theatre - danse

GG2« Guillaume et les garçons à table » est un one man show autobiographique écrit et interprété par Guillaume Gallienne. Un one man show rare car à l’image du théâtre qui l’accueille : intime et élégant.

Guillaume Gallienne est né dans une famille bourgeoise russo-parisienne, d’une mère d’une étrangeté perverse. Elle semble avoir décidé que Guillaume serait une fille parmi ses deux frères. Désir si fort qu’elle en convainc l’enfant qui trop heureux de satisfaire sa mère la mime et se féminise avec une joie certaine. C’est cet étrange caprice de la mère et les conséquences qu’il aura sur sa vie que raconte Guillaume Gallienne avec une auto dérision hilarante et juste ce qu’il faut d’émotion. Il endosse tous les rôles avec une facilité incroyable. Un accessoire, un accent, un phrasé suffisent à créer des personnages à mille lieux de ce sociétaire de la Comédie Française. L’ originalité de cette histoire, la générosité et l’exceptionnel talent de Guillaume Gallienne font de « Guillaume et les garçons à table » un one man show réussi, un moment de théâtre précieux parce que singulier.

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309423-miam-miam-la-nouvelle-piece-d-edouard-637x0-2.jpgEdouard Baer présente au prestigieux théatre Marigny une pièce de sa création nommée "Miam-miam". Le point de départ, sans réelle arrivée d'ailleurs, est simple, et déjà un brin farfelu, les patrons d'un théatre en manque de succès décide de déguiser leur salle en restaurant à la mode le temps d'une soirée. La salle est précipitament et simultanément louée à une association de quartier et à un type un peu mafieux sur les bords.
Ce restaurant improvisé va être le théatre de rencontres
surréalistes entre des personnages plus cinglés les uns que les autres, tous artistes dans l'âme bien sûr.
Baer et sa troupe - 9 comédiens assez exceptionnels tels les deux Deschiens, Philippe Duquesne et Atmen Kelif, Léa Drucker, mais aussi des moins connus comme Diane Bonnot tout simplement tordante - nous entrainent dans leurs délires où le n'importe quoi côtoie le génie et inversement. C'est souvent très con et c'est pour cela que c'est irrésistiblement drôle.


 

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aryarbittan.jpg Ary Abittan, mis en scène par Judith Elmaleh (soeur de...et soeur de...), investit la petite salle du Palais des Glaces.
La première chose qui saute aux yeux quand on découvre Ary Abittan est que Ary est un super beau mec, grand, bien foutu et tout, et tout.
Deuxième constatation, le charisme et la présence. Ary prend possession de la scène
avec une facilité déconcertante. Il est en place instantanément.
Troisième évidence, Ary a une voix de ténor. Trés belle voix, puissante avec laquelle il fait un peu ce qu'il veut. Il peut  vous parler Espagnol (ou pas), chanter en Arabe (ou pas), cuisiner en Turc (ou pas) et faire en sorte que son propos vous soit limpide et irrésistiblement drôle.
Quatrièmement  point, Ary est un excellent comédien. Et ce dernier point à lui seul explique la qualité du plaisir prit à la vue de son spectacle. Car soyons honnête les sketchs ne sont pas extraordinairement écrits (à l'exception du "divorce"). Mais, même avec une base scénaristique minimaliste, Ary arrive à nous emporter dans son délire.
Chapeau donc et vivement la suite !




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affiche-sentiments-provisoires.1255625506Demain soir, vendredi 22 janvier, France 2 propose "Sentiments Provisoires", une pièce de Gérald Aubert mis en scène par Bernard Murat ; un trio amoureux sans grande originalité.
J'ai vu cette pièce en décembre dans le somptueux théâtre Edouard VII. Ce jour-là, Sylvie Testut était en petite forme, Berléand était bien dans son rôle et surtout Arditi nous a fait du grand Arditi. Comme toujours.

Je ne sais pas si la captation télévisuelle saura retranscrire justement ce merveilleux numéro d'acteur, mais si c'est le cas, rien que pour Arditi cela faut le coup de regarder.

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vernissage.jpegVéra et Michael viennent tout juste de redécorer leur appartement. Ils invitent Ferdinand, une connaissance-amie, pour lui présenter leur "chef d'oeuvre" , l'occasion de lui expliquer ce qu'est le bon goût et une vie réussie. Ferdinand se débat sous la pression et clâme son droit au libre choix.

 

Très drôle et un peu oppressante, cette pièce si elle n'avait été écrite par Vaclav Havel, ne serait qu'une pièce de boulevard moins bête que la moyenne. Son illustre auteur nous fait penser qu'il s'agit d'une métaphore sur le totalitarisme, celui de certains pays ex-communistes peut-être.

La comédienne Amélie Dhée est irrésistible de drôlerie.


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