theatre - danse

Elda Older rencontre Alexandre - Maurice. Celui-ci a été condamné il y a 20 ans pour avoir tué sa propre mère, mais il ne se souvient pas avoir commis ce crime. Elsa, elle, perd la mémoire et doit subir une intervention chirurgicale au cerveau. Lui est modèle pour le frère d'Elda un sculpteur sans succès, elle chante et a faillie être actrice. Le voisin voit son ambition d'être édité par une grande maison bientôt atteinte.

Joël Pommerat plonge des personnages ordinaires dans une situation où le trouble règne entre rêve et réalité. Il dessine petit à petit son curieux récit et l'éclaire en alternant présent et flash back. L' étrangeté des personnages et des situations fait naître rire et effroi. Si les deux protagonistes principaux ont pour similitudes des problèmes de mémoire et de perception du réel, ils ont en commun avec les autres personnages qui les entourent de vivre à travers l'art, la création et l'écriture. De quoi surmonter peut-être leurs vies bancales.

Christophe Hatey qui a joué dans la pièce à sa création en 1994 et Florence Marschal mettent en scène cette pièce des débuts de Pommerat qui n'avait plus été montée depuis 2001. Ils s'entourent d'une troupe de comédiens excellents Cédric Camus, Roger Davau, Loïc Fieffé, Aurore Medjeber, Samantha Samson et en alternance Karim Kadjar, Emilien Audiberti et Tristan Godat.

A voir au Studio Hebertot jusqu'au 25 janvier.

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En avril dernier, Public Sénat diffusait la pièce A rendre â  M.Morgenstern en cas de demande interprétée par Frédéric Moulin. 

Cette pièce prenante et émouvante, servie par une mise en scène efficace, retrouve la scène le 15 février prochain au Studio Raspail.

Représentation unique, courez-y !

Réservations sur billetreduc

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Ce spectacle de Gaspard Proust ne décevra pas les amateurs de son humour méchant, cynique, corrosif...etc... mais il les intriguera certainement. Car à la vue de l'introduction, depuis les coulisses, la même que dans le spectacle "Nouveau spectacle" de 2016, puis le passage du "comment se comporter en cas d'intrusion de djiadistes dans la salle", semblable à celui du spectacle de... 2016, ils pourront se demander si ce "Dernier spectacle" n'est pas un peu le "Precedent spectacle".

Comme à son habitude, le comédien dézingue tout et tout le monde avec la technique affûtée qu'on lui connaît, cela en costume traditionnel bavarois, avec un rythme de mitraillette et une gesticulation plutôt inhabituelle chez lui et qu'on pourra trouver excessive voire fatigante.

Ce spectacle a aussi pour particularité d'être très auto-centré. Proust raccroche à chacune de ses vannes son statut d'humouriste misanthrope, misogyne, transophobe, jugé très méchant, qui en plus est un artiste politiquement rare car pas de gauche... etc...  C'est drôle en introduction, sympatique le quart d'heure suivant puis intrigant et finalement lassant.

Le format vidéo expose sans doute un peu trop les excès dans le jeu et révèle particulièrement les recettes répét!itives dans l'écriture. 

Diffusion sur Amazon Prime.

Lire les posts sur ses précédents spectacles  à l'Européen en 2010  

à la Comédie des Champs-Elysées en 2016

 

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Clément Hervieu-Léger met en scène la dernière pièce, considérée comme testamentaire, de Tchekhov. L'auteur russe y conte l'évolution d'une société, la fin d'une époque, la fin de l'aristocratie, l'ascension du peuple. Décrivant plus le drame de la perte que l'éveil d'un nouveau monde.

En Russie, au début du XXe siècle, Lioubov revient, après 5 années de fuite à Paris, dans son immense propriété. La faillite oblige à la vente de sa cerisaie mais Lioubov dans une futilité immense et une nostalgie qui la hante refuse l'évidence. Lopakhine, fils et petit-fils de Moujik, propose de lui venir en aide.

Il est rarissime de ne pas succomber à la grâce et au génie de la troupe du Français. Ce soir sur la scène Richelieu, tous les ingrédients semblent réunis pour que la magnifique pièce de Tcheckhov nous fasse chavirer encore. Mais la magie n'opère pas, l'émotion ne passe pas.

Assez rapidement, la chorégraphie des comédiens interpelle. Ils ne semblent pas synchronisés. Leurs placements et déplacements sur scène qui ont sans doute pour but d'exprimer une certaine effervescence et la folie du désespoir semblent brouillons et nuisent à la lecture de la pièce. Dans l'acte trois, où l'action se situe entre un salon et la salle de bal, la mise en scène ne parvient pas a faire exister les deux espaces ensemble. La salle de bal en arrière plan joue trop fort et les comédiens au devant de la scène sont peu audibles. Dans les moments où le spleen s'exprime, la mise en scène surligne excessivement l'émotion. Les comédiens se retrouvent en situation de surjouer sur une musique totalement incongrue.

Nos si grands comédiens, Eric Génovèse, Florence Viala, Julie Sicard, Sébastien Pouderoux, Anna Celvinka, Rebecca Marder, Michel Favory, pour ne citer qu'eux, semblent dépourvus de leur génie et de celui de la troupe. Adeline d'Hermy tire son épingle du jeu, parvenant à nous toucher. Très vite on se raccroche à elle et encore un peu plus à Loïc Corbery qui nous rappelle que nous sommes bien dans la grande maison. Dans le rôle de Lopakhine, il est excellent, portant toute l'émotion.

 

 

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La Comédie Française accueille Glyslein Lefever qui met en scène Music-Hall de Jean-Luc Lagarce. 

Une fille et ses deux boys présentent un spectacle de music-hall. Ils racontent la chorégraphie de leur spectacle et les aléas auxquels ils font face lors de représentations dans des villes et des salles de moins en moins accueillantes et remplies.

Entre sarcasmes, humour et nostalgie, Lagarce placent ses trois personnages dans la situation d'artistes désabusés qui voient leur art se déliter, le public disparaître. Une mort inéluctable que la volonté coûte que coûte de continuer à jouer ne permet pas d'enrayer. Entre hommage aux artistes et testament personnel de l'auteur.

La mise en scène de Glyslein Lefever et la scénographie de Chloé  Bellemère exploitent astucieusement la toute petite scène du Studio-Théâtre, la transformant en cocoon rassurant, à moins qu'il ne s'agisse d'une impasse, du bout du quai. Françoise Gillard, Gaël Kamilindi et Yoann Gasiorowski sont tous trois épatants dans l'interprétation du texte acéré de Lagarce et de la chorégraphie de Glyslein Lefever.

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