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Franz Jaggerstatter, paysan autrichien, fervent catholique, affiche ouvertement son anti-nazisme. En février 1943, alors qu'il est appelé sur le front, il refuse de jurer fidélité au fuhrer.

A travers ce magnifique portrait de Franz Jaggerstatter, Terrrence Malik interroge, notamment, sur la place dans l'Histoire de l'homme de rien porté par ses convictions,  la force donnée par la foi et les doutes que l'horreur fait naître sur Dieu. Mais plus qu'un film sur la foi en Dieu, "La vie cachée" proclame la foi en l'homme. Le réalisateur alterne les scènes désespérées et mortifères avec celles de bonheur et de vie incarnés par la nature, l'amour et l'enfance.

Formellement très beau, le film impressionne autant par ses plans panoramiques que par ses gros plans ou cadrages dècentrés sur les visages, les mains qui s'etreignent, les pieds d'un enfant... La beauté se cogne sans cesse aux conséquences de l'horreur de la guerre et du nazisme dans ce petit village tranquille. August Diehl et Valerie Pachner, sont tous deux magnifiques. Seul bémol, la seconde partie du film dédiée au martyr de Franz perd de sa force de par sa longueur.

On demeure touché par la beauté et la cruauté de ce sacrifice, et la grandeur de cette petite histoire dans la grande Histoire du monde.

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Elia Suleiman vit à Nazarreth, en Palestine. Il part observer la vie à Paris et à New-York.

Le récit enchaine de grands moments de vide, beaucoup de clichés et des plaisanteries faciles.

Quitte à enfoncer les portes ouvertes mieux aurait value y aller carrément et remplir ces 1h38mn du burlesque que semble apprécier le réalisateur du film, qui s'avère de plus être un piètre comédien.

Ici, les silences et les 3 phrases de dialogues pseudo poétiques semblent brandis pour parer le film d'une posture intellectuelle qui ne fait guère illusion. On ne retient que la vacuité de l'ensemble.

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De nos jours à Marseille, Richard, chauffeur de bus, Sylvie, femme de ménage et leurs filles et beaux fils s'arrangent comme ils peuvent avec la dureté du monde moderne.

Après "Sorry we miss you" de Ken Loach sur l'uberisation de notre société, Guediguian présente à son tour sa vision de la paupérisation du monde du travail et de la société dans son ensemble. Une misère qui pousse à la bêtise, la cruauté, l'indifférence et au sacrifice. Guediguian fait avec gravité et poésie, et avec plus de finesse que Loach, une démonstration aussi plombante qu'efficace sur cette société impitoyable.

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Au début des années 60, la compagnie Ford, qui voit ses ventes chuter, décide de se donner une nouvelle image en défiant Ferrari au 24 heures du Mans.

Réalisation enlevée, rythme endiablé, dialogues musclés et interprétation testostéronee, Le Mans 66 répond aux exigences du genre. Les amateurs, grands enfants, apprécieront.

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Un célèbre auteur de roman policier est retrouvé mort dans son manoir. Les soupçons se portent sur tous les membres de la famille et du personnel.

Cette sorte d'énigme à l'Agatha Christie, est portée par un casting intrigant, Daniel Craig, Michael Shannon, Jamie Lee Curtis, Don Johnson, Toni Colette... C'est sa seule originalité. Ce film au scénario vu et revu, s'il s'oubliera vite, se laisse regarder sans déplaisir.

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