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Victor, sexagénaire, dépassé par son époque, vient de se faire virer par sa femme du domicile conjugale. Un ami de son fils lui propose de tester un nouveau concept qui le plongera dans l'époque de son choix.

Après M. et Mme Adelmann, Nicolas Bedos reprend le thème de l'usure du couple, du temps qui en passant abîme les choses et les personnes aimées et de l'emprise du créateur sur sa muse. Lorsque Bedos parle de l’égocentrisme de l'artiste, et donc certainement d'un peu de lui, les scènes frôlent le ridicule. Le talent de Doria Tillier, remarquable, et celui de Guillaume Canet limitent sans nul doute l'agacement que peut faire naître le couple dont la partition fait pâle figure face à celle, affûtée, de leurs aînés.

Fanny Ardant et Daniel Auteuil sont également tous deux excellents dans leur façon de se débattre face à l'usure du temps ou au contraire de s'y abandonner. Ils sont particulièrement bien servis par des dialogues vachards, drôles et émouvants. Nicolas Bedos les place dans des situations qui leur donnent la possibilité d'utiliser une vaste palette de jeu qu'ils maîtrisent tous deux parfaitement. 

Les séquences de reconstitution des années 70 sont très belles et ce d'autant plus que le fameux concept de retour dans le passé n'utilise pas de technologies modernes mais les artifices du cinéma, comédiens et décors. Le film est ainsi et aussi un bel hommage au 7ieme art. Nicolas Bedos prouve encore qu'il est un bon metteur en scène. Sa réalisation est soignée et le parti pris du montage donne particulièrement du rythme à chaque scène.

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En 2011, quand la révolution pacifiste éclate, Waad el Kateab est étudiante à l'université d'Alep. A partir d'avril 2012 et jusqu'en décembre 2016, Waad filme la guerre que Bachar el Assad et son allier russe livrent à la ville d'Alep.

Ses images témoignent des massacres perpétrés sur une population de civils, hommes, femmes et enfants, à coups de tortures et de balles dans la tête, de bombardements aériens, de tirs de chars, de famine. Son film raconte aussi la lutte pour la liberté plus forte que la peur, la culpabilité de donner naissance et d'élever des enfants dans ces circonstances, la force et la folie de l'espérance, la rencontre de Waad avec Hamza, son mari, médecin héroïque, la première année de sa fille Sama, la vie avec ses amis, compagnons de lutte, la mort partout dans la ville et les hôpitaux qu'on bombarde, le regard des enfants en première ligne de cette ignominie. Et dit qu' "essayer de vivre une vie normale à Alep est une forme de lutte."

Pour "Sama", comme "Eaux Argentée" de Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan, est l'édifiant témoignage du crime contre l'humanité perpétré par Bachar el-Assad et ses alliés russes contre son peuple.

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Deux amis d'enfance doutent de la nature de leur amitié, après s'être embrassés pour le tournage d'un film.

Dolan présente un récit pauvre et répétitif qui semble caricaturer son propre cinéma : mères hystériques et/ou toxiques, scènes de complicité sur fonds de tubes plus ou moins ringards, amitiés vachardes, doutes existentiels, héros martyre...

L'intrigue repose sur le seul destin de ce duo d'amis et tourne, comme eux, en rond.

8 films en 10 ans, c'est beaucoup et certainement trop pour que Xavier Dolan soit en capacité de se renouveler et d'étoffer ses récits.

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Ricky qui multiplie les petits boulots depuis des années se met à son compte comme chauffeur-livreur. Cette décision nécessite des sacrifices à commencer par celui de la voiture de Abbie, sa femme, aide à domicile pour personnes âgées et handicapées.

Ken Loach dénonce ici l'ubérisation du travail. Il déroule son film en faisant s'affronter la déshumanisation du travail et l'équilibre familial. Les personnages, très bien incarnés par Kris Hitchen et Debbie Honneywood, sont instantanément attachants et les conséquences de leurs conditions de travail créent d'emblée l'empathie. 

La démonstration est édifiante. Mais Ken Loach charge un peu trop la barque du malheur. Tout comme dans "Moi, Daniel Blake", ses excès nuisent à son cinéma qui en devenant caricatural perd en efficacité.

 

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Ashleigh, étudiante à Yardley, est invitée à Manhattan pour interviewer, pour le journal de la fac, Pollard, un réalisateur de cinéma prestigieux. Gatsby, son petit ami, est ravi de l'accompagner pour lui faire découvrir sa ville. Mais le week-end en amoureux ne se passe pas comme prévu.

Woody Allen transfère sa veine comico-dépressive et ses angoisses sur un jeune couple d'étudiants et révèle au passage le talent comique de Elle Fanning. La comédienne, qui dispose d'une partition particulièrement drôle, est la grande surprise du film. Pour le reste, l'ensemble, sans être extraordinaire, est tout à  charmant.

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