Pascal Kern_SansCrierArt.com

La galerie Les Douches présente une exposition dédiée au travail de Pascal Kern.

Ce plasticien français (décédé en 2007) mêle sculpture et photographie. Mettant en scène des objets de récup' ou des cucurbitacées, ces photographies fonctionnent par deux ou trois et se répondent, dans une position de positif/négatif. Ces sortes de natures mortes offrent de belles couleurs mises en valeur par un très beau travail sur la lumière. Les oeuvres sont présentées dans des cadres de bois brut qui accentuent un peu plus l'impression que les objets que Pascal Kern emprisonne dans ses images sont réellement présents.

A voir jusqu'au 21 octobre

Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches

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Moins factuel que le premier opus "Une vérité qui dérange" (2006), "Une suite qui dérange" trace le portrait d'un homme. Le film fait le récit de la difficulté du combat que porte Al Gore depuis des années. On voit l'ancien vice-président des Etats-Unis face aux dirigeants du monde, face à la puissance des lobbies industriels, face aux petites satisfactions et aux grandes déceptions. Al Gore consterné et ironique dans les inondations en Floride, didactique et enthousiaste en meeting aux quatre coins du monde pour former son armée de défenseurs de la planète, combatif et piquant en négociations avec les grands de ce monde, Al Gore ému et impuissant face à la fonte des glaciers dont les images sont aussi magnifiques qu'effroyables.

Cet angle de vue, qui peut agacer quand il verse dans la glorification de l'homme, permet de tracer le bilan de santé de la planète et de l'état de conscience du monde politique. En confrontant les prédictions des scientifiques qui se sont malheureusement réalisées et les problématiques humaines et économiques des pays en voie de développement (principaux pollueurs aujourd'hui), il confirme toute l'ampleur du travail qu'il reste à accomplir. Al Gore n'a pas fini de courir.

A voir en salle dès le mercredi 27 septembre

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Agatha a donné rendez-vous à son frère dans leur maison d'enfance. Elle part faire sa vie avec un autre. Lui ne veut pas renoncer à leur amour absolu et interdit.

Hans Peter Cloos propose une mise en scène débordante, multipliant les supports et les accessoires. Des vidéos (dont des extraits de la Nuit du chasseur ?) sont projetées sur le grand mur de briques de la salle au-dessus de la scène, d'autres vidéos, cette fois prises en direct par la GOpro des comédiens, se posent sur le décor, en fond un accompagnement musical, sur scène de nombreuses chaises abandonnées et deux micros sur pied, pour les comédiens des accessoires en lien avec le monde de l'enfance (tutu, maillot de corps Petit Bateau, nez de clown, poupées dont on ne dira jamais assez le mal qu'elles font au théâtre contemporain qu'elles soient dénudées, poignardées ou démembrées), pour décor, les murs vieillissants du salon de la maison et un corridor où courir et se cacher.

Les deux comédiens jouent de façon très différente. Le  jeu de Florian Carove est à l'avenant du parti-pris de la mise en scène. Il surjoue chaque émotion, chaque geste, marquant chaque instant de gesticulations. Face à lui, Alexandra Larangot offre une interprétation très classique, posée. De tout cela ne ressort aucune sensualité. Mais ce qui gêne le plus, est que sous cette mise en scène, que l'on peut trouver superfétatoire, le texte de Duras peine à trouver sa place, jusqu'à être par moment totalement englouti par le désir du réalisateur de tout surligner, de surinterpréter. C'est dommage car les moyens et l'envie de délivrer un beau moment de théâtre sont indéniablement là.

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De nos jours, Etat du Wyomin, dans la réserve indienne Wind River, Coly, pisteur, découvre le corps sans vie d'une adolescente de la communauté. 

La maltraitance et l'abandon d'un peuple, celui des Amérindiens, vivant dans une nature hostile et dans la solitude sont au coeur de ce thriller au message politique et poétique. Si Sheridan alourdit parfois son propos par excès de pathos, son film conserve une tonalité propre forte. Les souffrances que portent ses héros, les paysages enneigés et désertiques magnifiques d'une nature cruelle, la violence sous-jacente marquent durablement.

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Barbara_SansCrierArt.com

Yves écrit et réalise un biopic sur la chanteuse Barbara. Dans le rôle-titre Brigitte, une comédienne qui exerce sur lui une fascination qui se mêle à celle qu'il porte à la chanteuse. 

Mêlant les scènes du film, du film dans le film et des documents d'archives sonores et visuels, utilisant la voix de Jeanne Balibar jouant Brigitte, celle de Brigitte interprétant Barbara, et celle de Barbara, le film enchaine les mises en abime. Cette mécanique qui pourrait sembler complexe est parfaitement dosée et maîtrisée par le réalisateur. Petit à petit la personnalité de Barbara se dessine en un portrait sensible. De fines allusions à des étapes et personnages clés de la vie de la chanteuse complètent cette quête consistant à percer, ne serait-ce qu'un peu, le mystère de la dame brune.

Plus le portrait de Barbara se révèle plus la déclaration d'amour à l'actrice Jeanne Balibar (exceptionnelle en tout point) s'affirme. Et quand l'émotion nous gagne à plusieurs reprises, on ne sait pas très bien si elle est causée par la présence de Barbara ou par la grâce de Jeanne Balibar. 

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