Barbara-Philharmonie-SansCrierArt.com

Alors que Barbara nous a quittés il y a 20 ans tout juste, la Philharmonie de Paris lui consacre une exposition particulièrement réussie.

Des photos d'enfance de Monique Serf dans les années 30 jusqu'à la couverture de Libération annonçant la mort de Barbara en 1997, l'exposition trace un portrait sensible de l'artiste. Photos, interviews vidéos, enregistrements sonores, affiches, pochettes de disques, correspondances personnelles et documents de travail, pianos, costumes... les supports qui racontent la vie de Barbara sont nombreux et d'une grande diversité. La scénographie, où le rideau de velours rouge domine, traçant le parcours d'une vie, est sobre et élégante. Chaque espace est accompagné d'une chanson ou d'une interview, ainsi la voix de Barbara, ses mélodies et ses textes délicats  nous accompagnent sans cesse.

Cette installation et le choix des documents exposés nous emportent rapidement et profondément au cœur de l'univers et de la personnalité de la Grande Dame Brune, non sans une certaine émotion qui trouve son apogée dans le dernier espace. Nous menant dans la solitude de sa maison de Précy sur Marne et au cœur de la ferveur d'un concert, cette salle, la plus belle sans doute, évoque les deux faces d'une personnalité qui mêlait gravité et fantaisie.

A voir jusqu'au 28 janvier 2018.

 

 

Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris
Barbara, exposition à la Philharmonie de Paris

Voir les commentaires

12hommes-en-colere-sanscrierart

Le directeur du théâtre Hébertot, Francis Lombrail, propose sa propre adaptation de la pièce de Réginald Rose. 

Dans un décor blanc d'une grande simplicité, s'alignent les 12 jurés qui vont devoir débattre, se battre et se convaincre. Les 12 comédiens, au diapason, sont parfaits, affichant sans excès, la personnalité  de leurs personnages aux histoires et motivations bien différentes. Bruno Wolkovitch est excellent de sobriété dans le rôle principal de l'empêcheur de tourner en rond. La mise en scène ténue, l'espace de jeu est réduit, joue sur la promiscuité dans laquelle sont maintenus les jurés qui s'affrontent dans des joutes verbales à deux doigts du corps à corps. 

On pourra regretter l'accompagnement sonore qui n'apporte rien et même dessert la qualité d'écoute, on peut aussi trouver le retournement du dernier juré un peu expéditif mais la pièce fonctionne toujours et bien que connaissant parfaitement les tenants et aboutissants de ce spectacle, on se laisse une fois encore prendre à cette très belle peinture des préjugés qui vacillent et de la raison qui triomphe.

Voir les commentaires

Christian, conservateur d'un musée d'art contemporain à Stockholm, se fait fort d'être à l'écoute de la misère social. Alors qu'il vient d'acquérir pour son musée une nouvel oeuvre d'art en phase avec ses convictions, il se fait voler son portefeuille et son téléphone. Pour les récupérer, il met au point un stratagème qui prend une tournure inattendue.

Rubens Ostlünd traite, une fois encore, de la lâcheté. Lâcheté physique, lâcheté intellectuelle... le personnage central semble porter la lâcheté sous toutes ses formes, tout comme l'environnement qu'il fréquente. Ostlünd place son histoire dans le milieu de l'art et de l'art contemporain en particulier et en profite pour dénoncer tous ses excès et sa part de ridicule. 

Esthétiquement le film est parfaitement maîtrisé, les comédiens sont excellents et le scénario plutôt bien foutu. Le film aurait gagné a être un peu plus court (2h30!). Mais il faut avouer qu'on ne s'ennuie jamais vraiment.

Voir les commentaires

Le_sens_de_la_fete_sanscrierart.com

Max dirige une petite société d'organisation de mariage. Aujourd'hui, toute son équipe est mobilisée pour le mariage de Pierre et Hélène.

Jean-Pierre Bacri interprète Max qui se débat avec les revendications et humeurs de ses employés, déclarés ou non, et les exigences de ses clients. L'acteur est excellent d'un bout à l'autre du film et bien qu'il soit entouré de comédiens de grand talent (Vincent Macaigne, Benjamin Lavernhe, Judith Chemla, Gilles Lellouch, Jean-Paul Rouve, Eye Haidara, Helene Vincent, Antoine Chapey, Kevin Azais...), c'est sa présence qui nous réjouit le plus. Le scénario à la fois simple et riche offre de nombreux moments drôles et quelques baisses de rythme dues à une tendance à étirer certaines scènes contemplatives et donc la durée du film (près de 2 heures). Les réalisateurs frôlent souvent le mièvre mais n'y tombent jamais vraiment. Sans atteindre l'efficacité d'Intouchables, Toledano et Nakache, après un Samba affligeant, retrouvent ici un peu de leur verve qui, associée à la qualité du casting, suffit à faire de Le Sens de la fête un sympathique moment de pur divertissement.

 

Voir les commentaires

Détroit_affiche_sanscrierart.com

En 1967, à Détroit, alors que la population afro-américaine subit sans cesse la ségrégation raciale, la ville vit sous les émeutes violentes. Un soir, la fête bat son plein au Motel Algiers. Quand des coups de feu semblant venir du Motel éclatent, la police prend d'assaut l'Algiers et violente ses jeunes clients.

Le film débute par un rappel à grande vitesse et en dessins de l'histoire des afro-américains et des persécutions subies. Ce démarrage qui interpelle par son côté expéditif, laisse place à vingt minutes de scènes, caméra à l'épaule, décrivant l'ampleur des émeutes. Esthétiquement ce moment est très efficace. L'heure suivante est dédiée à l'interrogatoire meurtrier qu'effectue la police dans le Motel Algiers, le cœur du sujet du film. Kathryn Bigelow laisse ici parler ce qui apparaît comme une appétence pour la violence. Sa façon de filmer affiche une certaine complaisance. La dernière partie est consacrée, de façon expéditive au procès.

Globalement, le film, qui présente des faits réels qui devraient nous révolter, laisse froid. Cela est sans doute dû au fait que la réalisatrice met un point d'honneur à rester la plus neutre et sans doute la plus juste possible avec chacun des protagonistes. Elle ne prend pas position. Son film n'a pas de regard, de point de vue. Kathryn Bigelow semble mettre tout son talent de réalisatrice à conter un simple fait divers sans proposer de réelle réflexion sur ce que ces événements racontent de la vie des noirs et des blancs aux Etats-Unis. De plus, les portraits des protagonistes sont à peine esquissés. On ne comprend pas toujours très bien le rôle réel qu'ils ont joué et l'empathie s'installe à minima. 

Globalement, le film manque de l'ambition qu'un vrai regard d'auteur lui aurait apporté.

 

 

 

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog