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Saroo, 5 ans, vit en Inde avec sa mère, son grand frère et sa petite soeur. Une nuit où il cherche son frère, il monte dans un train en stationnement et s'endort. Quand il se réveille, le train, désaffecté, roule sans s'arrêter.

Les quarante premières minutes qui se passent en Inde, vue à hauteur d'enfant, sont très belles. On s'attache très vite au petit Saroo (merveilleusement interprété par Sunny Pawar), à son frère Guddu (Abhishek Bharate) et à son pays magnifique et terrifiant. L'heure qui suit, consacrée à Saroo jeune homme (Dev Patel parfait), entre Tanzani et Australie, accuse une forte chute d'intensité et d'intérêt. Ses états d'âmes, ses recherches, ses rapports contrariés avec son demi-frère et ses parents adoptifs sont maladroitement contées et ne créent pas beaucoup d'empathie. La grâce du début du film réapparaît furtivement dans les dix dernières minutes du film, forcément bouleversantes.

Film est basé sur une histoire vraie.

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S'il n'avait pas été noir et s'il n'était pas né en 1904, Troy aurait eu sa place dans une grande équipe de baseball. A 50 ans, il est éboueur et fait subir à sa femme et ses fils son intarissable aigreur.

Avant d'adapter cette pièce d'August Wilson au cinéma, Denzel Washington a interprété le rôle de Troy de nombreuses fois à Broadway. En voulant donner vie à cette histoire sur grand écran, le comédien ne parvient pas à se détacher de la scène. Son film, très bavard, en quasi huis-clos, ressemble terriblement à du théâtre filmé et porte un côté vieillot surprenant. L'ensemble n'est pas désagréable mais interroge sur l'intérêt de cette adaptation cinématographique. Ainsi, le film vaut surtout pour ses seconds rôles (Stephen Anderson, Jovan Adepo...) et surtout l'excellente Viola Davis (Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle).

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En 1983, à Dublin, Connor doit intégrer une école mal fréquentée, tenue par des frêres peu sympathiques. Pour séduire une fille qui traine près du lycée, il lui propose de tourner dans le clip de son groupe de rock. Quand elle accepte, Connor se voit obliger de créer le groupe et de grandir un peu.

On est d'emblée séduit par la bouille de Ferdi Walsh-Peelo et ses faux airs de Paul Mc Cartney. Le portrait en filigranne de la dure vie en Irlande dressé par John Carney donne au film son caractère. Sing Street se présente alors comme un peu plus qu'un simple film musical pour ados. Au passage, on note que les morceaux des Duran Duran, Aha ou Spandau Ballet, les coupes de cheveux improbables et le maquillage à la truelle sont de bons témoins des errements esthétiques de l'époque. Puis, petit à petit, le film glisse vers un romantisme adolescent un peu niais ne faisant plus de ce film qu'un simple teen movie. Dommage.

Date de sortie en salle : le 10 octobre 2016

Date de sortie en DVD : le 28 février 2017

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Luigi dirige un théâtre parisien. A la veille d'une avant-première, les techniciens, qui n'ont pas été payés depuis deux mois, se mettent en grève et le metteur en scène japonais réclame un acteur essentiel à la pièce, un singe. Luigi a une nuit pour trouver le primate et l'argent qui lui manquent. Il entraîne sa jeune stagiaire dans son périple.

Ouvert la nuit est, sans doute encore plus que d'habitude, à réserver aux inconditionnels d' Edouard Baer qui nous offre un numéro de son meilleur cru. Le film trace le portrait d'un charmeur-manipulateur que tout le monde aime et déteste à la fois. Son histoire est un hommage au monde du spectacle et à Paris qu' Edouard Baer nous donne à voir au plus près de sa diversité. Cette traversée de la capitale la nuit et sa succession de rencontres tendres, féroces ou loufoques séduit d'emblée et lasse un peu sur la durée. Mais le charme Baer agit toujours et d'autant plus qu'il invite à côté de son personnage fantasque, Sabrina Ouazani, parfaite en observatrice atterrée.

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Sans emploi depuis plus d'un an, Constance quitte Paris et revient dans sa ville natale vivre dans la maison de sa mère hospitalisée. Elle renoue avec un ancien amant et tente de réintégrer la place d'agent immobilier qu'elle occupait avant son départ à Paris.

Marina Fois joue les cinglées comme personne. On retrouve dans son interprétation de Constance ce qui nous avait déjà impressionnés dans Darling, cette capacité qu'a la comédienne d'enfermer son personnage dans un monde inaccessible. L'inquiétude qu'elle crée envahie tout le film. La réalisation habile soutient sans excès sa prestation et si le scénario traîne un peu en longueur par manque de rebondissement, on reste intrigué de savoir jusqu'où ira Constance.

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