypnotisent et fascinent.
   
Les toiles de Soulages sont à voir en vrai. Au réel seul, elles prennent leur véritable dimension.

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