theatre - danse

Bien-Des-Choses_theatre_fiche_spectacle_une.jpgL' exxxxxxxxxcééééééééééllent François Morel (ex-Deschiens et merveilleux chroniqueur sur France Inter tous les vendredi matin) a écrit et mis en scène "Bien des choses".
Cette pièce, qu'il interprête avec son compère de toujours Olivier Saladin, repose sur peu de choses, dit beaucoup et fait rire énormément.

Le point de départ est simple : un couple de retraité part en vacanse et envoie (et reçoit) des cartes postales que tour à tour dans un jeu de ping pong Morel et Saladin nous lisent.
Aussi étrange que cela paraisse, on ne s'ennuie pas un instant, bien au contraire. Face à ces deux comédiens d'exception, on jubile. Une voix off en fin de spectacle nous donne encore un peu la patate, c'est celle de Jean Rochefort.

Au théatre Pépinière, c'était tendre, moqueur et irrésistiblement drôle.

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partage-de-midi_affiche.1253128846.jpgDes décors de cordes simples et très beaux.
Une mise en scène efficace.
Des interprétes exceptionnels à commencer par Marina Hands, irradiante, magnifique puis la troupe de la comédie française dont le troublant Eric Ruf
.
L'écriture de Claudel belle et lyrique.
Des préoccupations mystiques, un drame outré qui vieillissent mal.

Du Claudel.
 

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Depuis janvier, la compagnie Gwenaël Morin investit Les Laboratoires d'Aubervilliers. En résidence pour une année complête, le metteur en scène propose au public de vivre le Théâtre permanent. Permanent car chaque instant de la journée est dédié au théâtre (repos le dimanche et lundi), ouvert au public et gratuit. Les matinées sont réservées aux ateliers de transmission qui permettent aux professionnels, amateurs ou simples curieux d'assister et participer à des séances de travail menées par les comédiens de la compagnie ou par Morin lui-même. Sujet des séances : l'étude d'un des personnages de la pièce que présente la troupe le soir même. Les après-midi sont réservées à la Compagnie qui prépare et répète la pièce qui succédera à l'affiche ; chaque pièce étant jouée pendant deux mois.
Lorenzaccio, Tartuffe, Berenice se sont succèdés sur scène depuis janvier. Antigone est présentée jusqu'au 24 septembre  puis Hamlet et enfin Woyzeck clôtureront l'année.  


L' Antigone de Sophocle était donc au programme hier soir et comme l'été joue les prolongations, la réprésentation pu avoir lieu dehors (avec plaid en secours tout de même). Budget plus que restreint, temps de création réduit au maximum et aussi parti pris de mise en scène, les décors et costumes sont fait de carton, chaterton et contreplaqué. On ne peut plus minimaliste comme si le public avait convoqué la troupe par surprise. Cela peut effrayer et vous faire craindre le pire et sans doute que beaucoup de comédiens ne sauraient assumer ce minimalisme là, mais Gwenael Morin a, entre autres talents, celui de savoir choisir ses comédiens. A commencer par Virginie Colemyn exceptionnelle dans le rôle de Créon. Et oui, aussi, les femmes peuvent jouer les rôles d' hommes et inversement et le même comédien jouer tout à la fois celui du jeune premier et de la jeune première. Dans une mise en scène très physique, rapide et surprenante, les comédiens nous emportent dés les premières minutes et la magie fonctionne. 
C'est un tour de force que de prouver que le théâtre peut se faire dans le plus simple appareil, un tour de force que le talent seul autorise.










 

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Au théâtre de la Colline,  Alain Françon nous propose La Cerisaie, pièce en quatre actes d' Anton Tchekhov. La Cerisaie est la propriété de Gaev et Lioubov qui couverts de dettes doivent faire face à l'inévitable : la destruction par la vente de la propriété familiale. Nous vivons avec eux le difficile travail d'acceptation de la perte, la fin de l'insouciance feinte ou réelle et la chute d'une vie aristocratique que bousculent les évolutions sociales en ce début de 20ème siècle.
Dés le lever de rideau, la magie opère : décor majestueux sur une longueur de scène impressionnante, lumière superbe en clair obscur - le jour se lèvera doucement tout au long de ce premier acte. Nous voici illico transportés dans la Cerisaie. Les comédiens entrent en scène et installent progressivement leurs personnages. C'est joyeux car il s'agit de retrouvailles où l'insouciance règne encore. Puis, au fil des actes la gravité s'immisce même si les personnages centraux s'en défendent.
A chaque acte, nous est offert un nouveau décor majestueux
et une lumière magnifique. Les costumes parfaits nous plongent dans l'époque avec discrétion. Les acteurs sont exceptionnellement justes : Didier Sandre, Dominique Valadié, Jean-Paul Roussillon, Jérôme Kircher, Philippe Duquesne... Vingt comédiens au total.
Ça marche d'un bout à l'autre. Tout semble parfait, à la fois beau, drôle et émouvant.
La magie opère pendant 2h15.

A voir sans hésiter jusqu'au 10 mai.

 

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Sonia (Maruschka Detmers), dans le but de se venger, demande à une prostituée (Virginie Efira) de séduire son ex-mari.

Si cela vous dit quelque chose c'est peut-être parce que "Nathalie" de Philippe Blasband a déjà été adaptée au cinéma par Anne Fontaine (avec Emmanuelle Béart et Fanny Ardant). Aussi, peut-être, parce que la presse parle des premiers pas théâtraux de l'animatrice Virginie Efira et aussi de certains passages de la pièce annoncés comme crus, pouvant choquer.

Pourquoi être aller voir "Nathalie" ? Parce que Marutschka Detmers.

Faut-il aller voir "Nathalie" ? Non, car une mauvaise pièce même interprétée par une comédienne de grand talent reste une mauvaise pièce et peut même gâcher une belle prestation.

Le texte n'a rien de fameux, l'histoire est simpliste, l'intrigue peu originale est minuscule et mal ficelée, les thèmes qui pourraient se détacher ne sont que ridiculement effleurés, tout comme les deux portraits de femmes à peine esquissés. La fin éculée n'oublie pas de tomber dans le grotesque. Quant aux parties choquantes elles sont sur-vendues (de nos jours, il en faut plus pour choquer le bourgeois) et très répétitives.

La mise en scène découpe la pièce en tout petits morceaux en imposant aux spectateurs des "noirs" toutes les 5 minutes. Les décors tout en coulissement - jusqu'à traverser la scène de long en large pendant que les comédiennes jouent - participent eux aussi à garder le spectateur à distance.

On ne peut rien reprocher aux deux comédiennes qui donnent comme elles peuvent vie à leurs pauvres personnages.

Virginie Efira assure sa part du travail, toute en fraîcheur, elle offre plusieurs moments de rire. Mais la partition qu'elle a à jouer ne lui donne pas l'occasion de nous épater vraiment.

Marutschka Detmers, joue constamment à fleur de peau. Elle s'offre toute entière dans le rôle de Sonia, tout particulièrement dans de courtes scènes où elle se laisse emportée par la détresse de son personnage. Malheureusement la pauvreté de la pièce rend cette intensité presque incongrue. Le jeu de Marutschka Detmers est tellement au-dessus du niveau d'ensemble qu'on ne voit plus que la performance.

*On remarquait parmi les spectateurs la présence de Patrice Leconte.

 

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