cinema

Vladimir annule la semaine de vacances prévue avec Antoinette, sa maîtresse. Il part en randonnée dans les Cévennes avec femme et enfant. Antoinette décide d'aller le retrouver.

Ce sympathique road movie, dans les beaux paysages cevenols, propose un scénario qui se cale sur le rythme de Patrick, l'âne qui accompagne l'héroïne : lent. Les scènes fantasques qui parsèment le film valent surtout pour la prestation de Laure Calamy, confondante de naïveté et de drôlerie.

Voir les commentaires

De nos jours, en Iran, Maryam est condamnée à mort pour le meurtre de Nasser, son mari. Elle participe à une émission de télé-réalité pour demander le pardon de Mona, la fille de Nasser, la seule à pouvoir annuler sa pendaison.

Yalda, la nuit du pardon est inspirée de l'émission de télé-réalité iranienne "Lune de miel". La loi du talion, le prix du sang, le mariage temporaire... sont au centre du film dont l'intérêt premier réside dans l'indignité qu'un tel show télévisé est pu exister (il a été supprimé depuis). 

Malgré ses bonnes intentions, Massoud Bakshi développe un scénario alambiqué dans une mise en scène brouillonne et frôle parfois le mauvais goût qu'il semble pourtant vouloir dénoncer. Le dessin de ses protagonistes est fait à gros traits, le poids des traditions et des inégalités sociales survolés.

Passé l'effet saisissant du contexte télévisuel, le film ne parvient pas à donner à sa dénonciation la dignité attendue. 

Voir les commentaires

En 1992, Gabriel, 10 ans, vit au Burundi avec sa petite soeur Ana, sa mère rwandaise, son père français. Son enfance heureuse et favorisée va basculer dans le drame familiale et l'horreur de la guerre.

Eric Barbier adapte le roman de Gael Faye qui s'est inspiré de sa propre histoire pour raconter la guerre civile au Burundi et le génocide au Rwanda. Sans faire de son film un témoignage historique, le réalisateur parvient à décrire l'effroyable contexte de ce récit intime. Il saisie l'insouciance de l'enfance, ses joies simples, son paradis bientôt perdu et le basculement dans  le chaos et la perte violente de l'innocence. Le film est porté par le talent du jeune Djibril Vancoppenolle parfaitement entouré de Jean-Paul Rouve, Isabelle Kabano et la jeune Dayla De Medina.

La folie des hommes et l'immobilisme de l'Europe  vus à hauteur d'enfants, portent plus encore le visage de crime contre l'humanité.

Sortie en salle : 28 août 2020

Disponible en VOD

Voir les commentaires

En février 1939, des miliers d'Espagnols fuyant la dictature franquiste sont parqués dans des camps par l'Etat français. Un gendarme français va venir en aide à l'un d'entre eux, le dessinateur républicain Josep Bartoli.

Pour témoigner de cette page sombre de l'histoire espagnole et de cette honte française, et pour conter l'histoire vraie du dessinateur de presse anti franquiste, Aurel choisit de favoriser le dessin en arrêt sur image plutôt que réellement animé. Cette réalisation syncopee, tout en soulignant l'hommage à l'art de Bartoli, associée à un soin des couleurs particulier, permet de hisser le film à la hauteur de son beau et grave sujet. 

Voir les commentaires

Claire Girard est une grande pianiste. Fred son mari gère tout. Il est son agent, son garde du corps, son homme d'intérieur, il parle même à la place de sa femme.

La première partie est très drôle et joliment subversive dans son dessin d'un couple où les rôles homme-femme sont inversés.

La deuxième partie dédiée à la grossesse, souvent proche du documentaire, perd fortement en efficacités, moins drôle, moins rythmé.

Pourtant, les parties pris dans la réalisation et le montage qui laisse du temps aux moments de sidération et à la contemplation font d'Enorme une proposition artistique qui, sans séduire totalement, ne laisse pas indifférent.

Jonathan Cohen et Marina Fois sont tous les deux excellents.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog