Claude Jade,
tous les admirateurs de Truffaut la connaisse car elle était l'amoureuse lumineuse de Doinel dans la trilogie "Baisers volés", "Domicile conjugal" et "L'Amour en fuite".



Claude Jade, c'est, aussi, l'évocation d'une de mes plus grandes peurs d'enfant.
Elle jouait dans un feuilleton télé terrifiant : "L'ile aux trente cercueils".
A sa diffusion, je tremblais pour elle.

Claude Jade est morte d'un cancer à l'âge de 58 ans vendredi dernier.
Vieillir c'est aussi voir partir les icônes de son enfance.

Voir les commentaires

Piégée.
Piégée par les critiques excellentes pour ne pas dire dithyrambiques, je suis allée voir le dernier James Bond : "Casino Royal". On m'avait promis un retour aux origines, façon Sean Connery, je rêvais déjà à un nouveau Goldfinger.
Certes, il est bien fini le déferlement de gadgets en tous genres. Comme à la belle époque Bond fait avant tout appel à son ingéniosité (et beaucoup à ses muscles) pour battre ses adversaires.
Mais, le James Bond de Casino Royal est un bourin qui se maitrise mal. Aucune trace du charisme, de l'élégance et du flegme Britanique de l'agent au Service de sa Majesté. Aucun sourcil relevé au dessus d'un oeil ironique. Et quand il séduit c'est uniquement pour récolter des infos sans prendre la peine de profiter vraiment du moment ou pire encore il tombe amoureux.

On trouve quand même quelques bons mots et une belle joute oratoire avec la belle que James convoite, une Eva Green splendide, bien plus qu'une simple James Bond girl et qui donne au traditionnel role féminin du film une place de choix. Daniel Graig n'est pas mauvais non plus et on sent chez lui une certaine profondeur. Mais, les scénaristes en voulant humaniser le personnage n'ont pas réussi à échapper au ridicule de certaines scènes où le vernis du super-héros craque.
Aussi, les longueurs ne manquent pas et les scénaristes empilant rebondissements sur rebondissement s'enlisent. Aucun scénario écrit comme il se doit ne mérite 2h18 de film.

On notera aussi l'accompagnement musical bien lourdingue et le thême musical bien éloigné des classieuses compositions d'un John Barry.

Cependant et curieusement, Casino Royal n'est pas un mauvais film. Mais ce n'est pas un James Bond. Il a juste le mérite d'être plus Bond que les daubes servies par Pierce Brosnan et consorts ces 20 ou 30 dernières années. Il est vrai qu' on part de bien loin.

Malgré tout, je continue de penser que le, pourtant satirique, OSS117 de Jean Dujardin reste le meilleur Bond qu'on est vu depuis Sean Connery.


*Curiosité du film la forte présence d'acteurs français : Eva Green dabord, Simon Abacarian ensuite et enfin Isaach de  Bankolé qu'on n'avait pas vu depuis un bon moment*

Voir les commentaires

C'est pas très Pauly d'être à l'heure.
Aussi, le concert de mardi au Nouveau Casino commença avec 1 heure de retard et dura 55 minutes.
Vu comme ça on pourrait se dire que l'Adrienne a la grosse tête ou un poil comme CA dans la main, déjà qu'en interview TV depuis sa planête "ouech, ouech je me la joue d'ailleurs", elle en agace plus d'un...

Est-ce parce que je suis toute acquise à sa cause ? Toujours est-il que pendant 55 minutes, je n'ai vu aucune trace d' une Adrienne un peu distante et enfermée dans son monde.
Sur scène, c'est une Adrienne Pauly traqueuse mais souriante et drôle qui s'est présentée.
Et si elle a avoué avoir un mauvais rhume (qui pourrait excuser le retard et la plus que courte durée du concert), cela ne l'a pas empêché de se déchainer sur les morceaux très rock de son album. La voix aussi était bien là. D'ailleurs, la Dame, qui en a, ouvre son concert accapella. Couplet parfait, voix assurée et gouailleuse. Quant au répertoire, elle interpréta l'ensemble des titres de son album. Elle a aussi repris deux standards anglais (un peu rock yéyé, un peu Elvis) que je n'ai pas su identifier et le "sourire, soupir" de Gainsbourg dont elle reprend déjà sur son album "l'herbe tendre".
Le public était composé de quelques déjà fans facilement identifiables à leur façon de se déhancher
mais surtout de curieux moins expressifs.
Le groupe composé d'un guitariste virtuose, un bassiste, un batteur et un synthé était parfait. Attitude rock par excellence : profiter de son statut de rock star pour draguer. Un jeune homme qui s'était proposé après "je veux un mec" aura droit de monter sur scène sur dans "tes bras". Adrienne Pauly, t'es rock ! 

Voir les commentaires


Mon Philippe Noiret à moi, c'est un drôle d' Africain entre chef du village et colonisateur, bougon au coeur tendre empêtré d'une Catherine Deneuve survoltée, c'est un flic sympa grande gueule et ripoux, c'est un salaud de présentateur TV, c'est un horloger, c'est le roi des glandeurs, c'est un comédien Grand Duc,  c'est Alfredo qui perd la vue dans sa salle de projection, c'est l'amoureux d'Annie Girardot, c'est un commandant pendant la guerre, c'est un patron avec chauffeur,...

C'est souvent un Monsieur avec une grosse voix et un regard bienveillant.

Mais avant tout et immédiatement, Philippe Noiret c'est le souvenir de ces deux petits yeux tout ronds, regard bien fixe comme hypnotisé et de cette inattendue voix basse et douce qui dit "je vous aime" à une Romy Schneider amusée et surprise.

Voir les commentaires

Mercredi 15 novembre, à l'Olympia, remise du Prix Constantin. Le Prix Constantin existe depuis 5 ans. C'est un collège de journalistes qui récompense le meilleur album parmi ceux des "nouveaux artistes qui ont marqué l'année par leur talent et leur originalité".
Au menu de mercredi, les 10 finalistes : Clarika, Olivia Ruiz, Anis, Emily Loizeau, Philippe Katerine, Abd Al Malik, Phenix, Jehro, Ayo et Grand Corps malade.
Bernard Lavilliers (Président du jury cette année) a ouvert le bal avec un mini concert dont 2 duos (avec Cali et avec Mickey 3D - tous 2 lauréats du prix il y a quelques années). Très sympa même s'il n'a pas forcément chanté les meilleures chansons.
 
Ensuite, Nagui , micro à la main, a débarqué sur  scène... Il nous apprend que le concert Prix Constantin sera filmé et diffusé en décembre sur France 2 et France Inter. La tuile ! Voilà que nous allons assister à une émission TV et non plus à un concert.
Chaque finaliste a interprété un seul titre et Nagui a interviewé chacun pendant les changements d'instruments et de musiciens. Nagui, en vrai à l'Olympia, il est comme à Taratata : il pédale dans la semoule.
 
Cette soirée a quand même était l'occasion de revoir sur scène Ayo toujours toute douce avec son grand sourire, Olivia Ruiz un peu perdue sur cette grande scène tout comme Emilie Loizeau et Anis qui chante toujours du nez et qui décidément ne casse pas trois pattes à un canard.
Pour la présence scénique, les meilleurs ont été Clarika, Grand Corps Malade, Philippe Katerine qui a mis le feu à la salle - le plus gros succés de la soirée, délirant très bien, très drôle et Jehro.
Dans les découvertes du soir, on note le groupe Phoenix et Abd Al Malik qui a chanté une chanson copie assumée de "ces gens là" de Jacques Brel. Hommage sans doute mais un exercice qui peut paraître un peu facile.
Comme il se doit, c'est l'artiste qui m'a semblé le moins méritant (mais je ne connais pas le reste de sa production) qui a gagné mais qui est aussi encore un "inconnu" pour le grand public : Abd Al Malik
Car je m'interroge encore. Je trouve étrange qu'un Prix qui est censé récompensé chaque année un nouvel artiste, voit dans sa liste des 184 nominés de base Art Mengo ou Romain Didier, et dans les 10 finalistes Philippe Katerine (qui chante depuis 15 ans et 7 albums).
Tout comme pour les Victoires de la Musique, je me demande si les gens du mêtier ne manquent pas d'un peu de curiosité et surtout s'ils connaissent vraiment le Mêtier.
 

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog