Joël Barish, garçon introverti, et Clémentine Kruczynski, jeune femme excentrique, se sont aimés. Alors, que leur relation bat de l'aile, Joël va offrir un cadeau de Saint-Valentin à Clémentine sur son lieu de travai, celle ci ne le reconnait pas. Joël apprend que Clémentine a demandé à la société Lacuna de l'effacer de sa mémoire. Joël décide d'en faire autant mais en cours de processus il regrette et lutte contre l'effacement. 

Écrit par Charlie Kaufman et mis en scène par Michel Gondry, ce récit qui bouscule toutes les formes de chronologie, nous entraîne dans l'histoire du couple dans un dédale de souvenirs contrariés. Le magicien Gondry parvient à mettre en image cette mécanique de destruction dont Joël est à la fois le complice, la victime et l'ennemi. 

Jim carrey et Kate Winslet sont irrésistibles et forment un couple inoubliable. Mark Ruffalo, Kirsten Dunst, Tom Wilkinson et Elijah Wood sont très bien également.

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21h00, nous arrivons comme une fleur (ou plutôt comme un bouquet) sur le Champ de Mars. Sur la scène, on joue les premières notes de "La poupée qui fait non". Le temps de fendre la foule, nous voilà parés pour écouter le concert de Michel Polnareff qui arrive sur scène le drapeau français en guise de cape.
Bon timing, nous avons échappé à Bob Sinclar, Tokio Hotel et autres amuse gueule du pauvre.
Nous sommes pas mal placés. Devant nous, il y a du monde, l'équivalent de la fosse de Bercy en deux fois plus large, mais derrière nous il y en a 10000* fois plus et ce jusqu'à la Tour Eiffel derrière laquelle le soleil s'apprête à se coucher. J'envie Polnareff qui de la scène doit avoir une vue magnifique et spectaculaire.
Polnareff est tout petit comme un playmobile, mais sur les écrans géants on peut le voir en très gros plan. Le soleil de Los Angeles tanne sacrément la peau, la coupe de cheveux est toujours aussi moche et les lunettes n'ont pas changées. La voix non plus d'ailleurs même si les licenciés en Polnareff la trouve un peu vieillie, nous, elle nous convient et nous épate même. Attitude scène un peu ringarde, un drôle de mélange entre Sardou et Johnny.

Polnareff ne nous offre pas un concert au rabais mais bel et bien la même configuration que pour sa tournée. Les écrans géants ne manquent pas et on retrouve sur scène les fameuses lunettes géantes. Le son est d'une qualité excellente, ce qui est inespéré compte tenu de la configuration et de l'immensité des lieux
L'homme est bavard, il salue ses fans des premiers rangs (les moussaillons de de l'Amiral - surnom de Polnareff). Il joue avec le public tout entier et l'incite à crier et chanter plus fort encore. Car le public chante. On se rend compte que Polnareff est un chanteur populaire et que ses chansons nous ont bercé depuis des d'années. Aux premiers accords de chaque  chanson, le public (petits, moyens et grands, branchés ou non) fait entendre son plaisir.

"Tout pour ma chérie", "Goodbye Marilou", "Love me, please love me", Lettre à Franc", "Nous irons tous au Paradis" et "Y' a qu'un cheveu sur la tête à Mathieu" (l'improbable et pourtant...) sont les chansons qui ont emporté le plus de succès.
Après 10 ou 11 titres, Polnareff quitte la scène et revient pour le traditionnel rappel avec "Goodbye Marilou" puis "Lettre à France" reprises dans leur quasi intégralité toutes deux en choeur par le public. Puis, Polnareff remercie Sarkozy pour son invitation et lui dit "merde, afin qu'il nous emmène tous au Paradis". Le titre final était annoncé. Les paroles de la chanson défilent sur les écrans, le public chante d'une seule et même voix. Polnareff remercie le public survolté. Noir sur la scène. Le concert est fini, la nuit est tombée, il est temps de se retourner vers la Tour Eiffel pour regarder le feu d'artifice.

 

 

*La préfecture de police a comptabilisé 600 000 personnes présentent au concert*

Voir le concert ICI

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© Isabelle Dujardin

© Isabelle Dujardin

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C'est excitée comme une puce que je suis venue au seul rendez-vous parisien lancé par ma songwriter-singer favorite. Ainsi, l'Elysée Montmartre nous accueillait à un peu moins des 1200 attendus.
Suzanne Véga est entrée en scène, un peu froide, un peu plus agée, étrangement anglaise pour une Américaine, avec cette raideur qui glace un peu au premier abord. Mais, Suzanne Véga c'est un peu notre Mary Poppins, magicienne, douce et ferme. Elle entre en scène, sourire aux lèvres, se place derrière le micro et observe son public d'un regard un peu sévère, surpris et curieux. Elle interprête ses chansons très concentrée, évidemment très impliquée. Puis, la chanson terminait, l'oeil qui frise, petit sourire aux lévres, Suzanne parle. Suzanne parle beaucoup. Elle introduit chaque chanson en expliquant pourquoi, quand, comment elle l'a écrite. Très drôles, ces interludes sont toujours prétextes à rire même parfois quand au premier abord la chanson à venir ne s'y prête pas vraiment.
Accompagnée  par quatre musiciens, batteur, guitariste, clavier/violon et un bassiste virtuose,  elle a interprété la majeur partie des chansons de son dernier album "Beauty and crime" mais aussi des titres anciens tels "caramel", "in Liverpool", "Marlene on the wall",... et bien sûr ses 2 tubes "Luka" et "Tom's diner" (version DNA).
La voix est toujours la même jeune et chaleureuse, comme étrangère à l'apparence froide de sa propriétaire. Ainsi, Suzanne Véga est tout et son contraire : folk et rock, accoustique et électronique, chaleureuse et distante, sérieuse et déconnante.
Suzanne Véga a tous les talents, celui de l'écriture, de la composition, du chant et de l'enchantement de ceux qui viennent l'écouter.


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Suzanne Véga nous offre en ce mois de juin son 7ième album. Un album que j'attendais avec impatience et un espoir déçu il y a 2 ans, à l'époque où la rumeur annoncait le retour de Suzanne puis finalement non.

"Beauty  and crimes" nous propose des mélodies pas si faciles et pourtant imparables aux orchestrations soignées mélangeant instruments accoustiques et rythmes électroniques. L'ensemble des textes très autobiographiques prennent place à New-York. Les héros en sont son mari, sa fille, son frêre, son cousin policier, son ami le graffeur, ses icônes Ava et Franck...
Ce qui nous donne un album à la fois mélancolique et gai, résolument folk, saupoudré de bonnes recettes jazz à l'ancienne et très rock dans sa modernité.
La voix est toujours jeune et chaleureuse, familière et apaisante.
7 albums et 20 ans déjà que Suzanne Véga, auteur-compositeur-interprète enchante ma platine.


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