Ki-Woo est embauché par la fortunée famille Park comme professeur particulier d'anglais de leur fille. Rapidement, Ki-Woo parvient à faire entrer anonymement sa sœur et ses parents au service des Park.
Formellement, le film séduit d'emblée, très belle photo, mise en scène précise, réalisation soignée. Le récit particulièrement original enchaîne les événements imaginatifs avec fluidité, sans temps morts.
Cette satire de la Corée du Sud, de sa fracture sociale, de sa fascination pour les Etats-Unis et de sa misère cachée dans les sous-sols, mixe les tonalités, à la fois drôle, grinçante et violente.
Manu, pilote casse cou et Roland, mécano ingénieux, voient leur projet de passer en avion sous L'Arc de Triomphe, leur tentative de record de vitesse en dragster et la martingale de Roland à la roulette échouer. Pour se remettre, ils partent à la recherche d'un trésor enfoui.
L'effet spécial des paysages qui défilent avec Delon aux commandes de l'avion a bien vieilli, tout comme la scène de bagarre ou celles d'euphorie dans le hangar ou sur le bateau. Le récit accuse pas mal de baisse de régime, beaucoup de scènes sont trop longues.
Mais, le film fonctionne pour le charme de ses personnages aventuriers et sentimentaux. Le couple Delon-Ventura est irrésistible, tout comme le personnage de l'artiste féminine, façon Niki de Saint Phalle, interprété par Joanna Shimkus, ainsi que celui du jeune guide joué par Jean Falloux. La musique de François de Roubaix est la cerise sur le gâteau.
Le Pavillon Carré de Baudouin poursuit son cycle sur la photographie (après les œuvres de Willy Ronis et de William Daniels) en accueillant Sylvain Cripoix.
Ce photographe français est spécialisé dans les photographies de rue et les portraits. Il présente ici des œuvres réalisées durant ces 15 dernières années, divisant l'exposition en quatre thématiques : les portraits, les photos de concerts, celles prises à Cuba les jours qui ont suivi la mort de Castro et une grande série sur Paris.
Si tout n'interpelle pas, plusieurs photographies accrochent particulièrement l’œil.
Sibyl s'apprête à abandonner son métier de psychologue pour se remettre à écrire quand Margaux jeune comédienne en perdition, lui demande de l'aide.
Après Victoria, Justine Triet offre à nouveau un très beau rôle à Virginie Efira. Cette psy-romancière totalement paumée et qui lutte pour ne pas être rattrapée par ses démons passés présente une vaste palette de jeu que maîtrise parfaitement Virginie Efira.
Côté scénario, l'ensemble est très inégal et on ne comprend pas toujours très bien la place accordée, ou pas, à certains personnages secondaires. La mise en place est un peu longue et semble se prolonger quasiment sur le premier tiers du film.
Le film démarre vraiment quand les protagonistes se déplacent sur l'île de Stromboli et le tournage du film dans lequel joue Margaux. Cette partie fait place à plusieurs scènes particulièrement efficaces et à l'occasion drôles, avec Sandra Hüller parfaite dans le rôle de la réalisatrice au bord de la crise de nerfs tout en retenu germanique. Les autres comédiens, Niels Schneider, Gaspard Hulliel, Adèle Exarchopoulos, Paul Hamy sont très bons également mais leurs personnages peinent à exister pleinement face à Sybil, personnalité qui occupe tout l'intérêt de la cinéaste. Laure Calamy, dans le rôle de la frangine, tout aussi déséquilibrée, est excellente.
Les quatre dernières scènes du retour à Paris semblent être posées l'une derrière l'autre de guingois comme les pièces d'un puzzle mal ajustées.