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L'affaire Dreyfus racontée du point de vue du colonel Picquart qui enquêta, mis sa carrière et sa vie en danger pour faire éclater la vérité.

Polanski convoque un impressionnant casting pour conter l'un des plus grands scandales du XXe siècle. Jean Dujardin impérial dans le rôle du colonel Picquart est entouré de Melvil Poupaut, Gregory Gadebois, Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric, Vincent Perez, Damien Bonnard, Louis Garrel, Wladimir Yordanoff et une partie de la troupe de la Comédie Française, Hervé Pierre, Denis Podalides, Eric Ruff, Bruno Raffaelli, Laurent Stocker, Didier Sandre.

Ce casting 4 étoiles sert parfaitement le récit qui met à distance le célèbre rôle joué par Zola et rend à Piquart l'honneur qui lui est dû. La fluidité du scénario, l'élégance de la mise en scène font de ce "J'accuse" un très bon film, un peu trop sage et classique pour être le chef d'oeuvre plébiscité par la presse et certainement pas le meilleur Polanski.

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De 1999 à nos jours, le combat de l'avocat Robert Billot pour prouver la responsabilité d'une usine DuPond dans la pollution des terres et des eaux et la contamination de la population en Virginie.

Haynes propose un film dossier dans la tradition du cinéma politique américain. Sans atteindre la verve d'une Erin Brockovitch ou l'intensité Des hommes du président, Dark Waters fait le job en contant de façon claire les tenants et aboutissants du duel, les enjeux économiques privés et étatiques, la lenteur de la justice et les vies broyées.

Le film, porté par Mark Ruffalo tout en accablement, tient un bon rythme jusqu'au dernier tiers où il marque le pas ne trouvant pas l'astuce narrative pour conter les années d'attente et manquant du romanesque auquel Haynes nous avait habitué dans ses précédentes œuvres. 

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En 1996, lors des JO d'Atlanta, Richard, agent de sécurité, déjoue un attentat en découvrant un sac à dos abandonné. Il devient un héros avant de devenir le suspect n°1.

Eastwood traite ici le même sujet que dans Sully : monsieur tout le monde qui devient un héros avant de passer au statut de coupable. Ici le Monsieur tout le monde soucieux du strict respect de la loi, rêvant d'intégrer les forces de police, amoureux des armes, simplet mais pas totalement idiot, aux comportements infantils, maniaque, habitant toujours avec maman, quelque peu inquiétant semble le coupable idéal. Sa bonhommie et son sens du devoir étudiés sous l'angle de la culpabilité deviennent soudainement extrêmement suspects.

La démonstration de l'acharnement du FBI est implacable. Eastwood déroule son récit, particulièrement bien servi par l'interprétation de Paul Walter Hauser, sans temps mort.

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Les chefs d'oeuvre n'ont rien à faire dans les remises de prix.

Les Cesar l'ont démontré ce soir encore.

 

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Meilleur espoir masculin : Alexis Manenti (Les Misérables)

Meilleur espoir féminin : Lyna Khoudri (Papicha)

Meilleur acteur : Roschdy Zem (Roubaix, une lumière)

Meilleure actrice : Anais Demoustier (Alice et le maire)

Meilleure acteur second rôle : Swann Arlaud (Grâce à Dieu)

Meilleur actrice second rôle : Fanny Ardant (La belle époque)

Meilleur premier film : Papicha de Mounia Meddour

Meilleur film d'animation : J'ai perdu mon corps de Jeremy Clapin

Meilleur scénario : Nicolas Bedos (La belle époque)

Meilleure photo : Claire Mathon (Portrait de la jeune fille en feu)

Meilleur film étranger : Parasite de Bong Joon-Ho

Meilleur film : Les Misérables (Ladj Ly)

Meilleur réalisateur : Roman Polanski (J'accuse)

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