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Maud Crayon, architecte exploitée par son patron, mère débordée plus par le père de ses enfants que par les enfants eux-mêmes, enceinte sans l'avoir voulu, remporte le prestigieux concours de la mairie de Paris pour réaménager le parvis de Notre Dame.

"Notre dame" offre du grand Donzelli. Cette cinéaste du bonheur envers et contre tout, nous emporte dans son univers poétique et fantasque. Les comédiens qui l'accompagnent sont tous excellents. A commencer par Valérie Donzelli, elle-même et Christophe Deladonchamps au premier plan puis dans les seconds rôles, Virginie Ledoyen, Bouli Lanners, Thomas Scimecca, Isabelle Candelier, Philippe Katerine, Samir Guesmi parmi lesquels on remarque particulièrement Claude Perron, hilarante.

Un film joyeux et désabusé, décalé et cynique, romanesque et drôle.

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A New-York, dans les années 50, Lionel Esrogg, détective privé atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, enquête sur la mort de son patron et ami Frank Mina.

Edward Norton propose, devant et derrière la caméra, un film policier à l'ancienne et en profite pour passer quelques messages sur le racisme anti afro-americains, sur l'acceptation de la différence, sur la corruption et la folie immobilière qui piétine les plus faibles. L'intrigue fonctionne particulièrement par le traitement qu'en fait Norton. L'ambiance 50's, le grain de l'image, le montage qui ménage rythme, suspens et humour donnent tout son charme au film. L'impeccable composition d'Edward Norton est la cerise sur ce gâteau que l'on aurait tout de même aimé un peu moins long.

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Sarah, astronaute, est sélectionnée pour un voyage d'un an vers Mars. Entre son entrainement physique et technique et sa préparation à la séparation d'avec sa fille de 6 ans, les préparatifs sont éprouvants.

Alice Winocour propose un space movie sans espace qui replace sans cesse son héroïne face à la dichotomie entre son attachement à la terre et son rêve d'aventure extra-terrestre. Entre documentaire, l'entrainement de l'astronaute est précis, et mélodrame, sans pathos appuyé, Proxima est un beau film sur le sacrifice, le renoncement. 

Eva Green est parfaite en femme, tout à la fois, déterminée et concentrée sur son objectif et rattrapée par son instinct maternelle. 

Un film original par son propos et sa forme parfaitement maîtrisés.

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Franz Jaggerstatter, paysan autrichien, fervent catholique, affiche ouvertement son anti-nazisme. En février 1943, alors qu'il est appelé sur le front, il refuse de jurer fidélité au fuhrer.

A travers ce magnifique portrait de Franz Jaggerstatter, Terrrence Malik interroge, notamment, sur la place dans l'Histoire de l'homme de rien porté par ses convictions,  la force donnée par la foi et les doutes que l'horreur fait naître sur Dieu. Mais plus qu'un film sur la foi en Dieu, "La vie cachée" proclame la foi en l'homme. Le réalisateur alterne les scènes désespérées et mortifères avec celles de bonheur et de vie incarnés par la nature, l'amour et l'enfance.

Formellement très beau, le film impressionne autant par ses plans panoramiques que par ses gros plans ou cadrages dècentrés sur les visages, les mains qui s'etreignent, les pieds d'un enfant... La beauté se cogne sans cesse aux conséquences de l'horreur de la guerre et du nazisme dans ce petit village tranquille. August Diehl et Valerie Pachner, sont tous deux magnifiques. Seul bémol, la seconde partie du film dédiée au martyr de Franz perd de sa force de par sa longueur.

On demeure touché par la beauté et la cruauté de ce sacrifice, et la grandeur de cette petite histoire dans la grande Histoire du monde.

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Elia Suleiman vit à Nazarreth, en Palestine. Il part observer la vie à Paris et à New-York.

Le récit enchaine de grands moments de vide, beaucoup de clichés et des plaisanteries faciles.

Quitte à enfoncer les portes ouvertes mieux aurait value y aller carrément et remplir ces 1h38mn du burlesque que semble apprécier le réalisateur du film, qui s'avère de plus être un piètre comédien.

Ici, les silences et les 3 phrases de dialogues pseudo poétiques semblent brandis pour parer le film d'une posture intellectuelle qui ne fait guère illusion. On ne retient que la vacuité de l'ensemble.

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