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Jérémy, trentenaire, voit sa carrière de comédien stagner et sa vie amoureuse battre de l'aile. Il part dans le Limousin se ressourcer chez sa mère.

Nicolas Maury incarne cet adulescent de façon très maniérée classant d'emblée son personnage dans la catégorie des attachiants, touchant et agaçant successivement. Si les quelques moments d'humour allègent un peu l'effet irritant, son personnage, de tous les plans, aurait gagné à être scruter en scènes moins étirées. Les seconds rôles, Nathalie Baye, en premier lieu, mais aussi Arnaud Valois ou Laure Calamy, excellente en réalisatrice au bord de la crise de nerf, interviennent comme une respiration, nous libérant, un peu, de ce nombrilisme.

Le récit que Nicolas Maury, qui se filme sous tous les angles pendant 1h50, nous propose, est un peu trop limité pour passionner vraiment.

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Suze, atteinte d'une maladie grave, cherche l'enfant qu'elle a abandonné à la naissance. 

Depuis 9 mois ferme, Albert Dupontel fait, avec bonheur, cohabiter burlesque, férocité, tendresse et un 1er degré qui n'avaient pas leur place dans ses premiers films plus caustiques.

Ici, Dupontel affiche plus encore ce 1er degré et une forme de naïveté qui chez un autre glisserait dans la niaiserie. Le mordant, le sens du burlesque, l'écriture serrée, la mise en scène précise et l'élégance des interprètes sauve cette fable de cet écueil.

Dans un récit sombre et émouvant qu'il.parvieny à rendre drôle et d'un grand romanesque,  Dupontel dénonce, la souffrance au travail - ses trois héros souffrent de maux nés de leur activité professionnelle -, les lourdeurs administrative, le jeunisme, le tout numérique qui isole et surveille, les violences policières...

Virginie Efira, dans un rôle casse-gueule à souhait, est parfaite de nuances, Dupontel excelle dans le rôle du monsieur tout le monde prit dans la tourmente et Nicolas Marié brille une fois encore dans le décalage.

Le film le plus amer de Dupontel.

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Dans le Nevada, l'entreprise qui a fait vivre pendant des décennies la ville d'Empire n'a pas résisté à la crise de 2008. Fern, récemment veuve, seule dans une ville morte elle aussi, aménage sa camionnette et prend la route vers une vie hors d'un système qui ne veut plus d'elle.

Ils sont rares les films sociaux dans le cinéma d'Hollywood. A la façon d'un Ken Loach américain, Chloé Zhao fait le portrait de ces américains nomades qui habitent dans leur truck, vivant de petits boulots, choisissant leur destination en fonction des travaux saisonniers qu'ils pourront y glaner. Ce road movie fait la part belle aux paysages somptueux des grands espaces américains, à la force de l'entraide et de la communauté et laisse planer le doute sur les réelles raisons de ce nomadisme, choix de vie ou contrainte d'un système économique sans pitié. Sous le regard incrédule ou réprobateur de ceux qui croient encore au rêve américain, Fern choisie, semble t-il, une certaine forme de liberté.

Frances Mc Dormand est, cette fois encore, parfaite dans le rôle de cette femme déterminée. Elle est également la productrice de ce film inspiré du livre Nomadland – Surviving America in the Twenty-First Century de la journaliste Jessica Bruder.

Nomadland vient d'être récompensé de l'Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zhao, du meilleur film et de la meilleure actrice pour Frances Mc Dormand.

 

 

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Novembre 2003, les USA ont mis fin au règne de Saddam Hussein et ont envahie l'Irak. A Bagdad, Mushin Kadr al-Khafadji, policier, est recruté par la coalition.

A travers ce personnage au passé aussi trouble que douloureux, Stephen Butchard, scénariste et Elliot Colla, auteur du roman originel, dessinent un thriller-historico-politique haletant. Les spécialistes du moyen-orient y trouveront peut-être quelques raccourcis grossiers, les autres s'attacheront à ce père de famille qui compose comme il peut avec les régimes politiques auquels lui et son pays sont soumis. Waleed Zuaiter dans le rôle principal est parfait, soutenu par un casting excellent.

6 épisodes à voir par lot de 3 sur Arte les jeudi 8 et 15 avril ou à volonté sur arte.tv. 

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Catherine Deneuve fait son retour là où on ne l'attendait pas : dans une pub pour Le Bon Coin. Le site de petites annonces fête ainsi ses 15 ans et Catherine Deneuve y expose sa passion pour les poules.

Une pub réalisée par Eric Lartigau, sur un script simple avec juste ce qu'il faut de décalage et d'autodérision pour que ce soit élégant et drôle, à l'image de la grande Catherine.

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