Le musée Maillol fait discuter 50 œuvres de Giacometti, toutes issues de la collection de la Fondation Giacometti, et 25 sculptures d'autres artistes dont son maître Bourdelle, son hôte Maillol mais aussi Zadkine, Rodin, Brancusi, Laurens, Lipchitz, Csaky, Richier...
Le parcours chronologique, présente les relations entretenues entre Giacometti et ces artistes, de ses débuts dans un style classique à l'avant garde parisienne puis au cubisme et au retour au figuratif s'inspirant de l'antiquité.
Quelques vidéos montrent l'artiste au travail, expliquant son oeuvre.
L'artiste japonaise, grand maître du kodo (pratique traditionnelle basée sur l'encens) investit le hall des Maréchaux du Musée des Arts décoratifs et présente une vingtaines de ses œuvres picturales.
Son art consiste à incorporer la « littérature des senteurs dans l’expression de la peinture ». Chizu Suzuki écrit un waka (poème japonais) puis elle imagine la représentation graphique des senteurs symbolisant le sens du poème. Cela donne des portraits ou des oeuvres plus graphiques.
Origines, la 44e création de la troupe Alexis Gruss, célèbre 250 ans de cirque équestre, de Philip Astley, créateur de la discipline, jusqu'à nos jours.
Voltiges, acrobaties, équilibres, pièces comiques, ballets aériens, quadrille, jongleries, carrousel… en 29 scènes, convoquant de nombreuses disciplines, cette création réunit les chevaux de la cavalerie Alexis Gruss, 15 artistes, un orchestre de dix musiciens et une narratrice-chanteuse
Les chevaux sont magnifiques et tous les tableaux qui les mettent en scène avec leurs cavaliers captivent. Le tableau de la poste où 17 chevaux se rejoignent sur la piste, qui semble tout à coup bien petite, est particulièrement marquant. Les numéros au sol et sans chevaux sont moins impressionnants mais l'enthousiasme des artistes l'emporte. On remarque particulièrement la beauté des numéros du danseur de cordes Geoffrey Berhault et des voltigeurs Svetlana et Firmin Gruss. La famille, fils et petits-fils, Gruss fait le job sous le regard du patriarche Alexis, maître du dressage.
Seul bémol à cet enthousiasmant spectacle, la teinte "Disney" donnée aux interventions de la narratrice et chanteuse, trop présente, qui semble totalement incongrue et ringardise un peu ce spectacle de cirque à l'ancienne qui, lui, ne se démode pas.
Origines se joue au cirque Alexis Gruss (Paris 16e) jusqu'au 3 mars et se poursuivra en tournée dans les Zénith de France.
Agnès Varda propose une évocation de l'enfance de Jacques Demy à Nantes. Une enfance et une adolescence enchantée et en chansons malgré la guerre. Majoritairement en noir et blanc, le film retrouve la couleur pour toutes les scènes où le spectacle intervient, théatre de guignol, opérettes, défilé du carnaval, cinéma.. Des extraits des films de Jacques Demy s'intercalent indiquant l'influence de l'enfance du cinéaste dans son oeuvre.
En voix off, Agnès Varda apporte des précisions et Jacques Demy décrit les impressions ancrées dans sa mémoire.
Le film bien qu'adoptant un rythme un peu lent, touche car dessinant les origines de la vocation d'un grand cinéaste et aussi parce qu'y apparaît pour la dernière fois Jacques Demy filmé peu de temps avant sa mort.
Le jour le plus long de l'année, chez une cartomancienne, les cartes confirment à Cléo ses craintes : elle est très malade.
La caméra suit Cloé, dans l'interminable attente des résultats de ses examens. Elle reçoit chez elle son amant, ses musiciens (dont Michel Legrand qui signe la musique du film) puis arpente Paris et rencontre, au parc Montsouris, un soldat en permission qui retourne faire la guerre en Algérie, L'agressivité de la ville est partout, la superstition aussi, ainsi que l'art à travers la musique, la sculpture, la mode et le cinéma (avec le court métrage dans lequel apparaissent JL Godard, A. Karina, E.Constantine, Danielle Delorme, Yves Robert, JC Brialy. et Samy Frey). Agnès Varda glisse, dans un format documentaire, des images des parisiens que croise Cléo dans la rue.
Corinne Marchand est parfaite alternant la gaieté de joies simples et l'angoisse de la maladie. Antoine Bourseiller, en soldat qui lui aussi risque la mort, est inoubliable.