theatre - danse

 

Christophe Alévêque fonde et prend la tête du club des Vieux Cons Modernes cultivant, "à la fois, l'amour de la liberté, l'art du débat et les carottes, parce que ça rend aimable."

 

Car il en a marre. De quoi ? De tout et aussi un peu de son contraire. Mais surtout de ce qu'il considère comme une tendance forte à la bien-pensance et à l'extrême obéissance. Bref, nous sommes des moutons décérébrés. Et pour ne pas se laisser piégé dans cette embrigadement "systémique", il en appelle à son esprit de contradiction et à ce qui était autorisé de faire il n'y a encore pas si longtemps.

 

Sans être passéiste, l'humoriste décrit notre époque et ses travers, s'interrogeant sur la manière avec laquelle il va bien pouvoir expliquer à son fils de 2 ans comment penser et se comporter en toutes occasions.

C'est souvent drôle, avec un passage particulièrement efficace sur la période des confinements/déconfinements, et donne aussi à réfléchir sur ce qu'est la liberté, celle-ci s'arrêtant là où commence celle des autres, et sur le devenir de nos démocraties.

 

Au théâtre du Rond-Point à 18h30, tous les jours, sauf le lundi.

 

Voir les commentaires

De nos jours, à New York, une jeune femme cherche des informations sur son grand-père Eugène. Elle interroge Stanislaw, qui a connu Eugène pendant la seconde guerre mondiale. 

Sur scène 9 comédiens, menés par Charlie Fargialla et Gaël Cottat excellents tous les deux, interprètent une quinzaine de rôles. Ils redonnent vie à cette histoire réelle de deux médecins polonais qui ont sauvé leur village en faisant croire aux allemands que ses habitants étaient contaminés par le typhus.

La scénographie, astucieuse, fait cohabiter deux temporalité simultanément sans qu'à aucun moment cela semble incongrue. Le récit qui pourrait s’essouffler rapidement est dynamisé par l'humour, parfois osé mais dosé, et une mise en scène vive. Les changements de décors effectués par les comédiens, qui ne se ménagent pas, sont d'une grande fluidité. Enfin, la durée de la pièce 1h20 environ est parfaite.

A voir au théâtre du Splendid.

Lire le post sur la nouvelle pièce de Mélody Mouret "La course des géants"

Voir les commentaires

Bertrand seul dans son appartement décide de se suicider. Mais quelqu'un frappe à la porte.

La nouvelle pièce de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière (auteurs du Prénom) joue sur l'absurde : un suicidaire voit ses plans bouleversés par l'intervention d'un tueur qui veut sa peau. Leurs échanges sont au diapason de la situation. Le décalage est total et l'auteur s'en donne à coeur joie.

Côté mise en scène et scénographie, c'est le service minimum : quelques maladresses, pas d'inventivité et une utilisation de la vidéo sans intérêt.

Le texte, souvent drôle, est parfaitement servi par Éric Elmosnino, une fois de plus excellent, et Kyan Khojandi, très bon en type mal dans sa peau

La première heure fonctionne très bien entre saillies percutantes de drôlerie et silences, l'ensemble jouant sur un rythme lent servant l'étrangeté de la situation. Au quart d'heure final le ton change, comme si l'auteur avait cédé sa plume à un autre, tombant dans un 1er degré lénifiant. Cette fin gâche un peu le plaisir pris jusqu'à là.

A voir à La Scala jusqu'au 31 mars.

Voir les commentaires

En 1960, à Chicago, Jack Mancini, pizzaiolo turbulent, entre à l'université puis à la Nasa grâce à son intelligence exceptionnelle.

Mélody Mourey nous présente un héros à l'Américaine qui pourrait sortir tout droit du cinéma populaire hollywoodien des années 90, un cinéma qu'elle a sans nul doute beaucoup regardé. Elle en convoque ici les recettes les plus efficaces dans une sorte de best-of entre film d'apprentissage et film catastrophe (Appolo 13Will Hunting par exemples). Ainsi, la pièce enchaîne des scènes et événements, plus ou moins importants, qui nous semblent familiers, déjà vus à maintes reprises, sans surprise. Cela pourrait être gênant mais c'est une forme d'admiration pour ce savoir-faire, cette capacité à reproduire en compilation les codes et les scènes les plus efficaces, qui l'emporte. Le texte est du même acabit que les dialogues de ces films mais l'auteur n'oublie pas d'être drôle avec de bons mots et un comique de situation efficaces.

Côté scénographie, là aussi c'est le cinéma qui est convoqué. Pour décor des projections vidéos qui nous transportent de lieux en espaces. C'est là aussi très bien fait et favorise l'immersion. Le peu de mobilier présent est déplacé et escamoté par les comédiens qui ne chôment pas dans une mise en scène vive où tout doit s’enchaîner à la vitesse de la lumière, et ce, sans que le spectateur ne se perde. La troupe de comédiens avec en tête Jordi Le Bolloc'h dans le premier rôle, Nicolas Lumbreras (drôlement Splendid), Anne-Sophie Picard, Alexandre Texier, Valentine Revel-Mourosz et Eric Chantelauze, est excellente.

Bref, dans son genre, que certains rapprocheront d'un théâtre à la Michalik mais en plus efficace et plus frais, La Course des Géants fait très bien le job. C'est du divertissement pur, familial, sans plus de prétention.

Voir les commentaires

François-Xavier Demaison joue à domicile dans son beau théâtre de l'Oeuvre.

Oenophile éclairé, le comédien construit son spectacle à partir de dix dates associées à dix vins.  Dix histoires et anecdotes occasions pour le comédien de se tirer le portrait ainsi que celui de sa famille, de ses amis, de ses rencontres et d'égratigner un peu notre époque.  

Inutile d'être amateur du breuvage pour apprécier ce spectacle où le comédien, aux grimaces impressionnantes, aux imitations bluffantes et aux chutes inattendues, déclenche aisément les rires.

Sa présence au Théâtre de l'Oeuvre, lui donne aussi l'occasion de jouer de son statut de directeur de théâtre avec une pointe d'émotion communicative.

A voir jusqu'au 2 avril.

 

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog