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Alexandre, chômeur, a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut s'occuper de ses enfants et être autonome.

Bruno Podalydès inscrit sa poésie et sa fantaisie dans la dénonciation du tout connecté et d'une société uberisée, start-upisée, déshumanisée. C'est drôle, inventif et tendre.

Parfaitement interprété par les frères Podalydès, Sandrine Kiberlain et Luana Bajrami. 

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A Tokyo, Mikio tient une imprimerie et vit avec sa jeune épouse, sa petite fille et sa sœur divorcée. Un jour, Kagawa, que Mikio à connu autrefois, entre dans l´imprimerie.

Koji Fukada propose un film de home invasion, genre que le cinéma traite régulièrement. Le récit se déroule sans réelle surprise jouant plus sur le décalage comique que sur l'angoisse, sans intriguer vraiment si ce n'est sur son intention. S'agit-il d"une critique d'une société japonaise corsetée, enfermée dans les apparences, effrayée par la pauvreté et les étrangers... Ou est-ce au contraire une démonstration que le danger vient de l'extérieur ? Le réalisateur semble sans cesse jouer sur les deux tableaux sans prendre une position claire.

Si le film n'avait pas été tourné en 2010, on serait tenté, à quelques semaines de l'ouverture des JO de Tokyo dont le maintien en période de pandémie est controversé, de pencher pour la seconde hypothèse. Plus sûrement, on pariera sur une critique un peu simpliste du Japon et des travers de sa culture insulaire.

Sympathique mais vite oubliable.

 

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Avec sa maman, Marion, et son père, Nelly revient dans la maison de sa grand-mère qui vient de mourir. Il faut faire le tri dans ses affaires et vider les lieux. Mais Marion, bouleversée, part et laisse Nelly et son père seuls dans la maison. Quand Nelly arpente la forêt mitoyenne, elle rencontre une petite fille qui lui ressemble.

Céline Sciamma filme depuis toujours l'enfance et l'adolescence féminine, âges des questionnements et de la construction. Ici, elle fait de son héroïne une petite fille à l'écoute des grandes personnes, une petite fille curieuse de l'enfance de ses parents, de ce qui les a construit. Cette curiosité et cette ouverture à l'autre placent d'emblée Nelly, et par identification le spectateur, dans les meilleures dispositions pour accueillir la rencontre extraordinaire qui l'attend au coeur et de l'autre côté de la forêt.

La magie réside ici dans la capacité de Céline Sciamma à emporter le spectateur dans cette histoire fantastique sans que le fantastique soit au centre du film. L'important se situe dans la rencontre, les émotions qu'elle suscite, les réponses qu'elle apporte et la possibilité de renouveler un dernier au revoir qui laissait des regrets.

Le récit au cordeau associé â une réalisation millimétrée, un montage précis et à une interprétation de Nina Meurisse, de Stéphane Varupenne, de Margot Abascal et des jeunes Joséphine et Gabrielle Sanz, tout en retenue, permet d'aller droit à l'émotion et aux questionnements sur la transmission, la sororité, la relation parent-enfant,  l'absence, l'amitié, ce qui reste de l'enfance...

Un grand film d'1h10 à voir au cinéma.

 

 

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De nos jours, Sophie, parisienne de 28 ans, voudrait être dessinatrice, rencontrer le vrai amour et changer de matelas.

C'est sans doute Nine Antico qui résume le mieux les réserves qu'on peut porter à son film, via Sophie qui, lors d'un casting, dit à peu près ceci "j'ai trouvé le scénario inabouti."

Playlist est construit en une succession de saynettes de quelques petites minutes censées dessiner le personnage et ses errements professionnels et amoureux. On sourit parfois. On attend beaucoup. Et on se raccroche à l'énergie déployée par Sara Forestier et le pouvoir comique de la décalée Laetitia Dosch que la réalisatrice malheureusement sous exploite.

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Ceux qui ont eu la chance de voir Le Père au théâtre Hébertot se souviennent surtout de la prestation de Robert Hirsch emportant tout jusqu'au Molière du meilleur comédien.

En adaptant sa pièce au cinéma, Florian Zeller offre à Anthony Hopkins ce même incroyable rôle et un Oscar. Mais la magie du cinéma lui apporte surtout la possibilité de placer le spectateur dans la peau de son héros. Bien que construit de façon quasi similaire à la version théâtrale, son récit prend ici une tout autre ampleur. Les dialogues qui semblaient manquer de grâce au théâtre passent ici très bien, assistés par une belle et patiente mise en scène et une mise en son et en musique délicate.

Si Hopkins est épatant, Olivia Colman impressionne elle aussi, dans une composition tout en retenue.

Florian Zeller se révèle ainsi plus proche du bon cinéaste que du grand auteur de théâtre.

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