theatre - danse

Les-lois-de-la-gravite---www.zabouille.over-blog.com.jpgQuelque part en Normandie, une femme entre dans un commissariat et s'accuse d'avoir assassiné son mari dix ans plus tôt. 

La pièce est fidèle au livre de Jean Teulé. Les parties décrites sont ici dialoguées dans la verve de l'auteur. Les trois comédiens sont très justes : Dominique Pinon, Pierre Forest et surtout Florence Loiret Caille aussi incandescente au théâtre qu'au cinéma.

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Vincent-Dedienne---Hebertot---www.zabouille.over-blog.com.jpgVincent Dedienne présente "S'il se passe quelque chose", un curieux spectacle entre stand-up et one man show. Comédien formé au conservatoire, Dedienne posséde une belle présence scènique et un capital sympathie tel qu'il captive l'auditoire dés les premières secondes. Le spectacle, marqué par l'absurde, alterne de grands moments de rire (et fous rires), d'autres de poésie-mélancolie (vidéos à l'appuie) et 1 ou 2 moments un peu ratés. Cette alternance donne un rythme étrange au spectacle auquel on s'abandonne, heureux de cette rencontre avec un artiste pas ordinaire.


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La-mere-www.zabouille.over-blog.com.jpgAnne, la soixantaine, enfants élevés et partis, mari occupé par son travail, se sent inutile et abandonnée. Elle use et abuse des médicaments et de l'alcool pour s'aider à vivre.

 

Florian Zeller met en scène les réflexions, les crises de rage et de désespoir de son héroïne sans que l'on comprenne très bien si ces séquences sont réelles ou fantasmées. Et sans que l'auteur ne place dans son récit d'indice permettant de les identifier. Du coup, les scènes semblent avoir été composées sans soucis d'une quelconque stratégie créative, à laquelle s'ajoute une écriture assez peu remarquable. L'ensemble en est très artificiel et sans grand intérêt. 

Malgré cela, on est tenu par la prestation magistral de Catherine Hiegel et la mise en scène de Marcial di Fonzo Bo qui donnent un peu de mystère et d'épaisseur à la proposition.

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Comment-vous-racontez-la-partie-www.zabouille.over-blog.com.jpgNathalie Oppenheim, écrivain récemment primée, est l'invitée des samedis littéraires de Vilan en Voléne. Elle est accueillie par Roland, animateur socioculturel, lettré et passionné. Dans la salle polyvalente, face au public, elle effectue des lectures et est interviewée par Rosanna Ertel-Keval, journaliste littéraire vedette et enfant du pays.


Ici, il est question de littérature, de création, de jeux de rôle, de rapports de force, de snobinisme, de frustration...

Les personnages, pourtant caricaturaux, sont si riches, les situations pourtant convenues si ouvertes, les rapports humains si ambigus, les échanges si tortueux et les silences si parlant qu'on peut percevoir dans cette pièce de multiples messages.


Dominique Reymond est, une fois de plus, excellente dans le rôle de la journaliste snobinarde, en perpétuelle représentation, persuadée d'avoir percé à jour l'artiste et qui veut absolument lui faire dire ce qu'elle veut entendre. Zabou Breitman est très juste dans le rôle de l'écrivain, fausse oie blanche, qui accepte l'idée de l'interview publique sans en jouer tout à fait le jeu.L'animateur magnifique est interprété par Romain Cottard tout en délicatesse comique. André Marcon campe un maire, vieux politicard, à tue et à toi, plus vrai que nature.

Les décors, la lumière et la mise en scène sont au diapason de la qualité des interprètes. Le travail sur le son, jusqu'a celui des costumes, est  particulièrement soigné.

Le récit est parfaitement mené. Le rythme travaillé ménage silences et temps morts entre les scènes d'affrontement, d'intimidation, de gêne polie et de pure burlesque.

Certains y voient du mépris pour la province. Pourtant, le trait qui peint la candeur provinciale n'est pas plus épais que celui qui dessine la suffisance parisienne. Et on rit (beaucoup) tout autant des simagrées de la journaliste que des enthousiasmes de l'animateur local.

A voir !

Jusqu'au 6 décembre au théâtre du Rond Point puis en tournée en Province.

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Kinship-www.zabouille.over-blog.com.jpgA la seconde où Isabelle Adjani apparaît me vient le souvenir du personnage d'Édith Scob dans "Les yeux sans visage". Il faut quelques minutes pour que cette pensée aussi inattendue que dérangeante s'efface et laisse place à une attention soutenue pour la pièce. Le texte confirme rapidement que les auteurs contemporains disposant d'une belle plume ne sont pas légion. L'intrigue sans aucune originalité se tisse à grosses ficelles, les sentiments se dessinent à gros traits et les situations sont dignes d'un mauvais roman de gare. Les voix off évoquant les pensées des personnages ou celle d'Adjani clamant Phèdre avec une emphase surannée ajoutent au ridicule. 

Les scènes courtes (22 en 1h45...) se succédent séparées par des "noirs" permettant les changements de décors que le metteur en scène a heureusement voulus très épurés n'ajoutant donc pas de lourdeur à la lourdeur. Il habille tout de même le vide global d'un immense écran vidéo positionné en fond de scène. Les jolies images noir et blanc projetées apportent une pointe d'esthétisme à l'ensemble. 

Isabelle Adjani adopte un jeu grandiloquent totalement décalé par rapport au  ton porté par le texte et celui adopté par ses partenaires, Niels Schneider et Vittoria Scognamiglio, qui s'en sortent avec honneur en jouant avec vivacité et une simplicité moderne plus approprié à ce style théâtrale.

Une pièce qu'on oubliera vite pour conserver d'Isabelle Adjani de bien meilleurs souvenirs.

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