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La vie d’Elton John de sa découverte du piano enfant jusqu'à l'année 1983.

Fletcher choisit de conter cette histoire de gloire, sexe, drogue et rock'n roll sous une forme hybride entre biopic classique et comédie musicale. Ce format donne une belle énergie au film tant dans les périodes d'euphorie que dans les moments de désespoir.

Le réalisateur parsème son récit des hits d’Elton John dont les textes illustrent parfaitement chaque moment. Tubes interprétés par Taron Egerton lui-même (performance vocale bluffante) ou par les protagonistes qui l’entourent.

La mise en scène stylisée et le montage sont très rythmés, avec des flashbacks astucieusement amenés et de belles ellipses. Fletcher joue avec les contrastes des couleurs fades de l’enfance à celles flashies et exubérantes de la vie de rock star. Les reproductions des costumes d’Elton John sont spectaculaires. Si on peut reprocher un traitement un peu trop appuyé des rapports conflictuels avec les parents, la psychologie du chanteur et celles de son entourage sont clairement dessinées.

Taron Egerton est tout simplement époustouflant. Il est Elton John. A aucun instant, le souvenir du vrai Elton ne vient perturber notre plongée dans le film.

Rocketman sort ainsi des biopics plan-plan, sans âme, ni parti-pris artistique. Après le très décevant et fade Bohemian Rhapsody, il nous réconcilie avec ce genre cinématographique

Date de sortie en salle le 29 mai.

 

 

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Roman et Camille forment un couple uni parents de deux petites filles. Quand la cadette est hospitalisée, suite à des convulsions, ses examens montrent des traces de cocaïne.

Un film sur le pouvoir de la culpabilité, la force de l'amour et le poids du soupçon porté par un récit sensible, une mise en scène efficace et discrète, et l'interprétation tout en délicatesse de Céline Sallette et Pio Marmaï.

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Alex vient passer quelques jours chez sa grand-mère, Muriel, avant de s'installer au Canada. Muriel est intriguée par le comportement d'Alex qui s'est converti à l'Islam.

Téchiné offre à Catherine Deneuve un très beau rôle de femme épanouie et aimante confrontée à l'incompréhensible.

Le récit prend place dans la campagne, prés des cerisiers, dans un centre équestre où de jeunes enfants apprennent à faire du poney. Tout respire la vie  et la joie de vivre. Téchiné prend soin, petit à petit, de confronter ce lieu d’échange et de joie à l'austérité et la violence des rapports qu'Alex entretient avec ses comparses djihadistes.

Son scénario repose essentiellement là-dessus, ne cherchant jamais à expliquer, affirmant même, par la voix d'un djihadiste repenti, qu'il n'y a rien à faire.

Sans atteindre la puissance de Mon cher enfant de Mohamef Ben Attia, le film se regarde sans désintérêt grâce surtout au beau rôle offert à Catherine Deneuve et à la prestation de Kacey Mottet Klein.

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Manuel López-Vidal est un homme politique influent au niveau régional. Quand l'un de ces collègues est accusé de malversation, il est très vite éclaboussé et désigné comme bouc émissaire pour sauver l'image du parti tout entier.

El Reino s'inspire de l'affaire Gürtel, scandale de détournements de fonds publics et de corruption destinés à enrichir les cadres du Parti Populaire, révélée en 2009.

Le réalisateur avoue avoir délibérément omis certains faits trop énormes pour être crédibles. Mais, ici ce ne sont pas tant les faits qui sont au centre du récit mais ceux qui en sont les commanditaires. Ainsi, El Reino dessine le portrait de ces hommes politiques corrompus, sans morale, totalement déconnectés de la réalité et surpris que leurs collègues aussi pourris qu'eux puissent ainsi les trahir. Le film est porté par son impressionnant comédien principale Antonio de la Torre.

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Foster et Taupin se rencontrent dans la rue. Ils doivent suivre le scénario qui leur a été imposé.

Aux premières minutes, le film captive. Blier nous plonge dans l'absurde et le désenchantement, nous intrigue et amuse. Christian Clavier surprend en se glissant parfaitement dans l'univers de Blier. Depardieu fait du Depardieu.

Mais le récit s'enlise. De plus, Blier applique scrupuleusement les mêmes recettes que dans ses précédents films nous donnant l'impression étrange d'avoir déjà vu ces scènes. Le plaisir de retrouver l'univers décalé de ses films les plus récents est gâché par l'absence de renouvellement.

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