Maison Fond de Leandro Erlich

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2015, Leandro Erlich a construit sur le parvis de la gare du Nord, une maison s'écroulant sur elle-même : elle fond sous l'excès de chaleur causée par le réchauffement climatique. L'artiste Argentin, spécialiste des trompes l’œil, nous avait déjà proposé, en 2011 au 104 lors de l'exposition In Perception, une oeuvre intrigante.

PS : prononcé un peu rapidement le nom de cette oeuvre s'entend "Mes enfants"...

Maison Fond de Leandro Erlich
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La Tête Haute d'Emmanuelle Bercot

Malony entre pour la première fois dans le bureau de la juge à l'age de 6 ans. Jusqu'à l'âge de 18 ans, il y viendra régulièrement pour y être "recadré".

Dans cette histoire de gamin perdu dans un vide intellectuel, social et affectif, Rod Paradot et Sara Forestier sont particulièrement impressionnants. Emmanuelle Bercot s'applique à être au plus près du réel jusqu'à créer une certaine lassitude face aux vicissitudes de son jeune héros. Les plus pessimistes verront dans le final choisi un éternel recommencement des plus décourageants... les plus optimistes, un hymne à la vie.

Si La Tête Haute n'est pas le film coup de cœur attendu, il faut saluer la grâce du travail d'Emmanuelle Bercot, réalisatrice et comédienne engagée.

Date de sortie en salle : 13 mai 2015

Date de sortie en DVD : 30 septembre 2015

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Ciel ! mon placard au théâtre du Rond Point

Dada se réjouit de passer sa plus belle robe pour assister à l'inauguration des Nouvelles Galeries avec son époux lorsque celui-ci reçoit un télégramme l'obligeant à se rendre immédiatement à Rome.

Dés cette introduction, la loufoquerie et le rire sont présents. Puis, aussitôt, l'histoire part en vrac, dans une série de saynetes où seule la folie à sa place dans une parodie de pièce de boulevard de très bas de gamme. On comprend alors que le principe de la pièce est de s'épanouir dans un délire total. Mais le délire ne pouvant prendre force et intérêt que sur une base bien structurée, il se transforme ici très vite en n'importe quoi. Et une heure trente de n'importe quoi, c'est long, très long et ce d'autant plus que la distribution est très inégale. Nicole Génovèse (l'auteur), excellente dans le rôle de Dada, ainsi que Marion Gomar en cantatrice finlandaise (une des belles idées de la pièce avec le placard central et quelques qualificatifs très inventifs) nous rendent le temps moins long.

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Un couple (Romain Duris et Marina Fois), aux tendances sadomasochistes, et à la veille d'enterrer la mère du mari dont les cendres attendent sur le buffet, convie pour l'apéritif, leurs voisins (Gaspard Ulliel et Anaïs Demoustier), un jeune couple rangé, parents de deux enfants.

Les comédiens sont parfaits et se dépensent sans compter dans un jeu très physique. Marina Fois et Romain Duris interprétant des personnages borderline, et donc plus spectaculaires, impressionnent particulièrement. Ils bénéficient aussi, ainsi que Gaspard Ulliel, très bien, d'un monologue décapant tandis qu'Anais Demoustier, dont l'on connaissait déjà les qualités de comédienne, pousse la chansonnette avec talent. La mise en scène de Martial Di Fonzo Bo est élégante et suffisamment imaginative pour nous faire digérer les 1h40 de cette pièce de Lars Noren, qui, si elle offre quelques belles réparties, porte sous une forme outrancière un propos éculé : les femmes (mère ou épouse infantilisante) sont castratrices et les hommes violents ; thèmes de prédilections de l'auteur que l'on retrouvait avec plus de plaisir dans "La Veillée". On gardera donc seulement le souvenir de ce beau quatuor évoluant dans une belle chorégraphie et un bel écrin, ce qui n'est déjà pas si mal.

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Le nouveau film de Yann Arthus Bertrand est une oeuvre étrange dont on ne comprend pas très bien ce qu' elle est censée nous dire.

Le film alterne images magnifiques du monde et récits de personnes de différentes origines. Comme si YAB avait mixé les images de son film "Home" et les témoignages de "6 milliards d'autres". Mais alors que "6 milliards..." était organisé autour d'une structure qui lui donnait tout son sens, "Human" nous sert en vrac des images, d'on ne sait où, prises d'hélicoptère et des témoins non identifiés, dans un sorte de zapping géant. Face à cet anonymat généralisé et à ces paysages de cartes postales, difficile de ressentir un intérêt et une empathie sincère, c'est à dire autre qu'une émotion réflexe créé par les musiques ou les larmes versées par les témoins.

Dans "Human", tout est désincarné, ce qui, compte tenu du sujet que sous-tend le titre, est un peu incongru. Dommage.

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