cinema

En 1981, Hubert Bonisseur de la Bath a pour mission d´assurer la réélection du dictateur d'un pays d´Afrique cher à la France.

Il est peu de dire que ce 3e opus très (trop) attendu déçoit. Jean Dujardin, toujours parfait dans le rôle de l´abruti de service, est entouré de Pierre Niney, Natacha Lindinger, Fatou N'Diaye, Gilles Cohen  et le regretté Wladimir Yordanoff, tous très bons dans des seconds rôles non aboutis, sous exploités.

Le scénario semble ne pas savoir où donner de la tête et ne trouve jamais l´équilibre entre son récit d´aventure, le portrait d'Hubert le beauf et les messages politiques. 

Les dialogues tombent à plat et les gags peu originaux sont desservis par une réalisation qui manque de rythme et de précision. L´usage de la musique est aussi mal dosé.

Une comédie satirique politique comme OSS 117 nécessite une précision d´orfèvre absente ici.

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Youri, grand adolescent, vit dans la cité Gagarine d'Ivry sur Seine menacée d'être détruite. Avec une partie des habitants, il lance une opération de sauvetage de l'immeuble où il a grandit et qu'il voit aussi comme sa "cité spatiale" lui qui rêve d'aller dans l'espace.

Les premières images présentent cet immense immeuble comme un vaisseau spatial qui domine le ciel. Toute une partie du film joue avec l'esthétique et les codes du film d'expédition dans l'espace. C'est assez beau et intrigant.

Quand le récit nous ramène sur des considérations plus terre à terre, il perd de sa singularité et le scénario confus révèle ses faiblesses. Ainsi le récit peine à se hisser à la hauteur du message poétique sur la force de l'enfance et de ses rêves et sur celui positif d'une banlieue unie, qu'il semblent vouloir porter.

Heureusement, les comédiens, Alseni Bathili et Lyna Khoudri notamment, irradient et nous raccrochent à leur histoire.

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Henry McHenry stand-upper provocateur de renom et Ann Desfranoux délicate cantatrice star sont amoureux. De l'union de l'infrequentable et de la princesse naîtront un ogre et une enfant.

Carax présente un conte musical fantastique qui fait la part belle au lyrisme et à une énergie électrique qui nous gagne dès la scène d'introduction et la chanson titre des Sparks qui signent toute la B.O. Se succéderont une série de tableaux aux couleurs et décors superbes, mêlant références classiques et art video, aux ambiances romantiques, érotiques et terrifiantes. Le récit frôle parfois le vide sans jamais vraiment y tomber, régulièrement rattraper par une scène magique.

Leos Carax et les Sparks semblent avoir puisé dans les histoires récentes à l'origine ou issues du mouvement #metoo. On pense ainsi reconnaître dans le personnage d'Henry, Louis CK entre autres, mais aussi ses conjoints violents ou ses maris jaloux de l'aura de leur épouse, et en Annette, ces enfants pantins-stars exploités par leurs parents.

On l'aura compris l'homme ne ressort pas grandi de ce conte fantastique musical, à la fois un peu bancal et superbement mis en images et en musique. Adam Driver dont le corps n'a jamais semblé aussi imposant impressionne face à une Marion Cotillard qui offre, dans une partition ténue, une fois encore une puissante interprétation. A leur côté, Simon Helberg et la jeune Devyn Mc Dowell sont parfaits.

Une oeuvre qui ne peut laisser indiffèrent qui, à plusieurs degrés, est, tout à la fois, enthousiasmante et désespérante. Une oeuvre rare.

En compétition officielle au Festival de Cannes 2021.

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A New-York, Joe Gardner, professeur de musique dans un collège,  voit son rêve de jouer avec la saxophoniste Dorothea Williams exaucé. Mais un accident va le faire basculer dans une autre dimension.

Le nouveau film de Pete Docter auteur de Monstre et Cie et de Vice versa. Le propos, qui mêle peur de l'échec et recherche du sens de la vie, sans réelle originalité, n'échappe pas à une certaine naïveté. Son traitement est en revanche plus intéressant. La représentation des deux univers, la beauté du dessin, l'humour et l'énergie de l'ensemble emportent la partie.

 

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Mai 2021, Nicolas, ancien président, propose à François, ex-président, de s'associer pour les prochaines élections présidentielles.

Anne Fontaine (scénario , dialogues et réalisation) met en scène Nicolas Sarkozy et François Hollande ou plus précisément l'image que nous en avons : le nerveux, sportif de droite et le mollasson, soucieux de normalité de gauche. Jean Dujardin et Grégory Gadebois, excellents tous les deux, les incarnent avec juste ce qu'il faut d'imitation, servis par des dialogues ciselés reprenant les expressions et formulations favorites de chacun. Le résultat est absolument réjouissant. Les deux comédiens sont excellemment bien accompagnés par Pascale Arbillot et Doria Tillier, toutes deux parfaites dans le rôle des compagnes, et Pierre Lottin et Jean-Charles Clichet dans le rôle des gardes du corps.

Le scénario sert avant tout l'incongruité de la rencontre jouant avec les faux semblants et atermoiements des deux grands retraités forcés de la politique. Pas de réel message si ce n'est une lutte nécessaire contre la montée de l'extrême droite et un clin d'œil féministe dans l'esprit du final de "Potiche" de Pierre Barilllet. Présidents est particulièrement drôle et c'est déjà beaucoup.

 

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