Indigènes c'est LE film qui a réveillé Chirac et permis l'harmonisation des pensions des anciens combattants coloniaux. Indigènes c'est aussi le film qui a reçu le prix (collégial) d'interprétation masculine à Cannes en 2006 (pour les 5 acteurs principaux) et qui a été nominé aux Oscars comme meilleur film étranger de l'année.

Indigènes raconte à travers 4 personnages aux personnalités très diverses, l'histoire des soldats d'Afrique du Nord ou noire qui ont rejoins l'armée française en 1943 pour combattre l'invasion nazie. On y découvre (ou redécouvre) les injustices subit par ces hommes qui furent traités comme des soldats de seconde zone. On y apprend leurs motivations et leurs espoirs qu'on sait déjà déçus.

Bien qu'estimable, le film semble un brin caricatural ce qui a dû participer à son succés aux Etats-Unis. Les personnages et dialogues ne sonnent pas très juste et l'interprétation de Samy Nacéri et de Jamel Debbouze (soldat à un bras sans qu'on sache pourquoi) peu convaincante. Les scènes de guerre sont réussies par leur réalismes. Mais si le film séduit c'est beaucoup parce qu'il est le premier film populaire à traiter de ce sujet.

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Marjane Satrapi adapte au cinéma son roman graphique autobiographique.

Ainsi, la bande-dessinée et le film retracent la vie de Marjane Satrapi née en 1969 en Iran et qui a vécu la révolution islamique, la chute du Chah, le régime des Ayatollahs, la guerre avec l'Irak, l'exil en Autriche et la dépression.

L'animation réalisée sur papier, est faite de dessins précis tracés au feutre, sans couleurs aux aplats de noir, composent des scènes sans fioritures. C'est la mise en scène et la réalisation aux angles de vue et aux transitions créatives qui donnent au film toute sa légitimité aux côtés du roman graphique. Les dialogues font également beaucoup dans la réussite du film, ils sont parfaitement interprétés notamment par Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Gabrielle Lopes et Simon Abkarian.

La vision des évènements par Marjane enfant et adolescente contre balancées par les échanges des adultes et la réalité des évènements permet de nous plonger dans la complexité historique de la situation politique du pays, la résistance, la clandestinité et le chaos permanent qui y règne.

Forcément grave et effrayant,  le film est aussi drôle (le personnage de la grand-mère aux commentaires sans filtre est particulièrement savoureux), ironique et émouvant.

Persepolis nous en dit plus sur l'Iran et les Iraniens que tous les livres d'histoire.

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Vu, enfin, "La vie des Autres" de Florian Henckel von Donnersmarck.
Un peu déçue par le film dont tout le monde parle depuis 6 mois.
Le scénario pêche un peu par une psychologie des personnages approximative. Leurs motivations m'a un peu échappé. Compte tenu du contexte c'est une pièce importante du puzzle qui manque.
Mais, la "Vie des Autres" est un film qui a surtout valeur de documentaire. On comprend mieux ce que pouvait être la vie en RDA avant la chute du Mur.
Ce qui justifie qu'on le voit.

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Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant ri au cinéma.
2 days in Paris est juste hilarant.
L'humour vachard de Julie Delpy sonne comme du Woody Allen.
Le montage est vif sans être précipité, le jeu des acteurs (tous excellents) laisse à penser que l'improvisation a eu sa place. Tout sonne étonnament vrai d'un bout à l'autre jusqu'à la dispute finale qui pour le coup aurait mérité d'être plus écrite.
Une des rares fausses notes de ce film qui pourrait bien entrer au panthéon des films qui ont bercé nos vies.

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Aaron en concert au Festival Indétendances,
c'est la voie George Pompidou, le pont Marie et au dessus le quai Henry IV envahis par la foule.
c'est Simon Buret, le chanteur, partagée entre émotion et euphorie de se trouver devant tout ce monde là, dans ce décor là.
c'est sa belle gueule, sa belle voix cassée et son jeu de scène étrange entre bourrée auvergnate, danse écossaise et derviche tourneur,
c'est les imparables mélodies pop-rock du groupe dont le très émotionnel "Lili",
c'est Olivier Coursier l'autre partie du duo au piano et Maeva, pièce rapportée pour la tournée, au violoncelle.
C'est un moment fort en émotion musicale et en convivialité tant le plaisir des deux musiciens est communicatif et communiqué avec force et simplicité.
Aaron en concert à Paris Plage ça donne envie que ça recommence.


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