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Arthur, déséquilibré mental, vit seul avec sa mère psychologiquement malade. Il cachetonne comme clown et se rêve stand-uper tout en tentant de survivre dans une société ultra violente, humiliante et qui abandonne l'idée de le soigner.

Ce film imagine un passé au Joker (le méchant de Gotham City dans Batman) Pourquoi est-il devenu cet affreux individu ? Tout simplement parce qu'il est mentalement malade, nous dit le film dès les premières minutes. Pendant deux heures, le récit nous explique comment un gentil déséquilibré devient un affreux meurtrier dans une réalisation ultra demonstrative, à l'accompagnement sonore pesant et à l'interprétation outrancière. Interminable et vain.

 

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A Alger, dans les années 1990, alors que la guerre civile prend de l'ampleur, Nedjma, étudiante, dessine et vend des robes. En réponse à la violence des intégristes, elle organise un défilé de mode.

Que ses créations soient réalisées à partir du Haik, ce tissu de 5 mètres destiné à être porté par les femmes pour masquer leur corps, ajoute à la portée du symbole. Mounia Meddour célèbre les femmes dans leur volonté de résister à l'oppression et à rester maîtresse de leurs corps et de leur destiné.

Elle dose parfaitement son récit qui monte en tension. Après les rires et l'insouciance des premières minutes du film, l'angoisse s'installe par petites touches et une succession d'événements. L'étau se resserre sur Nedjma et ses amis. La réalisatrice joue avec les couleurs et la lumière pour figurer la liberté et ses oppresseurs. Dans sa photographie, elle magnifie la beauté de cette jeunesse qui se débat sous la belle lumière Méditerranée face aux femmes en tenue traditionnelle noire et les hommes en armes qui semblent presque irréels.

L'énergie et la fraîcheur des comédiennes, dont Lyna Khouri dans le rôle principal, emportent l'ensemble.

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En 2014, en Centrafrique, Camille Lepage, 25 ans, photojournaliste, couvre la guerre civile.

Camille montre la guerre civile dans un des pays les plus pauvres d'Afrique à travers le regard d'une jeune photographe. Si le film n'explore pas en profondeur la situation en Centrafrique, il dessine sans tabou l'extrême violence et la confusion du conflit.

Le portrait de cette jeune femme fougueuse, à la fois enthousiaste et désillusionnée, amoureuse de l'Afrique et de sa jeunesse victime et bourreau, est porté par Nina Meurisse, lumineuse et grave. Elle incarne de façon remarquable Camille Lepage, photojournaliste assassinée en Centre Afrique en 2014.

 

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Roy Mc Bride, brillant astronaute, est missionné pour mettre fin à un phénomène étrange venu de l'espace mettant en danger la terre. Pour cela, il doit retrouver aux confins de l'espace son père parti, il y a bien longtemps, à la tête d'une vaste mission pour trouver une trace de vie intelligente.

Les images sont très belles et la réalisation efficace tant dans les scènes d'action que de contemplation. Brad Pitt est parfait dans le rôle de l'astronaute déterminé et de fils abandonné meurtri. Le rôle, qui alterne testostérone et sensibilité à fleur de peau,  n'est pourtant pas évident à tenir. James Gray qui a l'habitude de flirter avec le ridicule est, à plusieurs reprises, très près d'y tomber. La voix off du héros qui s'auto psychanalyse y fait beaucoup.

La qualité des images et celle de la réalisation des scènes dans l'espace, sur la lune ou Mars ou dans les vaisseaux spaciaux, nous font, presque, oublier ce travers.

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Richard découvre que sa femme Maria le trompe. Après leur dispute, Maria décide, à l'insu de Richard, de passer la nuit dans l'hôtel face à leur appartement.

Christophe Honoré propose une sorte de vaudeville, mâtiné de comédie romantique à la Cary Grant/Katarine Hepburn, de l'absurde d'un Blier, du cynisme d'un Guitry et du décalage d’un Resnais. Un ensemble réjouissant où le réalisateur amuse autant qu’il semble lui-même s’amuser.

Jouant avec les règles du genre, il installe dans le rôle, à la fois, de l'amant dans le placard et du mari infidèle, Chiara Mastroiani, absolument parfaite. Benjamin Biolay et Vincent Lacoste se partagent le rôle du conjoint romantique et Camille Cottin interprète celui du premier amour, mélancolique, en quête de retour.

Le réalisateur a placé cette comédie dans un quasi huis clos reconstituant les deux lieux de l'action en studio ; seules les rares scènes de rue ont été tournées en extérieur. Un décor que le réalisateur n’a pas peur de montrer en survolant les différentes pièces. Un procédé qui associé à des textes très écrits nous rapproche du théâtre. 

La réalisation offre de beaux plans et une photographie très séduisante qui jouent avec ces décors colorés et une lumière au rendu artificiel nous emportant naturellement dans la fantasmagorie de Maria. 

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