Violette, directrice artistique dans le milieu de la mode, rencontre lors d'une Thalasso à Biarritz, Jean-René, informaticien.

On retrouve dans Lolo ce qui fait le style si particulier des films de Julie Delpy : l'autodérision, les blagues en dessous de la ceinture, les dialogues percutants, le rythme, la parfaite direction d'acteurs, les à priori liés aux différences (ici Paris-Province) et un sacré grain de folie. La réalisatrice a eu l'excellente idée de faire appel à un acteur à mille lieux de son univers : Dany Boon qui intègre parfaitement ce cinéma. Vincent Lacoste, Karine Viard et Julie Delpy sont également excellents. L'histoire démarre sur les chapeaux de roue mais perd en intérêt au troisième tiers en laissant place à des événements excessifs et pas vraiment drôles.

Lolo n'atteint pas la qualité des deux Grands films de la réalisatrice Two Days in Paris et La Comtesse.

Date de sortie en salle : 28 octobre 2015

Date de sortie en DVD : 2 mars 2016

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The Big Short d'Adam Mc Kay

En 2005, plusieurs gestionnaires de fond spéculatif découvrent que les obligations immobilières reposent sur un montage extrêmement instable et risquent de s'effondrer. Ils investissent dans des assurances (swap) qui leur rapporteront des sommes faramineuses quand les obligations chuteront. En 2007, la crise des subprimes leur donnera raison.

En racontant comment ceux qui avaient anticipé la crise ont découvert le pot aux roses, The Big Short nous éclaire-sur les magouilles qui ont menées les banques à la ruine. C'est tout simplement effarant.

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The Revenant d'Alejandro Inaratu

1820, Hugh Glass, trappeur, est attaqué par un grizzli. L'équipier chargé de le veiller en attendant le retour des secours, l'abandonne à moitié mort, après avoir pris soin de tuer son fils. Glass se doit de survivre pour venger son enfant.

Les paysages sont magnifiques, la réalisation impressionnante, Leonardo di Caprio méconnaissable mais ces 2h36 de violence sur fond de mysticisme sont interminables et peu passionnantes. Les événements les plus spectaculaires se succèdent tant et tant sur le parcours christique de ce héros qu'on se fiche bien de savoir s'il s'en sortira vivant. L'énigme qui court le film est plutôt de savoir quel sera le prochain élément naturel ou mammifère, homme ou animal, qui s'attaquera à Glass et qui finira égorgé ou étripé. Ainsi, toute cette virtuosité n'est plus que clinquante et d'une emphase un peu ridicule.

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Les Ogres de Léa Fehner

François dirige "Le Davaï Théâtre", théâtre itinérant qui sillonne la France depuis plus de 20 ans. Sa troupe d'acteurs, chanteurs, acrobates, régisseurs forme une famille grouillante où femmes, hommes, enfants s'aiment et se détestent successivement et tout à la fois. Et où chacun composent comme il peut avec le poids des épreuves.

Dès la première scène, Léa Fehner nous plonge dans le tourbillon et la folie de ces ogres. La caméra sans cesse en mouvement filme en gros plans la troupe hurlante au travail. C'est Tchekhov qui se joue et se chante devant un public éberlué. Quand le spectacle est fini rien ne s'arrête. Ca bouge, ca tchatche, ça picole, ça rigole, ça hurle et ça s'engueule. La réalisatrice met en scène avec une précision d'orfèvre cette troupe ivre de vie, saoule et possiblement saoulante. Chaque scène se joue sur plusieurs plans tant au niveau de l'image qu'au niveau des dialogues. Les scènes de groupe où l'énergie déboule de toute part sont parfaitement lisibles et audibles. Les couleurs, le mouvement, les dialogues explosent en feu d'artifice. Parfois, le temps soudainement suspendu, le silence s'installe, les artistes épuisés s'épanchent et se penchent sur leurs peines. Après quoi et pourquoi courent-ils ?

Les personnages multiples sont dessinés en peu de trait avec une précision et un sens parfait de l'effeuillage. Les comédiens, tous sans exception, enfants compris, sont impressionnants de naturel : Adèle Haenel, Marc Barbé, Marion Bouvarel, François Fehner, Lola Duenas... il faudrait pourvoir les citer tous tant le film puise sa force dans ce travail de troupe.

Le film dure 2h24 et l'on relève 2 fois 45 secondes d'ennui.

Tout est dit.

A voir en salle dès le mercredi 16 mars.

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Room de Lenny Abrahamson

Joy, enlevée il y a 7 ans, vit depuis enfermée dans une cabane de jardin avec son fils Jack, 5 ans, naît des viols répétés de son bourreau. Lorsqu'ils sont libérés, le retour à la vie est une autre épreuve.

La première heure du film se concentre sur la vie en captivité et la seconde heure sur le retour au monde. Dans les deux cas, tout est décrit à gros traits, sans nuances, à coup de psychanalyse de seconde zone. La réalisation sans pilote n'apporte pas le moindre point de vue ou originalité dans le traitement d'un sujet des plus délicats. La lourdeur règne de toute part. On se raccroche à l'interprétation de Brie Larson qui ne s'en sort pas si mal et qui vient tout juste d'être oscarisée (ce qui semble quand même un peu surévalué...).

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