Damien reconnait Bahzad un enfant Syrien réfugié et scolarisé en France avec sa maman. Ainsi, il lui donne sa nationalité française.
"Damien..." aborde un sujet complexe et sensible, avec humour et émotion, appelant à réfléchir sur l'engagement, l'intégration et sur ce que veut dire être français. Les interprètes, enfants, adultes, connus et moins connus, sont tous très justes.
Dommage que la fin, digne des plus mauvaises comédies romantiques, abandonne si brutalement son sujet reléguant, en 10 minutes, le film au statut de feel good movie sans ambition.
Alain, PDG d'un grand groupe automobile, vit à 100 à l'heure jusqu'au jour où il est victime d'un AVC.
Fabrice Luchini, Leila Bekhti, Micha Lescot sont très bien mais que sont-ils venus faire dans ce nanar ?
La partition est ridicule, à la limite de l'insulte pour les personnes réellement touchées par un AVC. Le film ne séduira que ceux qui ne sont pas regardant sur la vraisemblance et la profondeur d'un récit, les autres seront agacés et s'ennuieront ferme.
Rupert, 11 ans, correspond avec John F. Donovan, acteur de série célèbre.
Xavier Dolan présente un film caricature de son oeuvre. On y retrouve les mères déficientes et névrosées, les fils mal dans leur peau, les scènes d’ hystérie, celle de la réconciliation familiale avec tube ringard en fond sonore, le monologue du héros qui aurait tant aimé être aimé... On retrouve aussi quelques fulgurances dans la réalisation même s’il abuse, ici, de très gros plans symboles, à son dépend, du manque de recul pris par Dolan sur son sujet. Si sujet il y a.
Car il est bien difficile de comprendre de quoi il s’agit ici. La relation entre l’acteur et l’enfant ne repose que sur l’anecdote : le petit est fier de correspondre avec une star dont on ne sait qu’elle intérêt elle-même porte au gamin, l’acteur est homosexuel mais le vit mal car il ne faut surtout pas que ça se sache, l’enfant devenu grand veut absolument donner à cette histoire un sens profond que la journaliste qui l’interroge peine à saisir, comme nous d’ailleurs. Le scénario ressemble à un patchwork mal maîtrisé.
A cela s’ajoute des dialogues poseurs d'une naïveté ou d'une immaturité qui achèvent de basculer les scènes dans le ridicule. Si l’on accepte le côte excessif que contient l’oeuvre de Dolan comme part intégrante de son style, il faut au minimum que cela soit cadré dans une histoire, un propos et des dialogues un minimum tenus.
Photographie de Varda par Agnès - Copyright Ciné Tamaris 2018
Photographe, cinéaste, documenteuse et documentariste, visual artist mais pas plasticienne car elle détestait ce mot, Agnès Varda, artiste complète, auteur d’œuvres remarquables dans tous ces domaines, est partie cette nuit. A 90 printemps, bien qu'une maladie s'en prenait à ses yeux depuis quelques années, Agnès continuait sans cesse de créer : un documentaire avec JR, Visages, Villages, il y a 2 ans, une cabane de cinéma, la serre du Bonheur, l'année dernière, un documentaire Varda par Agnès diffusé sur Arte il y a une semaine et une exposition qui sera inaugurée demain dans les jardins de Chaumont-sur-Loire.
Cette artiste audacieuse, engagée, inventive, rieuse et d'une grande liberté avait un réel intérêt pour les autres. Elle leur consacrait des documentaires patients, précis, poétiques, d'une grande empathie, à la fois gais et émouvants que sa créativité, sa personnalité, sa voix et sa façon si personnelle de raconter, rendait incomparables.
Le 9 juin de l'année dernière, elle était présente à la galerie Obadia, pour le "Termissage", disait-elle, de son exposition. Elle parlait de son projet de future cabane qui cette fois serait un bateau échoué.
En Bretagne, dans une bibliothèque, une jeune éditrice découvre un manuscrit remarquablement écrit par un pizzaiolo. Un critique littéraire met en doute l'identité de l'auteur.
Un film agréable bien interprété par Fabrice Lucchini et Camille Cottin mais qui ne laissera pas de souvenir impérissable.