theatre - danse

olivier-de-benoist-affiche.jpgCe qui surprend d'abord c'est l'excitation de la salle. On se dit alors qu'on s'est trompé de spectacle et que seul un artiste confirmé peut susciter une telle attente. Très vite, on apprend qu'Olivier de Benoist est une des "vedettes" de l'émission de Ruquier "On ne demande qu'à en rire" et que le public du Point Virgule est à 50% composé de fans de l'émission.

Un public chaud donc, qui meurt d'envie de s'exprimer et d'échanger avec l'artiste qu'il connaît déjà par coeur. A tel point que lorsque de Benoist entre en scène, on lui souhaite bien du courage pour réussir à dérouler son spectacle. Dailleurs, très vite et avec un métier certain, il explique aux plus excités que le comédien c'est lui et qu'il a un spectacle à jouer.

Le thème choisit n'est pas des plus originaux : les rapports hommes-femmes. Les blagues ne sont pas toutes de premières fraîcheurs. Et, pourtant, Olivier de Benoist fait rire et ne laisse aucune place à l'ennui durant son heure quinze de spectacle. Il est rapide, très rapide (haut débit dit le titre) et prècis. Son énergie tendue fait son effet et nous embrouille à la première seconde. Ainsi, on rit à ce qui par un autre ne nous ferait que sourire. Le talent du bateleur compensant aisément celui de l'auteur. On remarquera tout de même une construction habile du spectacle qui avec un peu d'originalité sort légèrement du déjà vu. A suivre donc.

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Affiche-small.jpgUn appartement à visiter « absolument » où se retrouvent quatre locataires potentiels : un jeune couple de provinciaux, un homme d’affaires crâneur et pressé et une jolie fille en trottinette. Le représentant de l’agence immobilière n’est pas là. Les échanges, entre rapports de force et confidences, vont mener les prétendants concurrents là où ils ne s’imaginaient pas.

 

Les monologues, attribués à Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval, sont plutôt bien balancés et assez drôles dans le registre de l’ironie ou des désillusions.  Ils suffiraient, s’ils étaient plus nombreux, à composer une pièce agréable sans prétention mais sans fausse note. Malheureusement, l’auteur cherche l’émotion et pour cela use d’un 1er degré où il atteint vite ses limites. Il verse dans le ridicule, parce que dans le vu et revu et surtout n’atteint pas le fond qu’il semble viser. Quand ces scènes sont interprétées par Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval, leur jeu impeccable limite la casse. Lorsque Frédéric Tokarz, l’auteur qui s’est s’attribué le rôle principal, joue ces scènes on s’ennuie ferme. C’est bien simple dés qu’il est au centre de la scène tout s’arrête il ne se passe plus rien sans qu’on sache très bien si cela est dû au seul fait qu’il soit mauvais comédien ou à l’association de ce peu de talent avec la piètre qualité de son texte.

Remercions donc  Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval  d’être capables, par leur « simple » jeu,  d’élever « A voir absolument » au delà de ses petits moyens.

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berenice.jpgBérénice aime Titus qui aime Bérénice. Mais Titus empereur de Rome ne peut épouser une étrangère et Bérénice est reine de Palestine. Entre eux, le prince Antiochus qui n'en conservera pas moins son statut d'amoureux déçu.

 

Gwenaël Morin s'empare de la magnifique pièce de Racine. Il en conserve fidèlement le texte superbe et l'habille de sa systématiquement enthousiasmante mise en scène. C'est vif, rapide, le mouvement des corps est essentiel tant dans la course que dans l'immobilité soudaine. Les personnages se débattent, se résignent et se débattent encore. Les comédiens touchent une fois encore à la grâce : Julian Eggerickx (Antiochus), Barbara Jund (Bérénice), Grégoire Monsaingeon (Titus) et Ulysse Pujat (Arsace, Phénice, Paulin).

Le public vibre pendant 1h30 entre émotion et surprise sans que l'admiration pour tout ce talent ne nuise au voyage.

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geNew-York, un « vieux » chorégraphe reçoit chez lui un jeune couple venu l’interviewé. Tel est le point de départ de « grand écart » une pièce qui sans être totalement désagréable n’ apporte rien au répertoire. L’intrigue est cousue de fil blanc et si quelques répliques font mouche elles le doivent surtout à la qualité des comédiens. A commencer par Thierry Lhermitte qui dans le rôle casse gueule du chorégraphe efféminé déjoue tous les pièges inhérents au personnage. C’est un réel plaisir de le voir sur scène. Valérie Karsenti joue son rôle comme il faut mais sa partition ne lui laisse que peu d’occasion de donner place à son talent. François Feroleto hérite du rôle sans doute le plus difficile avec un personnage tout en excès. Il remplit sa mission et s'accorde avec ces deux partenaires.

Bref, voilà une gentille pièce qui doit tout à ses comédiens.

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Son credo : un air lugubre pour énoncer quelques bons mots qui se veulent choquant.

 On se prend très vite au jeu du personnage, plus cynique que réellement choquant, composé par Gaspard Proust jusqu'au moment où la lassitude s'installe. Le comédien se cogne aux limites du stand-up. A force d'enchainer les vannes les unes derrière les autres sans réel fil conducteur, son spectacle manque de sens et certaines facilités sautent aux oreilles. Car si Gaspard Proust évoque souvent (et sans rigueur mais ce n'est pas le propos)  la grande Histoire, il omet d'en donner une à son spectacle ; la "petite" histoire qui lui permettrait de sortir de la simple, et rapidement lassante, succession de blagues.

Dommage pour cette fois mais le potentiel est là et tous les espoirs sont permis.

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