theatre - danse

vernissage.jpegVéra et Michael viennent tout juste de redécorer leur appartement. Ils invitent Ferdinand, une connaissance-amie, pour lui présenter leur "chef d'oeuvre" , l'occasion de lui expliquer ce qu'est le bon goût et une vie réussie. Ferdinand se débat sous la pression et clâme son droit au libre choix.

 

Très drôle et un peu oppressante, cette pièce si elle n'avait été écrite par Vaclav Havel, ne serait qu'une pièce de boulevard moins bête que la moyenne. Son illustre auteur nous fait penser qu'il s'agit d'une métaphore sur le totalitarisme, celui de certains pays ex-communistes peut-être.

La comédienne Amélie Dhée est irrésistible de drôlerie.


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Bien-Des-Choses_theatre_fiche_spectacle_une.jpgL' exxxxxxxxxcééééééééééllent François Morel (ex-Deschiens et merveilleux chroniqueur sur France Inter tous les vendredi matin) a écrit et mis en scène "Bien des choses".
Cette pièce, qu'il interprête avec son compère de toujours Olivier Saladin, repose sur peu de choses, dit beaucoup et fait rire énormément.

Le point de départ est simple : un couple de retraité part en vacanse et envoie (et reçoit) des cartes postales que tour à tour dans un jeu de ping pong Morel et Saladin nous lisent.
Aussi étrange que cela paraisse, on ne s'ennuie pas un instant, bien au contraire. Face à ces deux comédiens d'exception, on jubile. Une voix off en fin de spectacle nous donne encore un peu la patate, c'est celle de Jean Rochefort.

Au théatre Pépinière, c'était tendre, moqueur et irrésistiblement drôle.

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partage-de-midi_affiche.1253128846.jpgDes décors de cordes simples et très beaux.
Une mise en scène efficace.
Des interprétes exceptionnels à commencer par Marina Hands, irradiante, magnifique puis la troupe de la comédie française dont le troublant Eric Ruf
.
L'écriture de Claudel belle et lyrique.
Des préoccupations mystiques, un drame outré qui vieillissent mal.

Du Claudel.
 

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Depuis janvier, la compagnie Gwenaël Morin investit Les Laboratoires d'Aubervilliers. En résidence pour une année complête, le metteur en scène propose au public de vivre le Théâtre permanent. Permanent car chaque instant de la journée est dédié au théâtre (repos le dimanche et lundi), ouvert au public et gratuit. Les matinées sont réservées aux ateliers de transmission qui permettent aux professionnels, amateurs ou simples curieux d'assister et participer à des séances de travail menées par les comédiens de la compagnie ou par Morin lui-même. Sujet des séances : l'étude d'un des personnages de la pièce que présente la troupe le soir même. Les après-midi sont réservées à la Compagnie qui prépare et répète la pièce qui succédera à l'affiche ; chaque pièce étant jouée pendant deux mois.
Lorenzaccio, Tartuffe, Berenice se sont succèdés sur scène depuis janvier. Antigone est présentée jusqu'au 24 septembre  puis Hamlet et enfin Woyzeck clôtureront l'année.  


L' Antigone de Sophocle était donc au programme hier soir et comme l'été joue les prolongations, la réprésentation pu avoir lieu dehors (avec plaid en secours tout de même). Budget plus que restreint, temps de création réduit au maximum et aussi parti pris de mise en scène, les décors et costumes sont fait de carton, chaterton et contreplaqué. On ne peut plus minimaliste comme si le public avait convoqué la troupe par surprise. Cela peut effrayer et vous faire craindre le pire et sans doute que beaucoup de comédiens ne sauraient assumer ce minimalisme là, mais Gwenael Morin a, entre autres talents, celui de savoir choisir ses comédiens. A commencer par Virginie Colemyn exceptionnelle dans le rôle de Créon. Et oui, aussi, les femmes peuvent jouer les rôles d' hommes et inversement et le même comédien jouer tout à la fois celui du jeune premier et de la jeune première. Dans une mise en scène très physique, rapide et surprenante, les comédiens nous emportent dés les premières minutes et la magie fonctionne. 
C'est un tour de force que de prouver que le théâtre peut se faire dans le plus simple appareil, un tour de force que le talent seul autorise.










 

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Au théâtre de la Colline,  Alain Françon nous propose La Cerisaie, pièce en quatre actes d' Anton Tchekhov. La Cerisaie est la propriété de Gaev et Lioubov qui couverts de dettes doivent faire face à l'inévitable : la destruction par la vente de la propriété familiale. Nous vivons avec eux le difficile travail d'acceptation de la perte, la fin de l'insouciance feinte ou réelle et la chute d'une vie aristocratique que bousculent les évolutions sociales en ce début de 20ème siècle.
Dés le lever de rideau, la magie opère : décor majestueux sur une longueur de scène impressionnante, lumière superbe en clair obscur - le jour se lèvera doucement tout au long de ce premier acte. Nous voici illico transportés dans la Cerisaie. Les comédiens entrent en scène et installent progressivement leurs personnages. C'est joyeux car il s'agit de retrouvailles où l'insouciance règne encore. Puis, au fil des actes la gravité s'immisce même si les personnages centraux s'en défendent.
A chaque acte, nous est offert un nouveau décor majestueux
et une lumière magnifique. Les costumes parfaits nous plongent dans l'époque avec discrétion. Les acteurs sont exceptionnellement justes : Didier Sandre, Dominique Valadié, Jean-Paul Roussillon, Jérôme Kircher, Philippe Duquesne... Vingt comédiens au total.
Ça marche d'un bout à l'autre. Tout semble parfait, à la fois beau, drôle et émouvant.
La magie opère pendant 2h15.

A voir sans hésiter jusqu'au 10 mai.

 

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