Nathalie Pêcheux, professeur dans un lycée prestigieux, est, à la surprise générale, odieuse avec sa fille, ses amis, ses collègues, les gens qu'elle croise.
On a beau aimé Karine Viard, l'absence totale de finesse dans le dessin de son personnage s'avère vite pénible. Cette dépressive - agressive n'est ni drôle, ni brillante, ni intéressante.
Le scénario, outré, sans imagination et les dialogues d'une grande platitude n'arrangent rien. La présence d'Anne Dorval, Anaïs Demoustier ou Thibault de Montalembert, dans les rôles secondaires, n'y change rien.
Depuis son interprétation de Maud chez qui Trintignant passe la nuit, Françoise Fabian marque de son empreinte et sans tapage l'histoire du cinéma. Cela fait 60 ans, qu'elle mène sa beauté et son élégance sur les plateaux des plus grands réalisateurs : Rohmer, Deville, Malles, Bunüel, Rivette, De Oliveira, Robert, Granier Deferre, et plus récemment Thomson, Ozon, Belvaux...
Chaque spectateur conserve d'elle, un film, une scène plus marquante. Dans La Bonne Année, par exemple, peut-être le seul vrai bon film de Lelouch. Elle y est Françoise devant laquelle Lino Ventura se trouve sans défense. Leur duo touche la grâce.
Françoise Fabian joue toujours. Au cinéma, à la télévision et au théâtre. Mais après tant d'années de jeu, Françoise Fabian exauce un vœux, celui de chanter. Vraiment. Elle sort ainsi son premier album entièrement composé par Alex Beaupain. Elle ne pouvait trouver producteur plus élégant que cet amoureux du cinéma. Ses compositions et ses arrangements délicats offrent un écrin parfait à la voix mi chantée, mi parlée de Françoise Fabian. Les textes écrits par des artistes aussi différents que Charles Aznavour, Nicolas Ker ou Vincent Delerm, affichent une douce mélancolie.
Le Pavillon Carré de Baudouin fête ses 10 ans en accueillant une très belle exposition dédiée à Willy Ronis.
Près de 200 œuvres du photographe sont exposées, classées par thèmes Belleville/Ménilmontant, les débuts, les nus, le monde ouvrier, intime, autoportraits, Paris, la province, ailleurs...
Des Interview filmées de Willy Ronis sont projetées, et des cartels reprenant ses explications accompagnent certaines photos. La scénographie simple investie astucieusement l'ensemble de l'espace.
Isabelle, divorcée, un enfant, cherche le véritable amour.
Récit ennuyeux, dialogues plats, sans saveur, sans esprit. La présence de Juliette Binoche de chaque plan ni change rien. C'est même un peu cocasse de la voir jouer une si piètre partition.