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Le théâtre Bastille accueille jusqu'au 31 octobre, le Tartuffe de Gwénael Morin créé en 2009 dans le cadre du "théâtre permanent" aux Laboratoires d'Aubervilliers.

Comme souvent chez Morin, le décor est quasi inexistant et les comédiens jouent sans costume. Tout est dans le jeu, la mise en scène virile et minutieusement chorégraphiée et la subtile réinterprétation de l’œuvre classique qui sous la scénographie de Morin et le jeu des comédiens révéle une parfaite modernité.

Depuis l'école, on savait les pièces de Molière plutôt drôles mais cet humour grinçant nous semblait d'un autre temps.

Morin accentue quelques traits, coupe quelques scènes sans toutefois dénaturer le propos principal. Il transforme, par exemple, la romantique et soumise Marianne en gourde irrésistible de drôlerie, insiste sur le caractère incestueux d'Orgon, surjoue la scène de séduction piège d' Elmire, fait de Damis un ado révolté. Et puis, Morin ose supprimer le happy end tiré par les cheveux et un rien lénifiant écrit par Molière, et permet à la pièce d'assumer jusqu'au bout son propos. Ainsi, l’irrésistible drôlerie de la pièce et sa modernité éclatent.

Bien sûr Morin convoque sur scène ses merveilleux comédiens et on retrouve ici Julian Eggerickx, Barbara Jund, Renaud Béchet, Ulysse Pujat et Grégoire Monsaingeon, tous magnifiques. Morin a juste la mauvaise idée d'interprété lui-même le rôle de Cléante. Et c'est sans doute le seul reproche qu'on pourrait lui faire. Gwénael Morin n'est pas très bon comédien ou en tout cas n'est pas à la hauteur de sa formidable troupe. Si ses idées de mise en scène et de réécriture son admirables, il est dommage qu'il joue. Mais, face à tant de réussite ceci n'est qu'anecdote.

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Simon Yates et Jo-Ann Lancaster accompagnés de leur deux enfants forment la troupe Acrobat.

Tout droit venus d'Australie, ils proposent un spectacle aux décors et accessoires minimalistes où l'acrobatie sert de prétexte et de support à l'expression de leurs humbles revendications. Ainsi, chaque "numéro-sketch" dénonce, non sans humour et une certaine auto-dérision, l' hyper consommation, l'argent roi, la pollution, l'exploitation au travail... mais aussi le diktat des bonnes pratiques...

Certaines acrobaties bluffent sans toutefois que l'ensemble nous impressionne vraiment.

Le spectacle vaut surtout par son originalité : épuration à l'extrême de l'habillage scénique, humour et auto-dérision et bien entendu militantisme.

Une curiosité dans la foule des spectacles formatés.

 

 

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Au théatre de Dix Heures, Cédric Chapuis nous propose de rencontrer Adrien Lepage.

Adrien est un garçon à part qui ne vit que pour la batterie. Elle guide son parcours d'enfant et d'adolescent et bouleverse sa vie d'adulte.


Cédric Chapuis est un comédien magnifique, un conteur hors pair et un très bon joueur de batterie. Sous les traits d'Adrien, il nous emporte entre rires, musique et émotions pendant 1h30. Aucun problème de rythme dans l' histoire de ce curieux batteur. Et nul besoin d'être amateur de batterie pour goûter à cette histoire. Cerise sur le gâteau, l'intelligence de l'écriture nous mène à une conclusion surprenante et forte.


Une Vie Sur Mesure est originale inattendue, parfaitement écrite et merveilleusement interprétée. Un moment de grâce.

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tour-du-monde112Il y a quelques temps Jules Verne écrivait les aventures de Phileas Fog lancé dans le défi de réaliser le tour du monde en 80 jours maximum.

Sébastien Azzopardi s'est lancé, il y a 4 ans déjà, un autre défi : celui d'adapter ces aventures et de les faire sur une scène grande comme un timbre poste. 

Trépidante parodie respectant parfaitement le roman, la pièce provoque rires sur rires à un rythme particulièrement soutenu. Seule réserve toutefois, la sur-utilisation des anachronismes comme mécanique du rire finie par lasser un peu (un tout petit peu).

Les comédiens au nombre de 4 sont hilarants et d'une énergie époustouflante. Parfaitement rodés, ils jouent dans une absence quasi total de décor digne de ce nom. Leur force est de nous y faire croire d'un bout à l'autre.

 

Sans atteindre, le génie des "39 marches" d'Eric Metayer, ce Tour du Monde en 80 jours offre un très bon moment de théâtre comique.

 

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Maximilien débute une thérapie chez un psychologue. Il paie 17 séances d'avance. Le public assiste à ces 17 séances (ou presque). Tout d'abord réticent, Maximilien accepte ,peu à peu, le jeu de la psychothérapie.

 

La pièce propose quelques bonnes idées d'écriture et de mise en scène. Quant au texte il m'a semblé d'autant plus faible que son interprête Nikola Parienty était affreusement mauvais. Sans grâce,  ni nuance. Peut-être était-ce un très mauvais soir ? 


Du coup, tout semble bien long et on compte les séances en ayant sans cesse en tête qu'à la 17ième aura lieu la délivrance de Maximilien et surtout la notre."

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