theatre - danse

Sonia (Maruschka Detmers), dans le but de se venger, demande à une prostituée (Virginie Efira) de séduire son ex-mari.

Si cela vous dit quelque chose c'est peut-être parce que "Nathalie" de Philippe Blasband a déjà été adaptée au cinéma par Anne Fontaine (avec Emmanuelle Béart et Fanny Ardant). Aussi, peut-être, parce que la presse parle des premiers pas théâtraux de l'animatrice Virginie Efira et aussi de certains passages de la pièce annoncés comme crus, pouvant choquer.

Pourquoi être aller voir "Nathalie" ? Parce que Marutschka Detmers.

Faut-il aller voir "Nathalie" ? Non, car une mauvaise pièce même interprétée par une comédienne de grand talent reste une mauvaise pièce et peut même gâcher une belle prestation.

Le texte n'a rien de fameux, l'histoire est simpliste, l'intrigue peu originale est minuscule et mal ficelée, les thèmes qui pourraient se détacher ne sont que ridiculement effleurés, tout comme les deux portraits de femmes à peine esquissés. La fin éculée n'oublie pas de tomber dans le grotesque. Quant aux parties choquantes elles sont sur-vendues (de nos jours, il en faut plus pour choquer le bourgeois) et très répétitives.

La mise en scène découpe la pièce en tout petits morceaux en imposant aux spectateurs des "noirs" toutes les 5 minutes. Les décors tout en coulissement - jusqu'à traverser la scène de long en large pendant que les comédiennes jouent - participent eux aussi à garder le spectateur à distance.

On ne peut rien reprocher aux deux comédiennes qui donnent comme elles peuvent vie à leurs pauvres personnages.

Virginie Efira assure sa part du travail, toute en fraîcheur, elle offre plusieurs moments de rire. Mais la partition qu'elle a à jouer ne lui donne pas l'occasion de nous épater vraiment.

Marutschka Detmers, joue constamment à fleur de peau. Elle s'offre toute entière dans le rôle de Sonia, tout particulièrement dans de courtes scènes où elle se laisse emportée par la détresse de son personnage. Malheureusement la pauvreté de la pièce rend cette intensité presque incongrue. Le jeu de Marutschka Detmers est tellement au-dessus du niveau d'ensemble qu'on ne voit plus que la performance.

*On remarquait parmi les spectateurs la présence de Patrice Leconte.

 

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La Compagnie Les Possédés proposent au Théâtre Bastille "Oncle Vania" de Tchekhov.

Les metteurs en scène, Rodolphe Dana et Katja Hunsinger, ont travaillé sur la proximité dans l'objectif de démythifier le rapport des spectateurs à l'espace théâtral. Ainsi, les spectateurs qui pénètrent dans la salle sont invités par les acteurs eux-mêmes à prendre un verre au buffet avant de rejoindre les gradins installés sur trois des quatre côtés qui entourent la scène centrale. La pièce peut alors commencer.

La longue table qui a servi pour le buffet s'avére être le seul élément de décor de la pièce et est déplacée et transformée entre chaque acte par les comédiens eux-mêmes.

L'exceptionnelle qualité des comédiens q nous plonge illico dans l'histoire d'Oncle Vania et son entourage. David Clavel  vibrant Oncle Vania est d'une justesse imparable, Marie-Hélène Roig nous touche dans le rôle de Sonia, seul être raisonnable de cette smala nombriliste, et Simon Bakhouche nous offre des apparitions d'une précision saisissante dans le rôle de Sérébriakov. L'accent Allemand (?) de Katja Hunsinger m'a un peu perturbé sans toutefois gâcher sa prestation.

Durant ces deux heures de représentation "Oncle Vania" s'avère d'une incroyable modernité et les interrogations qu'il soulève totalement actuelles ; sans qu'on sache très bien si cela est dû à l'exceptionnel talent des comédiens ou à celui de Tchekhov.

A voir sans réserve.

 

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Le Théatre Bastille accueille Aurélie Leroux dans le cadre des soirées Hors-série.
Aurélie Leroux met en scène des échantillons de personnages de Tchekov et ne dit rien.
Tellement rien que je n'ai moi-même rien à en dire.
Tout ce vide me laisse sans voix.

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Le théatre du Rond Point accueille en cette fin d'année James Thiérrée et sa création "La veillée des abysses".
Difficile de décrire ici la beauté de cette oeuvre enchanteresse tant les mots sont petits face à tant de féerie et de poésie.
James Thiérrée nous emporte dans un univers fantasmagorique à la fois inquiètant, magnifique, drôle et terriblement envoutant.
Entre cirque et théatre, danse et accrobaties, usant du mime et de la musique (Vivaldi), ce spectacle unique nous mène de merveille en merveille d'ingéniosité, de créativité et de beauté, nous emportant du rire à l'émotion.
Sur scène, des objets et meubles facétieux sortis tout droit d'un grenier poussiéreux, une grille immense qu'il faut franchir ou traverser, un canapé carnivore, une structure métallique énorme bringuebalante, un piano escamotable accompagnent les 5 acteurs-danseurs-acrobates-magiciens de cette étrange aventure. Ils sont là, sans savoir où, sans savoir pourquoi, subissant et jouant de leur sort inconnu.
Et le public otage volontaire de cet onirisme triomphant se laisse emporter dans le rêve le temps d'1 heure 20 d'absolue beauté.

 

Article sur Au Revoir Parapluie et La Grenouille avait raison : Au revoir Parapluie, La grenouille avait raison

 

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Laurent Lafitte comme son nom l'indique est le titre du premier one man show de... Laurent Lafitte.

Il y présente une galerie de portraits particulièrement hauts en couleurs... une grand-mère indigne et botoxée, un homo romantique égaré dans le trash, une ex-fan des sixties, un impressario négligeant, un chorégraphe du Lido hystérique...
Ces sketchs presque tous excellents offrent à Laurent Lafitte l'occasion de faire éclater son exceptionnel talent d'acteur. Dans la petite salle du Palais des Glaces, au plus près du public, il excelle dans la caricature et nous sert du politiquement très incorrect avec une aisance cueillante.
Si vous souhaitez sortir de l'humour convenu habituel courez-y, toutefois nous vous déconseillons d'y emmener votre petite soeur ou votre grand-mère, elles risquerez d'être choquées ou de ne pas tout comprendre...

 

 

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