Paul Dédalus, de retour d'un long séjour à l'étranger, apprend qu'il a un homonyme à l'autre bout du monde. Cela éveille des souvenirs de jeunesse : sa mère malade, un voyage scolaire en URSS et surtout son histoire avec Esther.

De ces trois souvenirs d'une jeunesse, les deux premiers semblent surtout servir à éclairer le troisième qui occupe l'essentiel du film. Une belle histoire d'amour où l'on retrouve à l'âge de l'adolescence le Paul et l'Esther de "Comment je me suis disputé". Desplechin nous offre de nombreux moments de grâce, mais aussi quelques moments d'ennuis. Son histoire est un peu répétitive et semble du coup traîner en longueur. Les références au cinéma de Truffaut - plans, astuces narratives, accompagnement musical - sont trop évidentes et nombreuses. Elles donnent une identité bancale au film. Mais "Trois souvenirs de ma jeunesse" renferme un bijou : le miracle de la découverte d'un comédien talentueux : Quentin Dolmaire. Sa voix et son phrasé particulier, le place dans le sillon d'un Charles Denner. Il nous tient, ainsi que le film, sur ses épaules, pendant 2h00.

Voir les commentaires

Harry Gruyaert à la MEP

La Maison Européenne de la Photographie expose, jusqu'au 15 juin, une cinquantaine d'œuvres du photographe belge qui arpente le monde depuis 50 ans. Plages belges aux étendues infinies, ciel bas et sombre du Nord s'affichent au côté de bars et salles d'attente aux couleurs saturées. Les paysages semblent avoir été exécutées par des peintres flamands et les gros plans des photographies retouchées par ceux du Pop Art. Les œuvres exposées dans la première salle sont particulièrement marquantes, la seconde salle avec des tirages plus petits épate moins.

La RATP, partenaire de la MEP, expose pendant toute la durée de l'exposition des photos d' Harry Gruyaert dans 6 stations et une gare RER : Gare de Luxembourg (RER B) - Stations Hôtel de Ville (L.1), La Chapelle (couloir de correspondance RER B-L.2), Saint-Denis Porte de Paris (Ligne 13) - Stations Bir Hakeim (sous le viaduc-L.6) et Saint-Michel (L.4) - Station Jaurès (sous le viaduc-L.2).

DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA

DIAPORAMA

Voir les commentaires

Les souvenirs de Jean-Paul Rouve

Romain, jeune étudiant, apprend la vie au contact de son père, jeune retraité dépressif, de sa grand-mère qui refuse de vivre en maison de retraite et de son colocataire looser avec les filles. Quand sa grand-mère disparaît, il part à sa recherche.

C'est rien de dire que l'ensemble est niais. Les bons sentiments font rarement un bon film surtout lorsque le scénario sonne creux à ce point-là. Rouve avait pourtant relevé le défi dans son précédent film "Quand je serai petit" où sa poésie nous emportait dans une autre dimension. Mais ici l'écriture et la mise en scène stagnent à un premier degrés où n'opère aucune magie. Malgré quelques bonnes idées et réparties où l'on reconnaît bien l'humour de Rouve, l'histoire et les dialogues tombent à plat. Les comédiens confirmés, Michel Blanc en tête, ne sont pas au meilleur de leur forme. Les plus jeunes dont Mathieu Spinosi donnent un peu de vigueur et de justesse à l'ensemble.

Date de sortie en salle : 14 janvier 2015

Date de sortie en DVD : 20 mai 2015

Voir les commentaires

Eden de Mia Hansen Love

Dans les années 90 et 2000, l'histoire du duo de DJ français Cheers qui anima les soirées Garage à Paris.

Mia Hansen-Love, s'inspirant fortement de la vie de son frère, conte une histoire de la French Touch et fait le dessin de jeunes ados et adultes qui ont espéré vivre éternellement dans la musique des clubs. La réalisatrice trace de beaux portraits d'une jeunesse égarée. Sympathique mais pas inoubliable.

Date de sortie en salle : 19 novembre 2014

Date de sortie en DVD : 6 mai 2015

Voir les commentaires

Clément instituteur vit avec Alicia, une comédienne qu'il a admiré avant d'aimer la femme. Caprice, une apprentie comédienne éprise de lui, le poursuit.

On a beau connaître et apprécier le style Mouret, dans ce Caprice la mayonnaise ne prend jamais. Mouret n'est vraiment pas un très bon comédien et surjoue le côté empoté du personnage. On peine à croire en son pouvoir d'attraction. Virginie Efira et Anaïs Demoustier sont très bien. Mais les personnages sont tous trop caricaturaux pour que ce marivaudage moderne fonctionne.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog