theatre - danse

Bois d'Enghein qui vient de  passer la nuit chez sa maîtresse Lucette cherche le courage de rompre car il se marie le jour même.

Jérôme Deschamps met en scène à 100 à  l'heure cette pièce où le génie de Feydeau agit comme jamais. La quinzaine de comédiens dont Florence Viala, Guillaume Gallienne, Thierry Hancisse, Dominique Constanza, Claude Mathieu, Serge Bagdassarian, Georgia Scalliet... sont excellents. Hervé Pierre, dans le rôle de Bois d'Enghein, est déchaîné en lâche, manipulateur tandis que Christian Hecq est un hilarant en pantin desarticule.

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jypey-se-revolte-affiche.jpgJypey. Ce nom de comique sonne comme un gadget et n'annonce rien qui vaille.

Et pourtant, très à l'aise avec le public et l'improvisation, le comédien s'avère très bon.

Son spectacle est fait de sketchs, pas toujours très bien balisés, sur le couple, la sécurité routière, la société de consommation. La forme et le fond n'apportent rien de vraiment nouveau.

On est même surpris par l'écriture un peu à l'ancienne. On est loin des stand-ups à la mode, ça ne sonne pas de notre époque et c'est ce qui donne finalement un petit goût d'air frais.

Jypey nous offre un bon moment de détente, de rire bon enfant, sans révolution, mais pas sans savoir faire. Sympathique donc.

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james_thierree_london_large.jpgMoins de chorégraphies aériennes, moins d'emphase, plus d'acrobaties, de magie, de danse et de contorsions, si  "Au revoir parapluie" offre moins d'envolées lyriques que "La veillée des abysses", le spectacle n'en est pas moins un grand moment d'évasion.

Le rire, plus présent, alterne, ici aussi, sans cesse avec le drame et les moments d'émotion se terminent toujours par une pirouette qui laisse place à la farce.

 

Le décor principal, une centaine de cordes suspendue au plafond virevolte et coule sur la scène en une masse informe et inquiétante. Car, dans "Au revoir parapluie", il pleut des cordes, des cordes qui emprisonnent, vous lient et vous relient contre ou avec votre grés. Des cordes qui se font aussi vocales, car le  chant, la musique et les sons tiennent un rôle essentiel dans la pièce, à la fois complices et ennemis de nos héros qui grands voyageurs malmenés par les éléments, se débattent, trébuchent et se disloquent, souvent victimes, soudain spectateurs quand l'absurde est trop grand.

Le spectacle prend fin sous un chapiteau de cirque, un chapiteau accueillant et protecteur, où les choses sont plus douces, où la pluie est de volants et d'étoiles.

La lumière s'éteint et un déluge d'applaudissements retentit.

 

Article sur la Veillée des Abysseset LA Grenouille avait raison ici : La veillée des Abysses , la grenouille avait raison

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Illumine.jpgMarc Hollogne propose depuis près de 30 ans des spectacles qu'il nomme cinéma-théâtre. Un écran de cinéma occupe la moitié de la scène sur lequel des acteurs filmés (Mathilda May, Michel Jonasz et Rufus) donnent la réplique aux comédiens physiquement sur scène qui peuvent à tout moment, eux aussi, entrer "dans" l'écran. La synchronisation entre l'écran et la scène est parfaite et de la salle on finit par perdre ses repères et on ne sait plus très bien distinguer le réel du virtuel. 

L'illuminé se situe aux débuts de la révolution industrielle et est prétexte à dénoncer les excès du tout technologique. Le récit déjà un peu compliqué par un texte très riche (très bien écrit mais pas simple) est construit d'une façon qui encombre le propos et lui fait perdre un peu de son intérêt. Cependant, les astuces et bons mots ne manquent pas et donnent souvent lieu à sourire.

Mais, le spectacle vaut surtout pour sa prouesse technique et la poésie que véhicule le cinéma-théâtre. Quant aux comédiens, à commencer par Marc Hollogne, ils sont d'une qualité irréprochable et poursuivent le spectacle jusqu'à la sortie du théâtre où ils attendent les spectateurs pour les saluer une dernière fois.

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mechant-moliere.jpgA Courson la Gamine, le directeur du supermarché a décidé de mettre en scène Tartuffe avec sa troupe de comédiens. Trouvant Molière un peu dépassé, il a quelque peu modernisé l’histoire et le texte en respectant toutefois l’écriture en alexandrins.

Ce qui frappe dès les premières minutes de Méchant Molière, c’est la qualité très inégale de la troupe ; certains comédiens sonneront particulièrement faux d’un bout à l’autre de la pièce. Le décor est triste à souhait et surtout sans aucune originalité. La mise en scène est du même acabit. Peu imaginative, elle est toutefois rattrapée par un sens de la gestuelle assez efficace. Très vite il est évident que les bons moments de la pièce résident dans la réécriture et la ré-interprétation de Tartuffe. Tout l’habillage autour et l’histoire de Courson la Gamine ne reste que prétexte et offre peu d’intérêt, à l'exception de l'écriture en alexandrins qui joue un rôle comique primordial. Il est vrai que l’auteur Xavier Jaillard excelle dans la réécriture et le sens du décalage. Et lorsqu’il est servi par des acteurs qui sonnent juste, son texte est très drôle. Ainsi, on goûte particulièrement la qualité de Tchavdar Pentchev, irrésistiblement juste de drôlerie dans le rôle de Valère (sa qualité jure presque dans cet ensemble).

Ce « Méchant Molière » du Théâtre du Petit Hébertot est donc bien étrange. Bien que l'on rit souvent et que la pièce se voit sans ennuie, trop d’éléments semblent avoir été montés à la va-vite, sans soin, comme bâclés. La pièce en est un peu gâchée.

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