Si le Festival de Cannes, à travers ses différentes sélections, met en avant la grande diversité du cinéma mondial, les membres du club des lauréats de la sélection officielle semble plus restreint. Le palmarès de cette année ne déroge pas à la règle. Le talent, il est vrai, est une denrée rare.
La Palme d'Or a été remise à The Square du réalisateur suédois Ruben Ostlund, déjà lauréat du Prix du Jury en 2014 pour SnowTherapy.
Le grand favori des critiques 120 battements par minute du français Robin Campillo a reçu le Grand Prix du Jury. Le réalisateur avait déjà été indirectement récompensé à Cannes lorsque Entre les murs de Laurent Canter avait reçu la Palme d'Or en 2008. Campillo en avait co-ecrit le scénario.
Le Prix du Jury a été décerné au russe Andréa Zviaguintsev pour Faute d'Amour. Le réalisateur avait déjà reçu le prix du scénario pour Léviathan en 2014.
La réalisatrice américaine Sofia Coppola a reçu le Prix de la Mise en Scène pour Les Proies. Présente en compétition officielle à Cannes pour la deuxième fois (Marie-Antoinette en 2006), elle reçoit cette année sa première récompense.
Le Prix du Meilleur Scénario a été remis ex-aequo à Mise à mort du cerf sacré du grec Yorgos Lanthimos, déjà récompensé par le Prix du jury pour The Lobster en 2015, et à la britannique Lynne Ramsay pour You were never really here, qui était déjà présente en compétition en 2007 pour We need to talk about Kevin.
Rose invite pour la première fois son petit ami Chris a passé le week-end chez ses parents. Chris appréhende la réaction de la famille de Rose lorsqu'elle découvrira qu'il est noir.
Lisa Azuelos nous conte la vie de la chanteuse Dalida à travers les hommes qu'elle a aimés.
Maureen est l'assistante d'une célébrité. Ce travail lui permet de vivre à Paris où elle espère nouer contact avec l'esprit de son frére décédé quelques semaines plus tôt.
Ce titre ringard cache un thriller-politique haletant et retors. Le sujet est le trafic d'influence érigé en art à travers le portrait d'une femme, Miss Sloane, lobbyiste aussi radicale qu'efficace. La curiosité du film réside dans le fait que la lobbyiste sans limite se bat pour une juste cause, le contrôle de la vente des armes. Le film repose sur Jessica Chastain. De tous les plans, elle est particulièrement efficace dans ce personnage tout à la fois odieux et admirable par l'ingéniosité dont elle fait preuve. Comme la plupart des films du genre, Miss Sloane est un peu trop bavard mais suffisamment clair pour rendre lisible toutes les manœuvres mises en place. Les rebondissements sont nombreux jusqu'au dénouement final. Efficace.