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A Los Angeles, dans les années 90, Stevie, 13 ans, s'ennuie, entre son frère qui le bat et sa mère absente. Il décide d'intégrer un groupe de skaters.

Jonah Hill conte son passage de l'enfance à l'adolescence. Ses comédiens sont très justes, notamment son héros (Sunny Suljic). On s'attache facilement à ce jeune garçon, à ses amis ainsi qu'à leurs espoirs, leurs joies, leurs désillusions et leurs peines. Chaque personnage est bien dessiné. Les scènes s’enchaînent avec une certaine précipitation qui donne au film son rythme soutenu. 

D'un point de vue purement cinématographique, il n'y a pas tout à fait le compte. Si le film évoque d'emblée "Paranoid Park" de Gus Van Sant, on n'y retrouve pas la qualité de réalisation, ni celle de la gestion du son ou de l'accompagnement sonore qui semblent, ici, un peu approximatives. 

L'ensemble demeure toutefois très sympathique.

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Depuis que Karen, sa femme, est partie, Mario élève seul ses filles. Il s'inscrit à un projet théâtral amateur dans le théâtre où travaille Karen.

Claire Burger trace le portrait d'un père qui doit gérer son chagrin et l'éducation de ses filles. Elle dessine les différentes formes prise par l"amour dans un récit fluide et précis dans la description de ses personnages et de leurs atermoiments.

Bouli Lanners porte le film. Il excelle dans l'incarnation de Mario, homme amoureux de sa femme et de ses filles prêt à tout pardonner. Dans le rôle des filles, Sarah Henochsberg et Justine Lacroix, sont parfaites elles aussi. La justesse de leur interprétation sert parfaitement la délicatesse du film qui évite tout pathos et toute caricature.

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Agnès Varda au Festival de Cannes

Le plus déroutant et passionnant festival de cinéma du monde consacre son affiche à Agnès Varda. Une affiche à l'image de l'artiste : surprenante, cocasse, créative, décalée, colorée, unique.

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Theo vient de naître sous X. Une longue chaîne d'hommes et de femmes va se mettre en action pour l'accueillir puis le confier à sa famille d'adoption.

Entre documentaire ; les dialogues sont très didactiques ; et fiction ; le romanesque a toute sa place ; Jeanne Herry nous propose de découvrir la gestion administrative et humaine de l'adoption en France. La réalisatrice agit par petites touches pour construire son histoire, dessinant en peu de traits des portraits précis des différents intervenants. Les comédiens, Gilles Lellouch, Grégory Gadebois, Clotilde Mollet, Sandrine Kiberlain, Élodie Bouchez, Miou Miou, Jean-François Stevenin, Olivia Côte..., sont parfaits.

En ne s'attardant pas sur les moments d'émotion, en présentant de nombreuses scènes courtes mais très signifiantes, en s''attachant aux détails du quotidien, le film propose le récit sensible et tendre, sans trop de mièvrerie, du parcours de ce bébé pas tout à fait abandonné.

Sortie en salle : 5 décembre 2018

Sortie en DVD : 10 avril 2019

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En 1919, le cirque Medici se réjouit de la naissance d'un éléphanteau mais ses oreilles gigantesques le rendent imprésentable au public.

Cette variation du vilain petit canard d'Andersen a été écrite en 1939 par Helen Aberson et adapté en dessin animé avec succès par Walt Disney, 2 ans plus tard.

Tim Burton s'empare à son tour de cette ode à la différence, pamphlet contre l'exploitation des animaux et en profite pour condamner les parcs d'attraction à la Disney (producteur du film... ) destructeurs des petits cirques et des troupes de divertissement à taille humaine.

Pour ce faire, il mixe personnages réels et animaux numériques. Rien de très attrayant sur le papier mais Tim Burton réalise ici un petit miracle. Tout fonctionne parfaitement pour peu que le spectateur fasse place à son petit coeur d'enfant. Les comédiens sont parfaits chacun dans leur rôle, Colin Farrel très agréable à regarder dans un rôle un peu fade, Eva Green toujours irrésistible et trouble, Danny de Vito excellent en patron de cirque, Michael Keaton parfaitement détestable en méchant businessman et deux enfants totalement charmants. Mais, l'image qui reste est celle des grands yeux bleus de cet éléphanteau conçu numériquement et qui dégage une humanité troublante. Craquant.

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