cinema

Yvan Attal est chez son psy. Sa femme pense qu'il a un problème : il est obsédé par les juifs et l'antisémitisme.

Entre deux séquences chez le psy, Yvan Attal nous propose cinq scènes abordant les reproches antisémites les plus souvent entendus. On imagine qu'Yvan Attal souhaitait traiter son sujet avec humour et une certaine autodérision. Si celle-ci se perçoit parfois dans le rôle qu'il s'est attribué, les dialogues qu'il s'est écrits ont surtout l'allure de discours bien poussifs. Les idées de séquences sont originales mais souvent bancales et pas toujours très claires dans ce qu'elles sont censées démontrées. Surtout, l'ensemble n'est pas drôle. Même les comédiens pourtant de premier choix (Benoit Poelvoorde, Valérie Bonneton, François Damiens, Gilles Lellouch, Denis Podalydes, Gregoire Gadebois, Charlotte Gainsbourg, Dany Boon, Marthe Villalonga...) ne sonnent pas toujours justes. Le seul moment fort du film est une scène de trois minutes interprétée par Popeck. La scène la moins bavarde du film.

On aurait adoré aimer ce film. Mais Yvan Attal s'est totalement loupé dans cet exercice qui s'annonçait effectivement bien difficile. 

Date de sortie en salle : 1er juin 2016

Date de sortie en DVD : 30 novembre 2016

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A Téhétran, Emah et Rana se voient contraints de quitter précipitemment leur immeuble qui menace de s'écrouler. Pour les dépanner, un ami leur loue un de ses appartements. Lorsque Rana est agressée, la vie du couple bascule.

Le Client, sans être un mauvais film, décoit un peu surtout il est vrai parce que Asghar Farhadi nous a habitué (en dehors de son film réalisé en France Le Passé) à une grande qualité de mise en scène, une parfaite maîtrise des émotions et à une écriture fine de ses histoires et de ses personnages. L'histoire d'Emah et Rana, qui parle de vengeance, de culpabilité et d'un certain machisme puritain, se regarde sans déplaisir. Mais, le trait est souvent trop appuyé. L'intervention des scènes de théâtre de "Mort d'un commis voyageur" alourdisent encore un peu plus l'ensemble. Farhadi en perdant une peu de sa finesse, perd aussi un peu de sa singularité.

 

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Mathias est le créateur et unique employé de l'agence "Love is dead" dont le concept est d'annoncer à des hommes et des femmes sidérés que leur conjoint les quitte. Ce travail qu'il effectue avec le sérieux, la conviction et l'humanité d'un avocat et la fermeté d'un huissier ne sera pas sans conséquence sur sa vie personnelle.

Le film porte haut trois qualités. Son idée centrale originale et ses déclinaisons qui maintiennent son efficacité jusqu'au bout. Des dialogues ciselés et des situations hilarantes. Un casting de choix avec en tête Benjamin Lavernhe et Brigitte Roüan. Côtés défauts, on note une musique trop présente (mais c'est tendance) et quelques problèmes de rythme souvent causés par un changement un peu brusque de tonalité. Au final, la balance penche très largement du bon côté.

 

 

A VOIR EN SALLE DES LE MERCREDI 23 NOVEMBRE

 

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Paul Sneijder vient de réchapper à un accident d'ascenseur dans lequel sa fille est décédée. Il choisit de quitter son poste de cadre supérieur pour changer de vie.

Thierry Lhermitte est Paul Sneijder. Sa prestation tout en nuances porte le film. La mise en scène élégante et lente nous immerge dans la langueur dans laquelle est plongé Paul Sneijder. Les images froides et l'accent chantant québecois mènent le film dans une ironique poésie dépressive.

Date de sortie en salle : 8 juin 2016

Date de sortie en DVD : 12 octobre 2016

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Alors qu'il tente désespérément de récupérer son statut d'invalide auprès des services de l'État, Daniel Black rencontre Katie, mère célibataire qui, pour d'autres raisons, est elle aussi aux prises avec les services sociaux.  

Le film séduit d'emblée par sa  façon quasi documentaire de montrer la violence avec laquelle la sécurité sociale et le pôle emploi anglais, moitié public, moitié privé, traitent leurs "usagers". À la recherche de résultats (réduire au maximum le nombre de beneficiaires) ces institutions précipitent les plus démunis dans des situations absolument kafkaïennes et, par ricochets, dans la misère. L'absurde et l'humiliation y règnent en maîtres. La démonstration de Ken Loach, dans des scènes qui peuvent être, à la fois, drôles et bouleversantes, est particulièrement efficace. Ces personnages, victimes ou "bourreaux" sont bien dessinés. Les comédiens, enfants compris, sont parfaits. Dave Jones (Daniel Black), lumineux, créé d'emblée l'empathie. Si le film perd un peu en puissance c'est dans la tournure sentimentalo-tragique que prend le récit dans sa seconde partie. Un traitement qui alourdit inutilement le propos et dont le film n'avait pas besoin pour toucher sa cible.

Le film à reçu  la Palme d'or au festival de Cannes 2016.

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