theatre - danse

Affiche Audition site2Trois comédiens ont été convoqués pour passer une audition. L'attente est longue et le mystère s'épaissit : quel est l'objet de cette audition ? Est-ce du théâtre ou un peu plus que ça ?

Une pièce étrange qui nous mène on ne sait trop où pendant 1h30 pour finalement n'arriver nulle part.

L'histoire particulièrement décousue tente une mise en abîme multiple et inaboutie. La pièce part dans tous les sens et à force de vouloir trop en dire finit par ne pas dire grand chose.

Plusieurs bonnes répliques nous rappellent que d'habitude l'auteur, Jean-Claude Carrière, a du talent.

Heureusement, il y a trois comédiens principaux parfaits d'autant plus excellents que la pièce, vous l'aurez compris, a peu d'intérêt. Jean-Pierre Marielle est parfait en lui-même. Manu Payet se révèle être un comédien subtil et juste. Quant au rôle féminin, il est tenu par Audrey Dana qui, espiègle et drôle, se promène nonchalamment dans ce curieux univers.

Sans ces trois comédiens, la soirée eut sans doute été pénible.

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les_39_marches.jpgRichard Hannay assiste à une scène de panique dans un Music Hall Londonien et se retrouve chez lui avec une jeune femme mystérieuse.

Ainsi débute le film d'Alfred Hitchcock et c'est ainsi que débute la pièce mise en scène par Eric Métayer sur la petite scène du théatre de la Bruyère.

Toute la pièce est incroyablement fidèle au film jusqu'aux poursuites dans la lande Écossaise.

Difficile d'exprimer l'immense plaisir ressenti à la vue de cette pièce sans en dévoiler son ingéniosité et la force de ses surprises. L' histoire d'Hitchcock qui n'était déjà pas dénuée d'humour devient ici burlesque.C'est tout simplement réjouissant d'un bout à l'autre. 

L'ingéniosité de la mise en scène, bourrée d'idées inattendues, fait hurler de rire. Les comédiens, Andréa Bescond, Jean-Philippe Beche et Christophe Laubion, sont parfaits. Ils interprêtent tous les rôles et Eric Métayer s'en réserve prés de 70. Un vrai marathon, à l'image de ce que vit le héros.

Ces "39 marches" vous laisse au bout d' 1h30, épuisé, le souffle coupé : rire aussi longtemps et intensément ça vous tue.

 

* Si vous en avez la possibilité, voyez le film avant : votre plaisir n'en sera que plus grand. 

* La pièce a reçu le Molière 2010 de la meilleure pièce comique.

 

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Alciao-amore-gaite-L-1.jpegévêque laisse de côté le one man show pour s'offrir un interlude théâtrale avec Serena Reinaldi.

L'histoire : un couple qui se sépare enfin surtout elle... Originale donc...

Alévêque nous fait de l'Alévêque ce qui est plutôt sympa si on aime Alévêque.

Il est, sans surprise, très bon dans les moments de colère et d'ironie et étonnamment faux dés qu'il doit être plus calme et surtout premier degrés.

Seréna Reinaldi, elle, tient parfaitement son rôle et en devient la plus drôle des deux.

La pièce régulièrement s'essoufle violemment de façon assez soudaine. Ces instants de vide ; souvent lorsque l'auteur se lance dans le premier degrés et tente de passer des messages importants sur la vie de couple et la Vie tout court... ; durent heureusement rarement plus de 5 minutes et un bon mot ou une astuce de mise en scène nous remet le pied à l'étrier.

La mise en scène joue en cela un rôle essentiel et les bonnes idées et surprises sont nombreuses et

accompagnent parfaitement les bonnes répliques.

Au bout du compte, Ciao Amore offre un sympathique moment de détente.

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La pièce sera captée et diffusée en direct sur Paris Première ce samedi 29 mai à 20h30.

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woyzeck Morin"Woyzeck" est  un classique de la littérature allemande. Bon...
Pour pallier mon ignorance et pour le plaisir d'assister à une nouvelle mise en scène de Gwenael Morin je me suis rendue au théâtre Bastille.
"Woyzeck" est une pièce inachevée et fragmentaire (y'a des petits bouts aux 4 coins) de Georg Büchner qui raconte l'histoire d'un soldat malmené par un entourage qui profite de sa naïveté et de sa pauvreté. Sa concubine et mère de son enfant le trompe à la vue de tous. Trahi par celle qu'il aime et usé par les manipulations et le mépris des autres, Woyzeck, mené par un excés de lucidité, se précipite dans la folie.
Le texte de Büchner (en tous cas sa traduction) porte des moments magnifiques. L'écriture est belle et le propos vous emporte. Les moments méchamment drôles sont nombreux sans que l'on sache très bien si face au drâme de Woyzeck on peut en rire.
La mise en scéne de Morin déborde d'idées géniales saisissantes. Comme toujours dans un décor anachronique et quasi inexistant, les comédiens dégueulent d'énergie. L'engagement physique est impressionnant et n'empiète aucunement sur la qualité du jeu. Grégoire Monsangeon dans le rôle de Woyzeck est fascinant,
Julian Eggerickx toujours aussi flippant et Virginie Colemyn est juste irrésisistible et les autres se baladent au même niveau.
Alors, il est vrai que la fin traîne un peu en longueur et que la pièce gagnerait sans doute à perdre un petit quart d'heure.
Mais, il n'en est pas moins vrai qu'une fois encore Gwënael Morin nous cueille avec sa mise en scène ludique, pleine de surprises loufoques et ses comédiens géniaux à l'énergie folle.

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melanie-laurent-promenade-de-santeNicolas Bedos a écrit sur mesure pour Mélanie Laurent "Promenade de santé" et lui offre ainsi l'occasion de faire ses premiers pas au théâtre. Cette comédie dramatico-romantique met en scéne la rencontre de Camille et d'un jeune homme sur le banc d’une clinique psychiatrique. L'histoire est courte (moins d'une heure et encore la mise en scène allonge sensiblement la durée) et ne laisse pas le temps à l'auteur de nous épater vraiment. Malgré des dialogues souvent efficaces et une fin astucieuse, on a un peu l'impression d'avoir assister à une oeuvre anecdotique. Le moment reste toutefois agréable grâce à la belle plume de Bedos donc et surtout au talent de Jérôme Kircher tout simplement excellent et à la belle révélation théâtrale Mélanie Laurent. Particulièrement fraîche et nature, elle tire parfaitement son épingle du jeu, dans un rôle pourtant piège car souvent trop proche de son image de jeune femme moderne et vive.

PS : on remarquait parmi les spectateurs José Garcia et Isabelle Doval.

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