Le théâtre Bastille inaugure le Festival d' automne avec une pièce du suédois Lars Norén.
"La veillée" met en scène deux frères et leurs femmes réunis après un enterrement.
Sous le regard lourd des cendres de la mère et aider par l'alcool, les couples - mari et femmes, frère et frère - vont se déchirer au rythme des langues déliées. Toutes les névroses familiales vont y passer, enfant abandonné, démission des parents, inceste, adultère, compétition entre frères...
Le texte de Lars Norén particulièrement bien écrit est l'intérêt essentiel de la pièce (même s'il se fait parfois inutilement bavard - on aurait pu gagner 1/2 heure sur les 2 heures). Précis et féroce, il est aussi très drôle pour qui aime un minimum l'humour noir. Les situations outrancières se succèdent sur fond de "Dallas" à l'univers impitoyable.
Les comédiens sont bons à l'exception notable d'un des frères, Allan, qui devrait crier un peu moins et interpréter un peu plus. Mélanie Leray qui a participé à l'adaptation et la mise en scène de la pièce, est parfaite et sans nul doute la plus investie dans son rôle.
La pièce est de facture plutôt classique pour un spectacle donné au théâtre de la Bastille. Les non-initiés au théâtre contemporain peuvent la voir sans crainte si ce n'est celle de tenir 2 heures. Ils auront droit en plus à un incontournable : l'acteur nu. En l'occurence, LA comédienne : Mélanie Leray.

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En 1937, à la Cornell University, Katie et Hubbell, deux étudiants que tout oppose, se tournent autour. Lui, playboy, protestant, bien né et désinvolte est touché par le tempérament passionné et le courage de la militante juive communiste.

De la veille de la seconde guerre mondiale jusqu'au Maccarthysme, le film nous invite à suivre ce couple complexe, à l'image d'une Amérique divisée. Lui, américain pur jus, qui se conforme aux règles et profite de tout ce que la vie lui offre, elle, aux origines mixes, qui ne veut pas contrôler ses emportements et sa conscience politique exacerbée. Nos plus belles années n'est pas qu'une des plus belles histoires d'amour du cinéma dans l'esprit du Ni avec toi, ni sans toi. C'est aussi le premier film américain à traiter des ravages du Maccarthysme chez les artistes.

L'association de la beauté renversante de Redford et celle particulière de Barbara Streisand fonctionnent toujours. Et la scène finale, nous brise toujours autant le cœur, tout comme la bande originale de Marvin Hamlisch.

Année de sortie en salle : 1973

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L'une des grandes curiosités de voir Emilie Simon à la salle Pleyel, c'est ... la salle Pleyel. Réouverte en 2006 après 2 ans de travaux, elle offre un confort d'écoute exceptionnel tant visuel qu'auditif. La qualité du son est exceptionnelle donnant à chaque instrument, à chaque discret arrangement, à chaque souffle de note et autre silence la place qu'ils méritent. Un bonheur rarement égalé.

A salle exceptionnelle, concert exceptionnel. Ainsi, profitant de la qualité de ce lieu généralement dédié à la musique classique, Emilie Simon est venue accompagnée des Percussions Claviers de Lyon (un quintette de marimbas, vibraphones et xylophones) et de ses inséparables violoncelliste et machino-informaticien. Ayant repensé l'ensemble des arrangements, Emilie Simon nous a offert l'occasion de découvrir différemment  ses déjà cultes titres de "Végétal" mais aussi certaines chansons de son premier album. Perdant en ambiance électro mais nous offrant d'inattendues versions telles "Fleur de saison" au ukulélé ou
un autre titre au piano presque ragtime.
Laissant toujours la place belle aux ambiances féériques, elle est entrée dans la salle en une procession bouddhiste suivie de deux de ces musiciens tout trois de blanc vêtus et bougie à la main. Pour ce qui est de la mise en lumière, oublié l'ambiance fantasmagorique du Printemps de Bourges, place à des éclairages un peu froids.

Toujours petite chose fragile et lumineuse, Emilie Simon a surpris une fois encore, par la force de sa présence et de sa voix. Juste et virtuose en tout.
La force du talent.

 

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Alex, entrepreneur malchanceux etchef de rang, dans une brasserie parisienne, rencontre Claire qu'il n'avait pas vu depuis 17 ans.

Certainement pas le meilleur Sautet mais on y retrouve sa patte précise dans le dessin de ses personnages, de femmes indépendantes et de la France des années 70/80, des scènes comme des chorégraphies, les dialogues de Dabadie, une distribution remarquable (Yves Montant, Jacques Villeret, Bernard Fresson, Nicole Garcia, Marie Dubois, Rosie Varte, Annick Alane...) et la musique de Philippe Sarde.

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Benjamin Biolay, mon Benjamin Biolay, au look capillaire incertain, antipathique en diable, mon mal aimé Biolay, qui me vaut toutes les railleries depuis 8 ans, sort son 4ième album.
Trash Yéyé est annoncé par la presse, tout comme pour ses précédents opus, comme son meilleur album. Les comparaisons avec Gainsbourg sont une fois de plus de mises. Je ne suis pas sûre d'être d'accord. Les albums précédents étaient, eux aussi, excellents. Quant à Gainsbourg, il était unique comme tous les Grands.
Biolay pour moi, est un autre des génies de la chanson française. Avec quelques points communs avec l'encombrant Serge : des arrangements léchés aux envolées lyriques ou aux guitares basses plombantes, des mélodies élégantes, des textes soignés, mélancoliques et cafardeux, une voix sombre, un phrasé brumeux. Une virtuosité commune mais différente.
Trash Yéyé est plus noir encore que ses autres albums qui étaient plus nostalgiques que funèbres. Plus rythmé aussi. Ici, la pop prend toute la place rendant cet opus sans doute plus abordable que les autres. On peut même espérer un succès populaire avec "Dans la Merco Benz" (mais j'en avais déjà prédis plein d'autres sur les albums précédents...).
Bref, de "Kennedy Rose" à "Trash Yéyé", j'écoute encore et toujours Biolay avec délectation.

 

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