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François, menuisier, est marié avec Thérèse et père de deux enfants. Il est heureux. Un jour, il tombe amoureux d'Emilie. Il les aime autant toutes les deux pour des raisons différentes.

Les scènes de bonheur simple, quotidien, en couple, auprès des enfants, au bal, se succèdent célébrant la nature, le soleil et les couleurs, accompagnées par la répétitive musique de Mozart. François est fait pour le bonheur quoi qu'il advienne même si celui-ci se teinte, avec les épreuves, des couleurs de l'automne. 

Agnès Varda signe un film lumineux d'un bout à l'autre, basculement inclus. Sa réalisation où les plans fixes, proches de la photographie dominent confère au film une forte et belle identité graphique.

Ours d'argent à Berlin en 1965.

Date de sortie : 1965

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Dans le quartier de pêcheurs de coquillages de la Pointe Courte, les habitants vivent de peu, soucieux de la qualité de l'eau de l'étang et harcelés par les contrôleurs sanitaires. Philippe, un gars du quartier, parti vivre à Paris, est de retour, heureux dans les lieux de son enfance. Sa femme le rejoint, l'humeur sombre.

C'est d'abord, la beauté des images qui interpelle, une réalisation très graphique, avec des entrées de champs inattendues par les comédiens. Puis, le ton quasi documentaire sur les sétois de la pointe courte, comédiens amateurs et à contrario les échanges au ton affecté entre Philippe Noiret et Sylvia Monfort. Cela pourrait agacer, cela fascine. 

"C'est l'eau du canal qui est au plafond ? Oui, parce que la lune est dans le canal."

Date de sortie : 1955

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De nos jours, du côté du rocher de Roquebrune, Paul Sanchez erre. Tandis que la gendarmerie néglige les rumeurs de son retour.

Patricia Mazuy propose un film au tons multiples qui lui donnent un drôle d'air. Entre mauvais téléfilm, comédie grossière, western et thriller psychologique, on ne sait trop sur quel pied danser.

Du côté du dessin des personnages la démarche est la même. La réalisatrice semble vouloir donner raison à l'expression " Con comme un gendarme", ces derniers ne brillant pas par leur finesse tandis que le fugitif semble toujours plein de ressources.

Comme pour appuyer ce point de vue, les comédiens interprétant les dits gendarmes sonnent faux alors que Laurent Lafitte campe toute la complexité de son personnage avec le talent qu'on lui connait.

La musique de John Cale accentuant cette dissonance, on suppose que tout cela est volontaire mais malheureusement pas du tout maîtrisé.

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Edouard Louis a donné son accord pour que son livre En finir avec Eddy Belle Gueule soit adapté par Anne Fontaine au cinéma. Puis, au visionnage du film, il a demandé que ni son nom ni son ouvrage ne figurent au générique.

En dehors du fait que Marvin est très éloigné du livre, il est fort à parier que c'est surtout la piètre qualité de l'ensemble du film qui a rebuté l'auteur.

Les dessins des différents milieux sociaux sont caricaturaux. Les acteurs, et c'est une exploit quand on affiche des comédiens de la qualité de Grégory Gadebois, Catherine Salée, Charles Berling, Isabelle Huppert, India Hair, Catherine Mouchet ou Finnegan Oldfield, sonnent faux. Les scènes redondantes finissent par être insignifiantes, le récit presque naïf alors qu'il devrait être dur. Et cerise sur le gâteau, la construction de l'histoire en flash back incessant lasse très vite.

On se raccroche à l'interprétation lumineuse du jeune Jules Porier, seul intérêt du film.

Sortie en salle : le 22 novembre 2017

Sortie en DVD : le 27 mars 2018

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Une jeune femme, clocharde, est trouvée morte de froid dans un ravin. Avec le témoignage des gens qui l'ont croisée, sont retracées ses dernières semaines d'errance.

Agnès Varda propose un documenteur. En créant de toute pièce le personnage de Mona qui vit sur les routes du Gard, en incluant dans des scènes façon documentaire, les témoignages de ceux qui croisent sa route, la réalisatrice mixe ses deux genres de prédilection fiction et documentaire. Cela confère au film une vérité forte. Sandrine Bonnaire impressionne dans le rôle de Mona, sauvage, mal aimable, incontrôlable.

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