Gwenael Morin met en scène, au théâtre Bastille, Introspection de Peter Handke une pièce parlée dont toutes les phrases commencent par "je". Ce monologue à la première personne confesse les évolutions, régressions, mutations, déceptions, révolutions d'un Homme de sa naissance jusqu'à sa présence devant nous au théâtre. Ecrite à l'origine pour être dite par deux comédiens , un homme et une femme, Introspection est ici interprétée par 8 comédiens (4 filles, 4 garçons). Dispositif qui souligne sans doute l'universalité de ce "je".
Alignés debout, au plus près du public, quasi-immobiles pendant toute la pièce, les comédiens déclament leur texte en choeur, s'offrant à quelques rares moments le plaisir de le dire à deux ou seul ou de rompre les phrases ou les mots. Dans la première partie de la pièce, ce dispositif sert particulièrement bien la musicalité du texte, son écriture cadencée rendant l'ensemble hypnotique. Si dans la seconde partie, la magie opère moins bien, les comédiens criant un peu trop, on reste marqué par l'efficacité de la première partie.
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Une femme et un homme se rencontrent dans un cimetière. Elle lit les philosophes, il élève des vaches.
Un salon de coiffure très gay friendly, une clientèle hétéro...clite, un meurtre à l'étage et une enquête publique composent la trame de "Dernier coup de ciseaux". Cette pièce qui emporte depuis 30 ans tous les succés aux Etats-Unis est adaptée pour le public français par Sébastien Azzopardi, qui a déjà adapté 